Le transfert [Partie I]


Il ne faut pas croire que l’analyse créé le transfert et que celui-ci ne se produise que dans l’analyse. L’analyse ne fait que découvrir et isoler le transfert. Le transfert est un phénomène humain général, il décide du succès dans tout traitement où agis l’ « ascendant » médical ; bien plus, il domine toutes les relations d’une personne donnée avec son entourage humain.

Le transfert est un phénomène utilisé par Sigmund Freud au cours de son travail sur l‘hystérie avec Joseph Breuer. Il en a fait l’un des piliers de la discipline qu’il a fondée alors, la psychanalyse.

Il s’agit, dans la cure psychanalytique, de la projection, par l’analysant, de contenus de l’inconscient sur la personne du psychanalyste qui lui apparaît alors dotée de qualités bien différentes de sa réalité. C’est par l’analyse de ces projections que le processus analytique va aboutir, au fil du temps, à une prise de conscience progressive des problématiques auxquelles l’analysant est confronté. Francis Pasche définit ainsi le transfert au sens large (1975) : « La reviviscence de désirs, d’affects, de sentiments éprouvés envers les parents dans la prime enfance, et adressés cette fois à un nouvel objet, et non justifiés par l’être et le comportement de celui-ci. »

Introduction :

            Considéré  comme un processus inévitable, par les psychanalystes, le transfert est souvent redouté ou mal compris par les individus lambda. Découvert et utilisé par Freud lors de ses études de l’hystérie, une question se pose, « Le transfert est-il nécessairement une étape inévitable lors d’une analyse ? »  « Quelle est l’importance du transfert au sein d’une analyse ? »

Un peu d’histoire

Le transfert est l’un des processus de la psychanalyse le plus important. C’est le moment le patient va projeter ses désirs et sentiments inconscients, sur la personne de l’analyste. Cette étape fut pour la 1ere fois décrite par Freud, lors de ses travaux sur l’hystérie. Le 1er cas de transfert qui fut observé, fut celui d’une patiente de Joseph Breuer, du nom de Fr. Bertha, plus connu sous le nom d’Anna O.  Cette étape de l’analyse fut d’abord ressentie comme un obstacle pour Joseph Breuer. Freud va donc étudier le transfert jusqu’à un maniement du transfert qui consiste à installer des règles entre l’analysant et l’analyste. Actuellement les psychanalyste ou personnes pratiquant des thérapies dynamiques perpétuent ces règles.

            Dans la prédéfinition du transfert établit par Freud, il note l’importance selon laquelle le patient va être dans une activité. Il va se déplacer, va répéter une situation ponctuellement. Il place aux mains de l’analyste le pouvoir de l’analyser. Ainsi chacune des projections au cours des transferts repose sur une confiance en le thérapeute et le respect de règles tels que le secret professionnel, et le fait que ce qui est dit en séance, reste entre le patient et l’analyste. Ainsi l’analysant se sent en sécurité. C’est en en tête à tête sans face à face, que la patient révèle ce qui le trouble.

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