Changer la redistribution des droits d’auteurs et d’interprêtes


La Spedidam s’adresse aux différents candidats avec deux propositions phares en vue d’instaurer « une juste rémunération des artistes ».

« Pour une juste rémunération des artistes » : la Spedidam (société de perception et de distribution des droits des artistes-interprètes) s’adresse directement aux candidats à la présidentielle pour prendre la pleine mesure des difficultés des artistes avec internet.
« Sur des services comme iTunes, Deezer ou YouTube, l’immense majorité des artistes touchent zéro euro pour l’exploitation de leurs oeuvres », s’indigne Jean-Paul Bazin, PDG de la Spedidam. « Sur internet, seuls quelques artistes ‘vedettes’ touchent une rémunération de la part des producteurs. Par exemple, Johnny perçoit autour de 0,0003 centimes par chanson écoutée en streaming sur Deezer. Les autres ne touchent rien ! », clame-t-il.
La Spedidam lance un appel aux candidats à la présidentielle, « au-delà du clivage droite-gauche », pour un engagement sur la rétribution des artistes. La société de gestion de droits d’auteurs soumet ainsi « deux propositions concrètes », avec l’espoir d’une future réforme législative.

Appel à une gestion collective

La première proposition vise à appliquer le régime des radios aux webradios. La Spedidam réclame le versement d’une « rémunération équitable » à la filière musicale pour la diffusion sur internet.
La seconde proposition consiste à imposer une gestion collective des droits d’auteurs pour la vente ou le streaming de musique sur internet. Avec celle-ci, les sites s’acquitteraient d’une redevance versée à des organismes de gestion qui redistribueraient aux artistes et aux producteurs. « Actuellement, les majors négocient leur rétribution directement avec les plates-formes de diffusion de musique sur internet, tandis que les artistes ne touchent rien. C’est une injustice totale ! », s’élève Jean-Paul Bazin.
Cette gestion collective est l’une des propositions phares du rapport « Création et internet » remis au gouvernement en janvier 2010. La mission dite « Zelnik » proposait de « réformer le système de négociation des licences, de façon à rassembler les ayants droits et les éditeurs de service autour de la même table ». François Hollande s’est dit, dans une tribune au « Monde », favorable à l’idée d’une « gestion collective » des droits d’auteur sur internet pour développer l’offre légale.
C’est un combat de David, l’artiste, contre Goliath, le producteur », résume Jean-Paul Bazin. « Mais si ce n’est pas possible, nous proposons qu’à minima soit instauré une rémunération minimale pour les artistes. Quoi qu’il en soit, nous ne baisserons pas les bras », conclut-il.
Fondée en 1959, la Spedidam est une société de gestion collective des droits des artistes-interprètes.

Extrait du nouvel obs’

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Une réflexion sur “ Changer la redistribution des droits d’auteurs et d’interprêtes ”

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