Archives du mot-clé film

Green book

Un candidat potentiel aux Oscars à une époque où les questions d’interaction raciale occupent une place de choix dans le fil d’actualité quotidienne, Green Book est un film étrange structuré composé d’un duo improbable qui mène progressivement l’un et l’autre à une prise de conscience de la réalité sociale. Bien que limité dans sa représentation graphique par le classement familial PG-13, le film insuffle une atmosphère comique à une observation autrement tendue des préjugés et de l’injustice dans le Grand Sud des années 1960. Lire la suite Green book

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L’heure de la sortie

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Capharnaüm : Dans le chaos des villes

La représentation de l’extrême pauvreté au cinéma est un défis à double tranchant autour de l’éthique. Comment les cinéastes peuvent-ils atteindre et conserver un ton respectueusment réaliste et émotionnel sans se laisser aller au pathos ou à la condescendance envers leurs sujets moins fortunés qu’eux? La cinéaste libanaise Nadine Labaki («Caramel», «Où allons-nous maintenant?») Marche avec succès sur la corde raide avec son récit sobre dans «Capernaum», co-écrit par Labaki, Jihad Hojeily et Michelle Keserwany. Lire la suite Capharnaüm : Dans le chaos des villes

Mortal Engines

Mortal Engines est un film déroutant. Rien que le titre questionne l’esprit des personnes cinéphiles ou amateurs de blockbuster.  La meilleure hypothèse est qu’il fait référence aux personnes qui exploitent les villes itinérantes du futur, ces minuscules instruments de chair et de sang qui sont devenues l’engrenage de ces monstrueuses villes mobiles. Ce n’est que le début et c’est simplement le titre. Mortal Engines est le dernier né de YA dystopique à franchir le cap du grand écran, mais cette fois-ci avec les conseils du maestro des Oscars, Peter Jackson. Lire la suite Mortal Engines

Elvis has left the building / Amanda

MIKHAËL HERS prend le risque de nommer sobrement son dernier film « Amanda » en général lorsqu’on choisit d’intituler une oeuvre simplement par un prénom, on fait le pari sur l’avenir que cette oeuvre deviendra une référence, une icône pour un moment, un lieu, une sensation, une émotion. Chose réussite car ce film permet au cinéma français d’avoir un nouveau frisson. Depuis « Je vais bien ne t’en fais pas » il n’avait pas flirté autant avec le genre du drame en employant intelligemment des acteurs venus de la comédie.  Cette fois ce n’est pas Kad Merad qui prend l’air sérieux mais Vincent Lacoste qu’on a pu voir récemment dans Première année, un autre film sérieux. En espérant que ce jeune acteur montant touche à tout va bientôt être décoré d’un prix, après l’étudiant triplant obstiné, il nous fait découvrir une autre facette de son jeu d’acteur dans Amanda où il joue David un jeune garçon de 25 ans, frère Sandrine (Ophelia Kolb) et oncle de Amanda (Isaure Multrier) qui va peu à peu devoir prendre le rôle difficile de figure paternelle, quand sa soeur décède dans un attentat. Très inspiré des faits réels de l’attentat du Bataclan, ce film nous fait découvrir la chose la plus horrible le deuil, la perte d’un être cher et la difficulté de grandir quand nous ne sommes pas encore prêt à le faire.

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