Les contrôles d’identité peuvent relever de la sécurité publique. Lorsqu’ils se répètent sans élément apparent, dans un même lieu et sur une même personne, ils interrogent sur leur proportionnalité, leurs conséquences et le ressenti qu’ils laissent.
Les contrôles d’identité abusifs. Nous en avons presque tous subi un, un jour ou l’autre. Pourtant, lorsque cela se répète devant chez soi, le soir, à une heure où l’on emprunte exactement le même trajet, chaque jour de la semaine, cela devient de plus en plus difficile à accepter.
Le premier contrôle que j’ai subi remonte à trois ans. C’était un matin, alors que je me rendais à un examen. Ce contrôle a duré près de trente minutes et m’a fait rater mon RER. Les policiers ne trouvaient rien à me reprocher. Ils ont alors commencé à me questionner sur la présence, dans ma trousse, d’une paire de ciseaux et de marqueurs. Pourtant, cela n’avait rien d’inhabituel. Je passais un examen. Il faut souvent découper des morceaux de papier lorsqu’il y a des graphiques à coller dans une copie. C’était tout simplement une trousse d’écolier ordinaire.
Puis le contrôle est allé beaucoup plus loin. Ils m’ont demandé de retirer ma chemise, ma veste, ma ceinture, puis de vider intégralement mes poches. Sans oublier de vider entièrement mon sac sur le trottoir afin de vérifier qu’il ne contenait ni drogue, ni substance illicite.
Deuxième contrôle.
Une nouvelle fois, devant chez moi, à l’angle de ma rue. Il était environ 22 h 30. Je rentrais chez moi. J’avais froid, j’avais faim, je marchais donc d’un pas pressé. Au loin, j’ai aperçu la même voiture de police que je croise tous les matins et tous les soirs. Je me suis dit qu’il n’y avait aucune raison de ralentir. Après tout, ils me voient quotidiennement.
Cette fois encore, je me trompais.
Deux agents descendirent du véhicule. Une policière les rejoignit quelques instants plus tard. C’est elle qui fouilla mon sac. Elle examina également le contenu de ma carte SD. On me demanda à quoi servait mon appareil photo, si j’étais autorisé à prendre des photographies et dans quel cadre je les réalisais.
Puis l’un des agents me demanda de vider mes poches. Je dus me placer face au mur, les bras et les jambes écartés, afin qu’il procède à une palpation de sécurité. Comme rien de suspect n’avait été découvert, ils m’ont ensuite demandé de sortir absolument tous les objets que je transportais, mon téléphone portable, ainsi que tout ce que je pouvais avoir dans mes poches.
Après cela, l’un d’eux prit ma carte nationale d’identité et contacta le poste afin d’en vérifier l’authenticité, mais aussi de savoir si j’avais éventuellement un casier judiciaire. Une fois cette vérification lancée, il ne me restait plus qu’à attendre, immobile, qu’ils finissent par trouver quelque chose… qui n’existait pas.
Ce qu’on reproche
- Contrôle injustifié et répété
- Se faire contrôler devant chez soi
- La majorité des contrôles de ce genre nous mettent souvent en retard à des rendez-vous, à des EXAMENS!
- Quand on se fait contrôler, qu’on est emmené au poste, on aimerait bien connaitre les raisons.
Ce que dit la loi:
Article 66 de la constitution de 1958. « Nul ne peut être arbitrairement détenu.
l’autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle, assure le respect de ce principe dans les conditions prévues par la loi ».
Pour être fondamentale, la liberté individuelle bien qu’ayant valeur constitutionnelle, n’est pas pour autant absolue. Elle peut subir des atteintes ; arrestations, détentions. Un principe veut que ces atteintes à la liberté individuelle n’interviennent qu’en conséquence d’une infraction, pour réprimer les comportements d’individus qui troublent l’ordre public.
L’autorité judiciaire va donc ordonner une restriction ou une privation de liberté à titre de sanction.
Cependant, la liberté individuelle peut également subir des atteintes si les nécessités de l’ordre public ou l’urgence l’exigent. Il ne s’agit pas d’une sanction mais de préserver ou rétablir l’ordre troublé, dans des cas exceptionnels et donc limités. C’est non plus l’autorité judiciaire mais l’autorité de police administrative qui ordonne une restriction ou une privation de liberté.
Toutefois, qu’elles soient décidées par l’autorité judiciaire ou l’autorité administrative, toute détention, toute arrestation doit être prévue par la loi et contrôlée par l’autorité judiciaire.
2 – Les contrôles, vérifications et relevés d’identité
Leurs modalités actuelles reposent sur les lois des 10 et 24 août 1993 complétées par la loi du 24 avril 1997 et la loi sécurité quotidienne du 15 novembre 2001.
Les contrôles d’identité sont opérés par les O.P.J., les A.P.J. 20 et 21 sur ordre et sous la responsabilité des O.P.J. Si les contrôles d’identité à caractère judiciaire ne soulèvent aucune difficulté sur le plan des libertés publiques, il n’en est pas de même des contrôles d’identité à caractère préventif, maintes fois réformés (loi 2/2/1981, loi 10/6/1983, loi 3/9/1986 et lois des 10 et 24/8/1993, loi du 24/4/1997).
La vérification d’identité (Art. 78-3 du C.P.P.) est une mesure privative de liberté
(rétention de 4 heures maxi) qui intervient si la personne contrôlée ne peut ou ne veut pas justifier de son identité. Elle est obligatoirement décidée par un O.P.J.
Le relevé d’identité (Art. 78-6 du CPP) permet aux agents de police municipale, aux gendarmes adjoints, aux adjoints de sécurité ainsi qu’aux agents de surveillance de Paris de relever l’identité de certains contrevenants. Le relevé d’identité peut aboutir dans certains cas à une vérification d’identité sur décision de l’officier de police judiciaire territorialement compétent.
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Lol il sert a rien ton article, on subi tous sa depui la nui des tps. Tu va rien changer ac un article ou une plaint. Tu va pacé pr un con c tt. M s’il y a un procé tu gagnera rien, ds la smiane qui suivra tu aura encore un control. Fodré areteé ts les flics c tt !
Oui je sais. Mais je ne suis pas pour la plainte, mais simplement faire du bruit sur cette histoire. Je veux même des témoignages de gens qui se sont fait contrôler!
A savoir qu’ils m’ont également mené devant le poste pour continuer à chercher.
Mec, jsuis black jme fais controlé ts les matins quesce que tu va faire avec des articles. C la vi pas le paradis
tu ve un conseil laisse tmber
Je comprends l’auteur, j’ai un ami qui subi la même chose. Un jour il a été en retard à un entretient d’embauche à cause d’un contrôle.
Désolé pour lui
C’est sans aucun doute fréquent, mais il n’y a pas de raison de laisser passer sous silence afin que cela devienne « banal » ! ou pire.. « normal » ! Ce n’est pas « la vie » ça !!!
Exactement. Mais après c’est vrai que quand ça se passe tous les jours ça devient banal et les gens l’acceptent. Alors que ça ne le devrait pas
Malheureusement pour toi, procéder à des contrôles d’identité est une partie du boulot de ces hommes et ces femmes. C’est chiant, ça emmerde tout le monde, mais c’est un mal nécessaire. Combien de fois ai-je pu entendre les gens pester sur les flics qui sont partout, contrôlent à tort et à travers, etc. Puis ses mêmes gens quand ils ont un problème se plaindre que là police n’est jamais là quand il le faut ?
Cela dit le délit de sale gueule est une bien triste réalité. J’ai entendu de la bouche même d’un juge et d’un commissaire de police de mes relations que les instructions officieuses abondaient dans ce sens. Des consignes ordonnées par monsieur Brice Hortefeux lui-même, lorsqu’il reçoit chaque mois à Paris les hauts responsables de la Police pour critiquer leur travail, aidé parfois en cela par un jeune homme haut comme trois pommes qui semblerait-il serait le Président de notre république française, et qui n’hésite pas à insulter ces hommes pire que des merdes (véridique) lorsque leurs résultats ne sont pas à la hauteur de ses attentes.
Et parce qu’il y a des cons partout, et que la Police ne fait pas exception, loin de là… Certains petits policiers dont le choix de carrière n’est autre qu’alimentaire, font usage du pouvoir qui leur est conféré pour emmerder le premier type avec une gueule de racaille qu’ils croisent. Parfois c’est inutile et l’on fait rater un rendez-vous. D’autres fois, plus rares celles-ci, on coince réellement un délinquant et bien évidemment sa tronche conforte le flic de bas étage dans son idée d’arrêter tous les basanés à casquette qui traînent. Et un bâton pour les statistiques, un.
N’oublions pas que tous les flics ne sont pas non plus des pourris. La plupart d’entre eux ne le sont pas par vocation mais pour nourrir leur famille. Ils se contentent de faire du mieux qu’ils le peuvent, en suivant bêtement les ordres qu’on leur donne, un travail ingrat et bien peu valorisant à notre époque.
Je le sais, je suis même rassuré quand il y en a dans les métros et rer à 1h du mat.
Mais me faire contrôler 2-3 fois par semaines…sur le même trajet à la même station c’est un peu chaud
Bon juste pour vous dire que ça continu, je me suis fais contrôler 10 fois en une année et embarqué 2 fois au poste pour rien