The night de Kourosh Ahari


Ce film peut paraître comme un simple film d’angoisse sans matière et pourtant sa fin nous laisse songeur. Il est vrai que le réalisateur à user du hors champs, des bruitages et des plans accélérés pour créer une tension horrifique. Mais le film se regarde et si on accepte de jouer le jeu, il y a beaucoup de matière à analyser !

Les acteurs sont bons et arrivent à tenir la distance dans un film qui mène vers une boucle de questions. On ne sait pas vraiment si c’est un cauchemar, des hallucinations ou la folie qui foudroient ce couple. Trop d’éléments cohabitent et posent un problème. Les amoureux du genre penseront certainement à Shining, mais The Night n’a rien à proposer de semblable si ce n’est le lieu où se déroule l’action.

L’hôtel semble avoir son propre temps et ses propres règles où tant qu’on n’a pas avoué ses mensonges et tant qu’on n’a pas dévoilé sa noirceur, les fantômes du passé viendront vous persécuter.

Dans ce film, il y a un indice dès le début avec ce SDF, qui prévient que ce lieu est dangereux. Il a lui-même perdu l’esprit, peut-être à force de trop fréquenter cet hôtel ? Certainement qu’il était déjà fou et donc beaucoup plus sensible aux rayonnements de ce lieu ?

Quoi qu’il en soit, ce personnage permet de trancher parmi plusieurs hypothèses :
– Ce qui se passe dans cet hôtel aura vraiment lieu ou est-ce un simple mauvais rêve et ce personnage un peu fou a permis d’introduire une thématique au rêve. En effet, nos rêves ne sont qu’un mélange manifeste et latent de nos peurs, nos souvenirs et nos désirs.
_ Tout ceci est la réalité et la scène finale permet de le prouver. Nous sommes dans une boucle hors du temps et tant que le mari n’aura pas confessé à son épouse ses crimes, cela continuera. Cette boucle se traduit par la présence d’un petit garçon de cinq ans qui n’est qu’en réalité qu’un fantôme ou simplement la manifestation des démons intérieurs de la mère/épouse. Elle culpabilise d’avoir avorté et tant qu’elle n’aura pas dit la vérité à son mari, elle sera piégée dans cette boucle. Babak (SHAHAB HOSSEINI) en refusant d’avouer ce qui s’est passé durant la rupture avec sa femme (NIOUSHA NOOR) se retrouve piégé sous l’emprise de cette puissance. On le sait par ce tatouage qui perdure sur son avant-bras, alors que celui de sa femme disparait.
_ L’importance des tatouages que le couple se sont fait, pourquoi ils réagissent comme cela dans cet hôtel ? Pourquoi ils disparaissent à la fin du film ? Sont-ils toxiques et provoqueraient-ils des hallucinations
– Le tableau en face de l’ascenseur annoncerait le début de l’enfer ? La signature sur le registre correspondrait en réalité à un pacte avec des puissances occultes ? L’employer plusieurs cicatrices de brulures sur les mains et a perdu son indexe, il est probablement une autre victime de cet hôtel et il dit au mari « Surtout ne poussez jamais la porte »

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