Le clip réalisé par Julia Giraudo a le mérite de traduire l’ambiance électrique du groupe. Les images sont brutales et montre le corps, l’identité, la frontière des genres et des non-genres.
Ce huis-clos est un lieu de folie, un lieu de libération où l’Être s’exprime. Ce lieu privé permet l’expression des passions et pulsions.
Le concept de Safe place est un espace positif ou une zone neutre permettant aux personnes habituellement marginalisées, à cause d’une ou plusieurs appartenances à certains groupes sociaux, de se réunir afin de communiquer autour de leurs expériences de marginalisation.
Visuellement le clip nous a beaucoup fait penser à Last Days et Requiem for a dream. Le film de Gus Van Sant avait cette manière de montrer ce rocker perdu psychologiquement parlant dans une maison isolée dans les bois.
Le réalisateur a créé une boucle d’enfermement où l’Être et la Réalité s’effritent en se rencontrant. Cette bulle protectrice ne permet pas de trouver réellement le repos, car nous nous retrouvons face à nous-même. Dans ces dernières journées, il cherche un peu de repos, il attend quelque chose.
Le réalisateur va étirer à l’extrême le côté contemplatif de la chose, mais ce n’est pas forcément en cela que nous pouvons faire une analogie avec Bendo Pesto. Nous avons cependant la séquence That Day qui ressemble énormément à cet aspect de déconstruction et reconstruction de l’Être.
A lire chez mes potos LAST DAYS • Gus Van Sant •
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