107 mothers


Une bombe d’émotions, à la fois touchante et bouleversante. Le réalisateur nous plonge dans le quotidien de mères en construction dans le monde carcéral.

107 mothers est le titre du dernier film de Peter Kerekes, 107 mothers car pour la préproduction de son nouveau film, il avait interviewé 107 mères.

De la déconstruction de l’être vers la reconstruction de la femme en mère.

Le film parle de la déconstruction de l’Être, de l’individu et de sa singularité. Chacune des détenues subies la censure et vit dans un uniforme. Durant les heures de travail, on leur demande de masquer toute particularité comme leurs cheveux. Elles finissent par devenir uniquement des numéros d’écrou et des femmes que l’on va polir pour devenir des citoyennes modèles. Toutefois, quelque chose change quand elles deviennent mères. Elles veulent quelque chose d’autres et espèrent !

Ce qui bouleverse le plus, c’est de voir des femmes qui ont été déconstruites. La prison casse l’Être et pourtant, par ces grossesses, elles vont devoir devenir quelqu’un d’autre, quelqu’un d’important dans la vie d’un enfant durant les trois premières années.

La famille, un combat pour sauver ces enfants

Dans la désocialisation, elles ont coupé le contact avec la famille et cette famille devient la seule option pour éviter que leur enfant à l’âge de 3 ans soit placé en orphelinat. Commence une course poursuite contre-la-montre pour ces mères qui cherchent au sein de leur connaissance quelqu’un voulant bien accueillir leur rédemption. Oui, car avoir un enfant est en quelque sorte une reconstruction, mais aussi une motivation de créer quelque chose d’important et de bon pour lui.

Dans ce film, on ne voit pas vraiment de pères, ils sont comme des fantômes, des énigmes. Durant leur parcours de soins, on découvre que certaines ont assassiné le père/mari ou simplement ne les connaissent pas. Finalement, ils ne sont pas si importants, seul le lien mère-enfant et le combat contre l’avenir compte.

Les témoins silencieux : les gardiennes.

Les gardiennes sont comme des témoins silencieux, elles vont et viennent. On ne peut pas être insensible à Iryna Kiryazeva, qui pose un regard bienveillant sur l’enfant de Lyesa. Elle va chercher à réparer quelque chose et changer un peu l’histoire de cette enfant, mais également la sienne.

Le film se base sur des parcours de vie véritables et flirte entre fiction et documentaire. Le réalisateur avoue avoir écrit 3 histoires différentes, en monter 2 et réunir ces deux films de 40 minutes pour n’en fait qu’un. Cette construction qui a parfois des moments où l’on se sent un peu perdu ressemble un peu à la vie où l’on est acteur et spectateur en même temps. La vie n’est donc qu’une succession de choix et d’épreuves.

© Punkchart films

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