Hotel Artemis – Quand on est dans le genre sans le récit


Situé à Los Angeles, dans un futur apocalyptique ce  thriller d’action mettant en vedette Jodie Foster, l’infirmière, qui gère un hôpital secret réservé aux membres, HOTEL ARTEMIS. Jodie Foster est rejointe par une distribution composée de Sterling K. Brown, de Sofia Boutella, de Jeff Goldblum, de Brian Tyree Henry, de Jenny Slate, de Zachary Quinto, de Charlie Day et de Dave Bautista.

Annoncé comme un thriller, il n’en est rien, juste un film d’action mal joué, avec des répliques qui ne touchent pas les oreilles et l’esprit. Nous avons une belle photographie et des acteurs qui tentent d’apporter un peu de saveur au film, mais rien n’en ressort.

Le post apocalyptique tue l’intrigue, un huis clos diabolique à la Jean Paul Sartre mélangé à Panic Room aurait pu faire de ce film une oeuvre de genre intéressante mais non, nous avons le cul entre deux chaises, une esthétique de film d’horreur et une ambiance de film d’action des années 90.

Drew Pearce, co-auteur de films de super-héros Marvel comme Iron Man 3, livre un film qui a inexplicablement a attiré Jodie Foster qui nous revient après cinq ans d’absence (elle a joué le méchant dans Elysium en 2013). C’est un pastiche illogique et absurde, qui se déroule à Los Angeles en 2028, à propos d’un hôpital exclusif nommé Hotel Artemis. Il est dirigé par un médecin taciturne (Foster), connu seulement comme l’infirmière, pour et au nom de ces criminels malhonnêtes et riches. Ce lieu caché propose des soins médicaux de pointe.

A l’extérieur de ce lieu secret, il y a des émeutes qui font rage, si on comprend bien les propos tout cela serait la conséquence d’une tentative de privatisation de l’eau. Dans ces conflits armés  un gangster tout-puissant est blessé, appele le Wolf King (Jeff Goldblum, pilote automatique complètement engagé) alors que l’Hôtel Artemis se remplit lentement.

Le tout est douloureusement dérivé (très John Wick), peuplé de chiffres à deux dimensions (Foster, en particulier, se heurte à un trait de caractère cliché – elle est, oh oui, elle regrette son enfant décédé!).

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Hotel Artemis: des acteurs distingués font de leur mieux pour sauver un film peu abouti. ATTENTION SPOILERS

Quelques acteurs arrivent nous attendrir ou à marquer les regards, mais le reste est insipide et sans saveur., merci à Dave Bautista (en tant que préposé) et à Sofia Boutella (un assassin), qui apportent de la verve et du charisme si nécessaires à des procédures par ailleurs fastidieuses.

Pour ceux d’entre nous qui ont grandi avec Jodie Foster, le moment le plus effrayant de ce thriller futuriste à moitié cuit vient au début quand, réveillée par le chaos et le bruit, elle se lève avec lassitude, essuie ses rides. En regardant de plus près il est clair que des plis ont été ajoutés pour la faire paraître un peu plus âgée qu’elle ne l’est en réalité.

Après cette fausse alerte terrifiante, le reste du film semble être un peu somnolent. Cela peut sembler comme ça de toute façon. Dans un délai étrangement court de 94 minutes—Qui sont plus que suffisantes–, l’Hôtel Artemis se sent comme une grande rage  qui a été réduite à néant par un studio déçu. Cela ressemble à une retombée d’une franchise plus grande et imaginaire. On se croirait dans l’adaptation d’une bande dessinée culte que vous ne lirez jamais.

Peu importe ce que vous ressentez. Qu’est-ce que c’est exactement? Habituellement appelé « l’infirmière », Foster joue le rôle de la propriétaire d’une clinique chic qui, à une époque de chaos dystopique, offre des soins médicaux à des gangsters bien nantis. Nous commençons par un hold-up qui tourne mal. Les malfrats se dirigent vers l’établissement titulaire Art Deco et offrent leurs membres piratés à notre héroïne endommagée. D’autres se présentent. Sofia Boutella, de plus en plus incontournable, est une tueuse à gage. Le Charlie Day, fort et bruyant, est un sleazeball. Tous ont été ébranlés lorsque Jeff Goldblum, le patron criminel d’une ville en proie à une émeute au sujet de l’accès à l’eau, arrive lui aussi avec une blessure mortelle.

Il n’est guère besoin de dire que les éminents acteurs énumérés ci-dessus font de leur mieux (Jodie, peut-être, travaille un peu trop fort avec son Brooklynese). Mais le projet est abandonné par trop de fioritures de jeunes et par le caractère follement encombré du récit. Chaque personnage est nommé – étouffer vos gémissements – pour la situation géographique qui est écrite sur la porte de leur chambre. Donc, Day est Acapulco et Goldblum est Niagara. Jouant le fantasme d’un garçon de 13 ans au pouvoir.

Malheureusement, le rythme du récit est tellement rapide qu’il a à peine le temps d’introduire chaque personnage

 

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