RIOT du groupe Ozaka Bondage, petite chronique de l’absurde


Les premières notes de ce RIOT de Ozaka Bondage nous font penser à ces différents groupes qui ont bercé les années 2000, comme The Killers et leur tube Somebody Told Me. Il est vrai qu’en France, cela devient rare de découvrir aisément sur les ondes fm de nouveaux groupes, ou encore d’entendre tout simplement du rock alternatif, ce rock  qui nous accompagnait durant nos trajets en bus scolaire. Nous nous souvenons encore des MP3 remplis de titres piratés sur Emule ou des soirées où nous copions des CDs en Wma. Nous sommes certes nostalgiques et pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé de trouver quelques groupes locaux qui font du rock dans la même énergie, on pourrait citer Apolline et leur album No Longer Rain. Leur premier clip Puck avait l’honnêteté d’offrir un moment unique de rock et Arthur est certainement l’un des chanteurs qui capte le mieux son public en quelques secondes.

Quand les Ozaka Bondage se décrivent sur leur site, ils évoquent plusieurs groupes ayant déjà fait leurs preuves comme Muse, Les Stones, les Beasty Boys, Coldplay… Il est vrai que tout ce mélange ne peut pas réellement décrire les deux titres disponibles sur la toile. Comme Happy Now qui est une perle dans l’océan du rock, plus calme, plus doux et plus dans la retenue, cela fait penser à certains morceaux de groupes comme Korn, Radiohead ou encore The Cure, lorsqu’ils font les mélomanes romantiques en composant une jolie ballade. Le côté The Cure est surtout audible sur le titre spécial St Valentin Love Can Still be Found.


En lisant les paroles de Riot, nous avons l’impression d’une lassitude, d’un existentialisme déçu! Les lecteurs de Camus et de Jean Paul Sartre comprendront surement cet état d’esprit, quand tout semble inutile, mais que l’action reste la seule manière de continuer à vivre, un peu comme le mythe de Sisyphe où l’Homme sait qu’il est piégé dans une spirale mais continue de faire une même suite d’actions.

Le groupe explique que cette chanson puise sont inspiration dans les protestations contre la politique de la Banque centrale européenne lors de leur déménagement dans leur nouveau siège à Francfort 2015. «Mais elle est en fait dédiée à chaque mouvement de protestation qui souhaite des changements positifs et progressifs, une sorte d’hymne à Fridays for Future and Extinction Rebellion par exemple.
Il s’agit de la grande agitation, du désir de changement, d’honnêteté et d’un enthousiasme qui habite en nous pour être vécus dans la rue et dans les clubs.»

Même si l’explication est un peu lointaine du ressenti premier en écoutant les paroles, il est vrai qu’il y a ce agitation quand nous sommes dans la masse et dans la rue et qu’on souhaite changer le monde.  Mais souvent nous revenons au même endroit que celui où se tenait jadis Franky avec des bannières en l’air, mais les slogans changent à chaque fois mais ce sont toujours les mêmes gens qui sont dans les rues avec un désir de changement.


 

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