Batman Escape lance Peur au Commissariat : La Nuit de l’Épouvantail à Paris, une édition spéciale Halloween du 19 octobre au 1er novembre 2026.

Notre avis en quelques mots | 5/5
On a eu peur ! Oui, peur ! Mais ça fait plaisir de passer un bon moment entre amis !
Les places disponibles sont très limitées et elles partent vite !
Réservations en ligne conseillées.
Batman Escape continue d’explorer l’univers du Chevalier Noir à travers des expériences immersives où les visiteurs deviennent les protagonistes de leur propre aventure. Installé à Boom Boom Villette, dans le 19e arrondissement de Paris, cet espace de 3 000 m² consacré à Gotham City est une création de Dama Dreams, studio français fondé en 2018 et spécialisé dans le divertissement interactif.
L’idée est de faire vivre les codes de DC Comics autrement, en donnant au public la possibilité d’entrer physiquement dans un univers qu’il connaît principalement à travers les bandes dessinées, le cinéma et les jeux vidéo. Une manière de prolonger la fiction en confrontant directement les participants aux situations qu’ils avaient jusqu’ici l’habitude d’observer derrière un écran.

Un retour à Gotham, au commissariat
Nous sommes de jeunes recrues et tout se passe bien dans le meilleur des mondes… Sauf que là, l’affectation de notre sortie d’école est Gotham et sa police légendaire. Entre corruption et crimes en série, on doit savoir jongler entre les vols de voitures, agressions et des vilains venant sans cesse défier les institutions !
Le commissariat de Gotham est probablement l’un des endroits les moins rassurants pour commencer une carrière dans la police. Les amateurs de Batman connaissent bien cette institution où les criminels semblent parfois avoir une longueur d’avance sur les forces de l’ordre. Le scénario reprend cette atmosphère particulière, entre corruption institutionnelle et criminalité organisée, pour nous placer directement dans la peau de nouvelles recrues.
Notre première nuit devait pourtant se dérouler normalement, jusqu’à ce que Murphy, le collègue chargé de nous accueillir, tombe mystérieusement malade. Un psychiatre particulièrement calme intervient et l’Épouvantail prend possession des écrans. Le commissariat devient alors son laboratoire expérimental, les policiers ses cobayes. Une situation qui évoque les expérimentations psychologiques de Jonathan Crane, personnage dont la fascination pour la peur constitue l’une des caractéristiques fondamentales dans les comics DC.
Une série d’énigmes et beaucoup de sueurs froides
On a peur, le but de cet escape game est de sans cesse nous pousser à nos limites tant nerveuses que psychologiques. Les acteurs sont bons, surtout celui incarnant l’épouvantail… Il est freaky à souhait ! On a eu quelques sursauts, donc âmes sensibles, ne pas s’abstenir de crier !!!!! »
En effet, ici l’expérience joue principalement sur l’anticipation et la perception du danger. La pénombre, la brume, les voix qui traversent les pièces et les silences installent une tension permanente. Notre cerveau cherche naturellement à identifier l’origine d’une menace, quitte à interpréter le moindre bruit comme un signal d’alerte. C’est justement cette mécanique cognitive que le jeu exploite, une peur entretenue par ce qu’on imagine avant même de le voir. Parfois, une action nous donne l’impression que l’Épouvantaille va sortir, mais rien ne se passe ! Et puis brusquement quand on ne s’y attendait plus, bim bam boum, il débarque !

Les énigmes du Riddler restent présentes, sauf que leur résolution demande désormais de conserver suffisamment de sang-froid pour réfléchir. Les comédiens interviennent directement dans cette progression, sans contact physique, et le scénario nous confronte finalement à un choix concernant le sort de Murphy. La responsabilité individuelle devient alors une composante du jeu.
L’expérience dure 1h30, accueille de 3 à 12 joueurs dès 13 ans, en français, avec des départs toutes les 45 minutes. L’horreur repose sur la tension psychologique plutôt que sur le gore.
L’édition est proposée à 36 euros par personne, tous les jours de 12h à 22h, au 30 avenue Corentin Cariou, 75019 Paris. Les réservations se font à l’avance. À la sortie, le cocktail sans alcool l’Antidote est offert aux participants ayant terminé l’aventure.
Le 31 octobre, la soirée Don’t Panic prolongera Halloween au bar lounge de Gotham City.

Pourquoi faire cet escape game pour Halloween ?
David Harari et Emmanuel Teboul, cofondateurs de Dama Dreams, souhaitaient proposer une expérience événementielle inédite après avoir accueilli des dizaines de milliers de visiteurs dans l’univers de Batman. L’objectif est de renouveler l’intérêt des habitués tout en explorant une autre facette du divertissement immersif, celle du jeu d’acteur en direct. Halloween offre justement cette liberté de transformer temporairement une attraction existante sans abandonner son identité.
Le choix de l’Épouvantail prend alors tout son sens. Dans l’imaginaire collectif, Halloween autorise une confrontation volontaire à ce qui nous effraie. Cette recherche de sensations rejoint un mécanisme psychologique assez particulier, celui d’accepter une situation anxiogène parce qu’on sait pouvoir en sortir. La peur devient un divertissement consenti, une façon de tester ses propres limites dans un environnement contrôlé.
L’événement permet également d’explorer la dimension théâtrale du personnage de Jonathan Crane. Sa double identité impose au comédien de passer d’une apparente maîtrise clinique à une présence physique inquiétante. Un exercice d’interprétation qui donne davantage de place à la performance scénique et à l’interaction avec le public.

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