Amanda © Pyramide Distribution

Elvis has left the building / Amanda

MIKHAËL HERS prend le risque de nommer sobrement son dernier film « Amanda » en général lorsqu’on choisit d’intituler une oeuvre simplement par un prénom, on fait le pari sur l’avenir que cette oeuvre deviendra une référence, une icône pour un moment, un lieu, une sensation, une émotion. Chose réussie car ce film permet au cinéma français d’avoir un nouveau frisson. Depuis « Je vais bien ne t’en fais pas » il n’avait pas flirté autant avec le genre du drame en employant intelligemment des acteurs venus de la comédie. Cette fois ce n’est pas Kad Merad qui prend l’air sérieux mais Vincent Lacoste qu’on a pu voir récemment dans Première année, un autre film sérieux. En espérant que ce jeune acteur montant touche à tout va bientôt être décoré d’un prix, après l’étudiant triplant obstiné, il nous fait découvrir une autre facette de son jeu d’acteur dans Amanda où il joue David un jeune garçon de 25 ans, frère Sandrine (Ophelia Kolb) et oncle de Amanda (Isaure Multrier) qui va peu à peu devoir prendre le rôle difficile de figure paternelle, quand sa soeur décède dans un attentat. Très inspiré des faits réels de l’attentat du Bataclan, ce film nous fait découvrir la chose la plus horrible: le deuil, la perte d’un être cher et la difficulté de grandir quand nous ne sommes pas encore prêts à le faire.

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My Lady (The Children Act) / un film poignant

My Lady est une adaptation du roman L’Intérêt de l’enfant (The Children Act) de Ian McEwan (2014) Fiona Maye (Thompson) est une éminente juge de la Haute Cour à Londres qui préside avec sagesse et compassion des affaires de droit de la famille complexes sur le plan éthique. Mais elle a payé un lourd tribut personnel pour sa charge de travail et son mariage avec le professeur américain Jack (Tucci) est à un point critique. En ce moment de crise personnelle, Fiona est invitée à se prononcer sur le cas d’Adam (Whitehead), un garçon brillant qui refuse la transfusion sanguine qui lui sauvera la vie. Adam a trois mois à partir de son 18ème anniversaire et est toujours légalement un enfant. Fiona devrait-il le forcer à vivre? Fiona rend visite à Adam à l’hôpital et leur rencontre a un impact émotionnel profond sur eux deux, suscitant de fortes émotions chez le garçon et des sentiments longtemps enfouis en elle. Continuer de lire « My Lady (The Children Act) / un film poignant »

Starbuck – El MASTURBATOR

Pas facile de faire les choses bien, quand notre vie se résume à fuir des dettes et à se masturber. Telle est la première vision qu’on peut avoir de David Wozniak, un éternel adolescent qui a du mal à assumer ses responsabilités d’adulte. Peu à peu son passé le rattrape et ses responsabilités également. Un jour, il reçoit la visite du représentant juridique d’une clinique … Continuer de lire Starbuck – El MASTURBATOR

Cosmopolis c’est un huis clos de sexe, de crime et argent

On a une voiture, un homme qui ne sort pas sauf pour manger au restaurant chinois et au grille japonais. Il sort parfois à l’Hotel pour baiser des filles de la rue, même si dès le début il le fait dans sa voiture avec une femme d’age mur. Cosmopolis c’est le crime, la déchéance d’un homme tout puissant qui cherche sans cesse le frison. Pour … Continuer de lire Cosmopolis c’est un huis clos de sexe, de crime et argent

Extrêmement fort et incroyablement près

Si vous avez 45 min à perdre dans Paris et une heure à remplir, allez voir Extrêmement fort et incroyablement près Adaptation du roman  de Jonathan Safran Foer. Si tout le monde en parle, on n’en parlera pas. Je ne comprends pas l’intérêt d’écrire un livre pompeux, pompeux avec un nationalisme incroyable. Prendre un fait d’actualité, le rajouté à une histoire dramatique… Je trouve cela … Continuer de lire Extrêmement fort et incroyablement près

Tu seras mon fils

Coup de coeur de la rentrée: Paul de Marseul, propriétaire d’un vignoble bordelais renommé, apprend la disparation prochaine de son régisseur et ami François frappé d’une maladie grave. Le fils de Paul, Martin, employé de son père à des travaux administratifs, estime être par son statut, le remplaçant naturel de François. Mais Paul qui est d’une sévérité méprisante avec Martin, ne voit pas en lui … Continuer de lire Tu seras mon fils

Sucker Punch

Ce film n’a rien de japonais si ce n’est que l’uniforme de la nana …

Dans les années 50, une jeune fille dont la mère viens de mourir tue accidentellement sa petite soeur en se défendant contre son beau-père tyrannique qui tente d’abuser d’elles. Arrêtée par la police, elle est enfermée dans un asile psychiatrique et son beau père s’arrange financièrement avec l’infirmier responsable de l’asile, Blue Jones, pour que la jeune fille soit lobotomisée au plus vite pour éviter que les policiers puissent avoir son témoignage (ce qui le compromettrait définitivement et l’empêcherait de toucher l’héritage). Entendant tout du complot, elle se fixe un objectif : s’évader de l’asile.

Afin de supporter le quotidien des cinq jours qu’elle aura à passer dans l’établissement avant son opération par High Roller, la jeune femme s’enferme dans un monde onirique où l’asile devient un cabaret dans lequel les internées sont des danseuses, Blue étant le propriétaire des lieux et Mme Gorski, sa thérapeute, est la chorégraphe. Avec quatre autres danseuses, Sweet Pea et sa sœur Rocket, Blondie et Amber, elle devient Babydoll, une nouvelle recrue qui danse en rêvant d’être une héroïne combattant des légions d’ennemis avec son pistolet et son sabre aux côtés de ses amies. Pour s’évader, son « maître » lui donne une liste de cinq objets à récupérer : une carte (le plan du bâtiment), le feu (un briquet), un couteau (celui du cuisinier), une clé (gardée par Blue) et un cinquième élément que Babydoll doit découvrir par elle-même mais qui lui assurera une « victoire parfaite ».

Pour récupérer les objets, le plan est de les subtiliser pendant que Babydoll fait diversion en dansant. Ainsi, Sweet Pea s’infiltre dans le bureau de Blue pour copier le plan, puis Amber dérobe le briquet du maire (l’un des geôliers de l’asile dans le monde réel) . Blue comprend rapidement ce que trament les complices et les mets en gardes des représailles. Malgré les supplications de Sweet Pea d’avorter le plan, sa sœur et ses comparses refusent d’abandonner. Blondie cependant, se questionne et se confie finalement à Mme Gorski, et à Blue. Pendant ce temps, les quatre autres essaient d’agir pour prendre le couteau du cuisinier, mais les choses tournent mal et le chef poignarde Rocket, qui s’est interposé entre sa soeur et le danger. Blue arrive sur ces entre-faits et fait enfermer Sweet Pea, ravagée de douleur, dans un placard pendant que les autres doivent aller se préparer pour le spectacle. Continuer de lire « Sucker Punch »

Last night

Last night ou le coup d’un soir

Le film est assez accrocheur par sa bande annonce, pourtant les extraits montrés sont mis bout à bout de telle sorte qu’on aille le voir sans se poser de question. La réalisatrice nous impose selon elle une vision objective de ce couple en mal être, où la confiance aveugle et la confiance désabusée vont finir par apporter un rebond sordide. C’est ce qui s’est passé la nuit dernière… Continuer de lire « Last night »

Qui a envie d’être aimé

Dans la section comédie française, elle se porte bien. Le film en lui-même ne va pas chercher à en mettre pleins les yeux des spectateurs si ce n’est que la vision du bonheur :

On peut avoir tout réussi, être un homme accompli, avoir une belle voiture, gagner bien sa vie, avoir une belle femme et de beaux enfants. Des gens qui nous aiment… Mais comment serions-nous si notre perception de l’amour n’est pas celle qu’on attendait, si notre vie se cloitrait à croire en des fantasques, des idées préconçues pour oublier notre enfance, oublier un père qui ne nous a jamais félicité, qui ne nous a jamais apporter autre chose que le mépris ou une main lourde… Continuer de lire « Qui a envie d’être aimé »

Somewhere

Avec ce film Sofia Coppola semble balayer sa réputation de réalisatrice à succès. Le film est d’une lenteur inédite, un peu comme le Lastdays de Gus Van Sant. Pourtant il semble y avoir beaucoup plus d’action et d’intérêt dans ce dernier. Nous sommes ici planté dans la vie monotone d’une star montante du cinéma hollywoodien, pourtant la vie n’est pas toute rose, une crise identitaire semble venir ronger la vie du protagoniste. Continuer de lire « Somewhere »

Rien à déclarer

A l’instar des stitch, Dany Boon nous offre une nouvelle comédie, attention nous n’avons pas dit film comique, mais comédie.

Un film pauvre

Contrairement à toutes les attentes reçues, ce film est un film à voir, mais à ne pas revoir ; les scènes cultes sont formatées, on sent bien l’idée du réalisateur en écrivant les dialogues à tenter d’instaurer une forme de film multi-gags avec des scènes plus ou moins isolées qui apporteront une certaine crédibilité à la narration.

L’enjeu principal du film semble pourtant assez bien exploiter : Continuer de lire « Rien à déclarer »

Au delà

En quelques ligne, ce film est long et pleins d’émotion, c’est idiot avec un tel casting on s’attendait à plus d’action et plus d’émotions vives. Le film est beau mais fade, il semble manquer de quelque chose.

Les trois histoires de ces trois personnages s’entrecroisent mais de façon très brève. L’intrigue met du temps à s’installer ; le spectateur attend avec impatience la rencontre entre le médium et de la chroniqueuse ratée, mais cela ne se fera qu’à la fin de ce film. Continuer de lire « Au delà »

Le discours d’un roi

Le discours d’un roi

Un film émouvant et vrai sur une facette de l’histoire, que peu de gens soulignent ou évoquent.

Ce film historique, nous plonge dans la vie d’un homme que rien ne disposait à accéder au trône. George VI, père d’Elisabeth II. D’apparence fragile, incapable de s’exprimer en public, considéré par certains comme inapte à la fonction de Duc, George VI tentera de surmonter son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme Elisabeth I (Helena Bonham Carter) et d’affronter ses peurs avec l’aide d’un thérapeute du langage (Geoffrey Rush) aux méthodes peu conventionnelles. Il devra vaincre son bégaiement pour assumer pleinement son rôle, et faire de son empire le premier rempart contre l’Allemagne nazie. Continuer de lire « Le discours d’un roi »

La blonde au cinéma avec Poupoupidou

Un film touchant : Je ne suis pas du genre à aller voir ces films, mais pourtant j’ai été tenté. Disons que depuis peu j’ai une envie de film, une envie de voir ce qu’il se fait de beau.

Donc j’ai osé. J’ai pu découvrir une nouvelle image de l’acteur Jean-Paul Rouve (Vu dans Podium). Dans ce film le personnage lui colle à la peau, on ressent parfaitement chaque vibration qui émanent de l’auteur transit, qui cherche la vérité. Peut-être pour se trouver lui-même ?

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