Sale temps à l’hôtel El Royale (spoiler)


Ce film de Drew Goddard s’inscrit dans la ligné des films comme Pulp fiction où il y a une fragmentation de l’action en plusieurs chapitres qui vont se centrer sur le point de vu d’un personnage. Le côté décalé et le casting de star apportent un plus au divertissement, le spectateur lambda vient voir ce film non pas pour le scénario qui est rarement complexe a première vue, mais pour l’action et le casting. Pourtant, en analysant le script, nous pouvons très aisément décodifier le film selon plusieurs axes.

La rédemption et fuite : il est presque partout dans ce film, si on parle de rédemption il y a également l’envie d’un nouveau départ, que ce soit la chanteuse ratée qui veut changer de vie, que ce soit l’ancien prisonnier qui oubli peu à peu qui il est ou encore la soeur qui veut sauver sa petite soeur.
Les côtés obscures de l’Homme:  Il y a une domination malsaine partout dans ce film, un gourou qui lave le cerveau des ados, un ex-détenu qui se fait passer pour un prêtre, même si la raison première est « passer inaperçue, sans avoir des questions de personne ». La jeune chanteuse est également avec un passé obscure qui se dessine sous des fragments de souvenirs, abimée par le comportement de directeurs artistiques manipulateurs.
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Le gourou prend une attitude christique à la limite de l’antéchrist

Un lieu et des personnages:

Des sursauts à prévoir et âmes sensibles s’abstenir. Un peu comme pour Shinning, on est dans un huis clos qui se passe sur un hôtel, où le sang va couler. Tout comme pour Bates Motel, beaucoup de choses se passent et rien n’en sort. On se demande jusqu’au bout qui peut être les dirigeants qui commanditent ces surveillances illégales? Qu’importe son nom ou sa fonction, ce n’est qu’un détail. 
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Une nouvelle cave de torture où des gens se font trainer, la vie dans cet hôtel est difficile, le personnel se fait rare, il n’y a presque plus personne à part un jeune homme revenu de guerre, perturbé qui attend la rédemption, mais ce lieu n’est qu’un endroit de perdition. 
 
Esthétiquement ce film est bon, le rythme également, la noirceur du propos est plus léger qu’on ne le pense, surement parce qu’on manque cruellement d’un développement en profondeur des personnages, mais cela est souvent le cas dans ce genre de film, nous effleurons principalement la surface et l’action reste le moteur premier.film-mythique-recompense-role-personnage

Une suite à son précédant film?

En 2012, le scénariste-réalisateur Drew Goddard a emmené un groupe d’adolescents dans un « Cabin in the Woods » pour une subversion cauchemardesque du genre horreur. Ici, il emmène un groupe d’étrangers – le prêtre confus de Jeff Bridges, le vendeur habile de Jon Hamm, le hippie hautain de Dakota Johnson et la chanteuse souffrante de Cynthia Erivo, pour commencer – dans un motel étrange situé sur deux états. Thème déjà abordé dans le cinéma et le genre, les hôtels sont des lieux de passages où il se passe toujours quelque chose.. Bien sûr, le thème étant ce qu’il est: secrets mis à nu et corps mis au jour au cours d’une longue et pluvieuse nuit, il reste encore beaucoup de «rien n’est comme il semble». La scène d’ouverture résume son approche: la caméra tient un homme hagard qui arrive dans sa chambre de motel, déplaçant les meubles, enroulant la moquette, soulevant le plancher, dissimulant une sacoche, restaurer le tout, puis s’asseoir pour attendre la prochaine étape, tous prêts à s’éclater joyeusement pour s’évader sur une île paradisiaque. Le reste du film est plus joli à regarder – Goddard est clairement un homme qui considère son décor comme un personnage et il a un gagnant dans son escapade bifurquée, la moitié en Californie, la moitié au Nevada – des cadres, des personnages mystérieux, des constructions lentes, des surprises violentes et un défilé dynamique de chansons presque presque du nez du milieu à la fin des années 1960. 2018.

Résumé: Sept étrangers, chacun avec un secret à planquer, se retrouvent au El Royale sur les rives du lac Tahoe ; un hôtel miteux au lourd passé. Au cours d’une nuit fatidique, ils auront tous une dernière chance de se racheter… avant de prendre un aller simple pour l’enfer.
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