La promesse de l’aube.


Ouverture fantasmatique sur le carnaval mexicain. Comme un retour au source du rêve et de la vie, nous plongeons dans l’enfance et la vie d’un homme amoureux de ‘la France, mais surtout dans l’attente de la considération de sa mère.

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De son enfance difficile en Pologne en passant par son adolescence sous le soleil de Nice, jusqu’à ses exploits d’aviateur en Afrique pendant la Seconde Guerre mondiale… Romain Gary a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille vies, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina, sa mère, qu’il le doit. C’est l’amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du XXème siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie…

254375.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx.jpgLa promesse de l’aube est la lutte sans cesse de grandeur d’un homme, qui veut avoir l’estime de sa mère, une femme forte qui va chercher sans cesse l’obtention du respect des autres, surement à cause d’une blessure narcissique surement suite à sa rupture avec le père de Romain. Chaque action de cette femme est motivée par l’obtention du respect et de l’admiration. Se rendant compte qu’elle ne sera jamais une grande tragédienne, elle va donc vivre par procuration cette envie de lumière.

L’effet pygmalion ou Golem ?

En voyant ce film on peut observer deux tendances « Vivre par procuration » et « L’effet pygmalion ». Nous sommes loin de la question  du « Vivre par procuration ou le plaisir de faire plaisir » et encore loin de la notion principale de « vivre par procuration » puisque l’ensemble du projet de la mère, c’est avoir sa revanche sur sa vie et sa condition sociale par le succès de son fils, sans prendre en compte les désirs de ce dernier.

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L’effet Pygmalion (ou effet Rosenthal & Jacobson) est une prophétie auto-réalisatrice qui provoque une amélioration des performances d’un sujet, en fonction du degré de croyance en sa réussite venant d’une autorité ou de son environnement. Le simple fait de croire en la réussite de quelqu’un améliore ainsi ses probabilités de succès.

En pédagogie, il désigne l’influence d’hypothèses sur l’évolution scolaire d’un élève et sur les aptitudes de celui-ci. Le problème est d’importance, car si les enfants des milieux défavorisés réussissent moins bien à l’école que les enfants des milieux favorisés, la cause pourrait ne pas être uniquement liée aux carences de ces enfants et de leurs milieux.

L’effet Pygmalion est principalement étudié dans le cadre des effets positifs. L’effet inverse est appelé effet Golem : il se traduit par une performance moindre et des objectifs moins élevés sous l’effet d’un potentiel jugé limité par une autorité (parent, professeur…) Le Golem est issu de la mystique juive, Pygmalion de la mythologie grecque.

Pourtant elle a tout : 

Tellement omnibulée par cette quête d’ascension sociale, elle se ferme les portes de tout amour possible, entre histoire et besoin de laisser une trace, elle ne peut vivre réellement sans devoir sans cesse clamer plus, vivant dans des illusions et une pression quotidienne. On doit faire bonne figure.

 

Un qualité d’acting :

Une chose est sur, chaque acteur joue au plus juste, Charlotte G est parfaite, elle transcende son personnage et apporte une authenticité. Mention spéciale au jeune acteur Pawel Puchalski qui joue le rôle de romain enfant.

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La Promesse de l’Aube est un livre que le producteur Eric Jehelmann voulait adapter au cinéma depuis longtemps. Il en a alors parlé à Eric Barbier dès qu’il a su que les droits se libéraient. Le metteur en scène ne connaissait pas l’ensemble de l’oeuvre de Romain Gary, mais avais lu ses livres les plus importants dont celui-ci. Il explique :
« A mes yeux Gary était surtout un personnage romanesque, énigmatique, le mari de Jean Seberg et l’orchestrateur de cette formidable mystification littéraire qu’a été l’affaire Émile Ajar. Gary est double, triple, multiple. Ambassadeur, cinéaste, romancier se dissimulant souvent sous divers pseudonymes, il est Polonais, Russe, Français, un Juif dont la mère se précipite chez le pope au moindre souci et qui se décrit régulièrement comme oriental, quand ce n’est pas tatar… »

 

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