Le 7e Festival Format Court s’installe à Paris du 8 au 12 avril 2026 au Studio des Ursulines, affirmant une nouvelle fois sa place dans le paysage du court métrage. Entre compétition dense, rencontres professionnelles et ouverture sur le monde, l’événement confirme son ambition, fédérer talents émergents et regards singuliers au cœur du Quartier Latin.
Un festival à taille humaine qui assume une ambition artistique forte
Le festival poursuit une ligne éditoriale claire : défendre une création libre, accessible et exigeante, sans céder aux formats dominants. Cette 7e édition illustrera cette orientation avec plus de 1 230 films reçus et seulement 23 retenus, répartis en cinq séances en présence des équipes, ce qui confirme une sélection rigoureuse et assumée. L’événement ne se contentera pas de programmer, il organisera une véritable rencontre entre les œuvres et le public, avec un vote direct des spectateurs qui renforce l’implication collective dans le processus de réception. Cette proximité devient un marqueur fort, loin des grandes machines festivalières, ici la circulation de la parole se doit de rester fluide, presque artisanale.
La présence de Clotilde Hesme comme marraine s’inscrit dans cette logique, une artiste à la trajectoire transversale, capable de naviguer entre cinéma d’auteur, télévision et théâtre, sans se figer dans un registre. Sa sélection de courts métrages en ouverture souligne une idée centrale du festival, le format court n’est pas un laboratoire secondaire, mais un espace de liberté créative. Cette liberté se retrouve également dans les choix thématiques, notamment le focus sur l’Iran, qui dépasse la simple programmation pour proposer un geste quasi politique, celui de rendre visibles des récits produits dans des contextes contraints. Le festival affirme ainsi une vision du cinéma comme outil de regard, et non comme simple divertissement, ce qui le distingue nettement dans un paysage souvent formaté.
Une plateforme professionnelle entre transmission, réflexion et émergence
Au-delà des projections, le festival veut s’imposer comme un lieu de structuration du secteur. La présence de trois jurys distincts, professionnel, presse et étudiant, permet une lecture plurielle des œuvres, ce qui enrichit la reconnaissance des films et évite une vision unique du goût. Cette pluralité s’étend aux rencontres et aux ateliers, notamment autour du body horror ou du concept de « bourgeois gaze », qui témoignent d’une volonté de penser le cinéma autant que de le montrer. Il ne s’agit pas simplement de programmer des films, mais d’accompagner une réflexion sur les formes et les représentations contemporaines.
La masterclass de Carine Tardieu s’inscrit dans cette logique de transmission, en revenant sur un parcours qui relie courts et longs métrages, montrant que le passage de l’un à l’autre n’est pas une rupture mais une continuité. Ce positionnement est renforcé par le Lab Format Court, qui accompagne concrètement trois projets en développement, offrant un espace de travail et de réécriture. Ce dispositif révèle une fonction essentielle du festival, repérer et accompagner les talents avant même leur visibilité publique. Enfin, l’ancrage dans le Quartier Latin et le Studio des Ursulines participe à une certaine idée du cinéma, celle d’un lieu de culture, de débat et de découverte, où la proximité géographique devient un prolongement de la proximité artistique.
Le Festival Format Court confirme, édition après édition, une ligne claire et cohérente, défendre le court métrage comme espace de liberté, de réflexion et de renouvellement des formes. Entre exigence artistique et ouverture au public, il s’imposera surement comme un rendez-vous discret mais structurant, capable de faire émerger des voix tout en questionnant le cinéma contemporain.

Programme complet sur festival format court.
• Tous les films en compétition sur la page dédiée.
Festival Format Court 8 – 12 avril 2026 | Studio des Ursulines (75005)
| Date | Heure | Événement | Détails |
|---|---|---|---|
| Mercredi 8 avril | 15h30 | Table ronde « Le Body Horror » | École de la SRF, gratuit |
| Mercredi 8 avril | 19h | Cérémonie d’ouverture | Films avec Clotilde Hesme, marraine, en sa présence |
| Mercredi 8 avril | 21h | Compétition 1 | — |
| Jeudi 9 avril | 19h | Carte blanche Ville de Paris | Thématique « Au-delà des apparences » |
| Jeudi 9 avril | 21h | Compétition 2 | — |
| Vendredi 10 avril | 15h30 | Rencontre avec Rob Grams | Auteur de Le Bourgeois Gaze, gratuit |
| Vendredi 10 avril | 19h | Thématique | « Secrets et tabous » |
| Vendredi 10 avril | 21h | Compétition 3 | — |
| Samedi 11 avril | 17h | Masterclass Carine Tardieu | Tarif unique 5 €, cartes illimitées et contremarques non acceptées |
| Samedi 11 avril | 19h | Compétition 4 | — |
| Samedi 11 avril | 21h | Compétition 5 | — |
| Dimanche 12 avril | 17h | Thématique | Iran |
| Dimanche 12 avril | 19h | Palmarès | Séance gratuite |
Quelques mots sur ce lieu mythique qui accueillera le festival
Le cinéma est centenaire ! Logo par Fernand Léger
À l’inauguration le 21 janvier 1926, Fernand Léger, ami des fondateurs Armand Tallier et Laurence Myrga, dessina le logo du Studio, toujours utilisé aujourd’hui. Parmi les invités figuraient André Breton et Robert Desnos.
En 1930, avec l’arrivée du parlant, les choses vont changer. Le Studio projeta en première mondiale L’Ange bleu de Josef von Sternberg, à l’affiche pendant 14 mois.
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