En pleine crise de l’élevage, McDonald’s lance un hamburger 100% viande charolaise


McDonald’s France lance, à partir de mercredi dans ses 1.196 restaurants, un hamburger fait uniquement de viande de la région Bourgogne, la charolaise d’origine française, suscitant de prudents espoirs chez les éleveurs bovins plongés dans la crise.

Avec «Le Charolais», le géant américain de la restauration rapide lance, pour la première fois en France, un sandwich qui met en avant l’origine de la viande et la race des bovins. La célèbre race charolaise de bovins blancs, née au début du XVIIème siècle en Bourgogne, est désormais dispersée en France mais aussi dans quelque 70 pays, du Brésil à l’Irlande.

Sur les 50.377 tonnes de viande de boeuf achetées par McDonald’s France chaque année, 52% est d’origine française, le reste provient de l’Union européenne.

La viande de charolaise entre déjà dans la composition de ses steaks hachés, mais elle est mélangée à des viandes d’autres races. Pour ce nouveau sandwich, destiné à figurer définitivement sur les menus, il s’agira d’un steak haché de charolais d’origine française uniquement.

L’entreprise indique un surcoût «de 15 à 20%», par rapport à un steak classique, qui sera répercuté sur le prix de vente.

«Environ 30% des 1.500 tonnes de viande par an, prévues sur ce sandwich, seront originaires d’élevages en Bourgogne», a précisé Carole Augé, responsable des achats de boeuf chez McDonald’s France, lors de la présentation du hamburger dans un restaurant situé dans le berceau des charolaises.

«Nous souhaitons contractualiser avec la filière bovine: on s’engage sur les prix, eux s’engagent sur les volumes. Ca nous permet de garantir nos approvisionnements et pour eux, c’est une sécurité pour l’avenir», a ajouté Pascal Rames, franchisé qui détient quatre restaurants en Saône-et-Loire.

David Bichet, président des Jeunes Agriculteurs de Saône-et-Loire, estime qu' »à l’heure actuelle, il n’y aura pas de répercussion pour les éleveurs».

«On ne peut pas être contre la démarche, mais on espère que ça va amorcer une dynamique vertueuse sur les prix. Sinon, ce sera la confiscation du terme charolais par une marque qui ne donnera pas la part qui revient aux éleveurs», a-t-il ajouté.

 

Source- Le Bien Public

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