LASTDAYS


Gus Van Sant – LAST DAYS
Au cœur de la déchéance humaine.

Qui se souvient encore de Last Days, le film librement inspiré de la vie de Kurt Cobain… Ce film sombre et poétique retrace les dernières heures d’une star d’un Rock Blake, jeune artiste en pleine perte avec la réalité, ne voulant qu’une chose qu’on le laisse trouver un calme protecteur et destructeur.

S’échappant d’une cure de désintoxication, il s’en va dans sa maison perdue dans les bois attendant l’heure de la délivrance.


Un Hommage à Kurt Cobain, une étoile du Rock

Lorsque l’on évoque Kurt Cobain, on pense tout de suite à Rock star, Sexe drogue et alcool. Mais qu’en est-il réellement de sa vie ? Les proches parlent de dépression, de psychopathologie maniaco-dépressive (troubles bipolaires) suite à ses problèmes d’adolescence. D’une vie contrastée entre fêtes et un plein de sérieux. Tout le monde se souvient de sa théorie du bonheur « …quand j’étais petit j’adorai aller dans une boutique, avec mes quelques dollars j’achetais des trucs….J’étais heureux, c’était le bonheur. Maintenant que je peux m’acheter toute la boutique je réalise que ce n’est pas ça le bonheur »

Gus Van Sant nous offre ici dans ce chef d’œuvre des références précises au circonstances dans lesquelles l’idole de toute une génération fut retrouvée, quelques jours après son évasion d’une clinique privée réputée pour ses cures de désintoxication. Les fans se heurtent à l’idée d’un suicide, tandis que d’autres parlent de complots. Le film quand à lui ne lève pas le voile sur certaines zones obscures ; le réalisateur par prudence change les noms et prénoms des personnages et se cache derrière l’œuvre de fiction, retraçant la déchéance d’une star du rock.

Une bande son rock

La bande son est une pièce d’art, tenant le rôle de dialogue et d’ambiance. C’est avec deux titres écrits et composés par Michael Pitt, l’acteur principal du film, que la BO sortie dans les bacs offrent un élan à la carrière musicale de ce jeune chanteur guitariste du Groupe PAGODA. Lui-même admirateur du précurseur de la scène grunge, c’est avec plaisir et construction du personnage qu’il accepta le rôle. Sa voix sur Death to birth, nous donne une émotion analogue à un titre déjà connu de Kurt Cobain Penny royal Tea. En effet si l’émotion est foudroyante, le sujet l’est également.

De Death to Birth ce qu’on pourrait traduire vulgairement par Mourir pour renaître à Penny royal Tea qui raconte les méandres d’un individu qui voudrait avorter de son mal être. S’exiler dans un meilleur lieu, un meilleur endroit quelque soit le coût et la souffrance à supporter.

Seuls les fans frustrés ne reconnaîtront en PAGODA qu’un plagiat de Nirvana, sans aller au delà des maux et de l’histoire. Cette chanson Death To Birth est comme un hommage des plus fidèle à Kurt Cobain, autant dans les accords qui la composent que dans le thème. Le saviez-vous que cette chanson mélancolique de Kurt était à la base programmée pour l’album NEVERMIND ? Mais Kurt estimait qu’elle n’était pas assez dans l’univers de l’album. Et triste sort dans In utero, elle fut terminée et peaufinée. Seuls les plus grands fans sont détenteurs d’une pièce rare, le Single sorti quelques jours avant la mort du leader du groupe, en respect pour la famille, la maison de disque au lendemain de sa mort fit retirer des ventes le single et le Vinyl  « Penny royal Tea».

Ce n’est le 1er et ce n’est pas le dernier

Ce n’est pas le 1er film sur la vie du géant du rock. En effet plusieurs longs métrages ont vu le jour, dont About a song (2008), un recueil de plusieurs témoignages audio avec la voix de Kurt en tant que narrateur et Heavier than Heaven (2008, sortie indéterminée). Un seul point noir dans cette histoire, la confrontation avec Courteny Love, qui gère les dires et l’utilisation de l’image de son mari.

Un film mal compris ou trop attendu.


Beaucoup disent ressortir déçu de la projection ou du visionnage du film. Mais combien peuvent apprécier à sa juste valeur ce long métrage ?

L’absence de dialogue est appuyée par la théâtralité des mouvements devenus tantôt rares tantôts symboles d’une peine incurable qui foudroie le personnage central d’une tragédie.

Les plans larges, les travellings menant à la demeure et la qualité sonore de la scène où Blake rentre chez lui, est magnifique et laisse passer l’ensemble des émotions.

Le silence n’existe plus, le mélancolique voudrait échapper aux bruits incessants de la gloire, espère échapper à la drogue et au devoir familial qui ne peut coexister avec un succès foudroyant et une vie fugitive.

On peut comprendre qu’il y a des films qui se rapprochent pour leur construction aux des films indépendants américains ; On peut donc s’attendre à quoi après un film tel que Elephant (2003) ?

Les gens ne se sont pas soucier du peu de dialogue qu’il y avait dans ce film qui avait marqué les esprits, Gus Van Sant joue gros en laissant planer une ambiance froide et sombre sur la pellicule. Les gens ne comprennent toujours pas ce qu’il y a derrière un silence, les gens s’attendent à des archétypes et des films linéaires, le cinéma n’est plus un art, mais un divertissement familial. Est-ce qu’on attend réellement d’un cinéaste ?

Quoi qu’il en soit, les cinéphiles pourront se délecter à leur guise de ce film.

Crédit photos :

Allociné-

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s