Parasite, fable sur la misère sociale


Quand une petite arnaque se transforme en cauchemar, « Parasite » nous plonge dans le monde de ces gens qu’on ignore qui vivotte de combines diverses pour joindre les deux bouts.

Un film protégé

Pour éviter de casser le mystère autour du film, le réalisateur Bong Joon Ho a écrit une lettre à l’attention des journalistes leur demandant de ne rien dévoiler de l’intrigue : « Je vous demande donc de bien vouloir protéger les émotions des spectateurs : Quand vous écrirez une critique du film, je vous prie de bien vouloir éviter de mentionner ce qui va se passer après que le fils et la fille aient commencé à travailler chez les Park, tout comme les bandes annonces s’en sont gardées. Ne rien révéler au-delà de cet arc narratif sera, pour le spectateur et l’équipe qui a rendu ce film possible, une véritable offrande ».

Parasites film coréen

« Une comédie sans clowns, une tragédie sans méchants » raconte le réalisateur de ce film social, qui nous montre l’envers du décors des familles riches en Corée et l’envers du dessous des familles qui vivent dans les entresols. On ressent cette volonté de montrer le fossé entre les riches et les pauvres dans un monde où le capitalisme règne et où l’emploi devient une poule aux oeufs d’or. « Lorsque l’une est engagée en tant que domestique au service de l’autre » explique le réalisateur. Même si les castes et les rangs n’existent plus de manière officiel, il reste encore une hiérarchies sociales qui consomment peu à peu la classe moyenne. « Je pense que ce film décrit ce qui arrive lorsque deux classes se frôlent dans cette société de plus en plus polarisée ».

Famille coréenne parasite

Dans ce film, il y a la peur de faire tache, la peur que les gens « biens » ne nous acceptent pas. Ces petits gens puent l’eau mal séchée, ils sont comme des cafards, des parasites, et parfois ces intrus finissent par aimer ceux qu’ils vampirisent jusqu’à ce qu’ils pètent un plomb. Alors comment s’en sortir? Les études sont difficiles d’accès car trop chères et les métiers accessibles sont toujours à tirer sur la corde. L’illustration de l’uberisation des petites mains, où les gens qui plient les boites à pizzas sont payées derrière le cul du camion. On fait des économies sur tout et donc ceux qui vivent dans les bas fonds vivent en cherchant des opportunités, en cherchant de la wi-fi gratuite. « Tu as essayé 123456789? ou 987654321?« 

2251946

2 réflexions sur “Parasite, fable sur la misère sociale

Tu es libre de ne pas commenter!

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.