Urbain de Paname – 2e édition | Réservations ouvertes

L’exposition « Urbain de Paname » pose ses valises à la patinoire de Saint-Ouen-sur-Seine, un lieu à la fois inattendu et chargé d’histoire. Avec plus de 2000 mètres carrés consacrés à l’art urbain, cette deuxième édition rassemble plus de soixante artistes nationaux et internationaux. Une invitation à plonger dans un univers graphique, coloré et engagé, accessible à tous. Prêt pour une escapade artistique qui décoiffe ?

L’exposition « Urbain de Paname », pour sa deuxième édition, installe son camp artistique dans l’ancienne patinoire de Saint-Ouen-sur-Seine, au 4 rue du Docteur Bauer. Le bâtiment, fermé depuis 2021 a été rénové pour accueillir des projets culturels et éducatifs. L’événement investit ce lieu afin de redonner vie à un espace patrimonial au cœur de l’Île-de-France.
Sur plus de 2000 mètres carrés, l’exposition propose un panorama de l’art urbain : du geste éphémère sur les murs de la rue à une expression désormais inscrite dans l’histoire. Des œuvres monumentales, des installations immersives et des pièces originales signées par des figures internationales du street-art, ainsi que par des talents émergents, offrent un parcours riche en idées.
Parallèlement, un volet atelier vient compléter l’expérience. Sous l’égide de l’atelier parisien FWELLS fondé en 2012, des sessions de sérigraphie artisanale organisées les samedis permettent à tout public de s’initier à une démarche créative, responsable et ludique. Encres à base d’eau, revalorisation des déchets et recyclage artistique : l’esprit est aussi durable que créatif. Chaque participant repart avec deux exemplaires de son imprimé. Ce mélange entre production artistique, patrimoine reconverti et apprentissage actif fait de cette exposition une sortie à la fois culturelle et participative.

« Urbain de Paname » tout un terrain d’étude fascinant

l’évolution d’un mouvement, l’art urbain, qui passe de la rue à l’espace d’exposition, donc d’un geste spontané à un discours institutionnalisé. L’ancienne patinoire devient ici un théâtre d’expression où les bombes de peinture, les pochoirs et les mosaïques pixelisées, comme celles de Invader, trouvent leur place dans un parcours muséifié. Cela pose un double mouvement : l’art urbain cherche à garder sa force et sa vitalité tout en entrant dans un cadre muséal ou semi-muséal. Le lieu choisi, une patinoire fermée depuis 2021, ajoute une dimension symbolique forte : un espace de glisse transformé en espace d’art, une métamorphose entre le corps et la pensée.

Les plus de soixante artistes annoncés donnent l’ampleur du projet : des figures historiques du street-art comme Banksy, Futura 2000, Gris1 ou Invader et des artistes émergents s’y confrontent. Le visiteur se retrouve ainsi entre mémoire historique, techniques contemporaines et nouvelles formes. Il pourra observer comment la sérigraphie enseignée dans les ateliers dialogue avec le geste urbain : de l’empreinte immédiate à l’impression artisanale, du mur au papier, du public au participant.
Une mise en scène de la communauté urbaine : l’art de rue est par essence collectif, souvent anonyme, en prise directe avec la ville. Ici, le pseudonyme devient une valeur d’exposition. L’espace repensé invite à la rencontre, à la discussion et à la participation. L’exposition ouvre un dialogue entre art de rue et art de galerie, interrogeant la frontière entre underground et institution. Le public passe de spectateur à acteur grâce aux ateliers, ce qui correspond à une posture contemporaine de l’art : la participation comme expérience.
« Urbain de Paname » n’est donc pas un simple showroom de graffitis, mais un dispositif qui questionne notre rapport à la ville, à la temporalité de l’œuvre et à l’appropriation collective du lieu. Le regard pourra s’attarder sur les choix curatoriaux : équilibre entre grands noms et artistes émergents, scénographie de la patinoire, mise en valeur des techniques.

Une patinoire comme terrain de jeu

En entrant dans la patinoire, on est plongé dans l’atmosphère d’un lieu industriel reconverti, aux volumes généreux et aux surfaces brutes, ce qui contraste avec les galeries classiques. Le contexte architectural ajoute une dimension immersive : l’ancienne patinoire devient un terrain de jeu pour la créativité urbaine. Le parcours s’organise autour de trois axes : les œuvres majeures des grandes signatures, les installations immersives et les ateliers participatifs.

Les œuvres majeures regroupent des pièces originales de figures comme Banksy, Invader et Gris1. L’effet est double : reconnaissance immédiate et découverte de pièces rares dans un format d’exposition. Ces artistes incarnent des trajectoires allant de la rue à la reconnaissance mondiale, ce qui fait écho à la transformation du geste contestataire vers la reconnaissance institutionnelle.

Les installations immersives exploitent l’amplitude du lieu : jeux de lumière, sons, projections et volumes amplifient l’impact sensoriel. Cela offre au visiteur non seulement la contemplation, mais aussi l’expérience. L’attention se porte sur la circulation du public, la mise en scène, la cohérence entre les œuvres. Comment une œuvre miniature à hauteur d’enfant dialogue-t-elle avec une fresque monumentale placée en hauteur ? Comment la lumière valorise-t-elle la texture du mur brut ?

Les ateliers, organisés par FWELLS, initient à la sérigraphie artisanale. Les participants découvrent toutes les étapes : du pochoir à l’impression finale. Les matériaux utilisés sont respectueux de l’environnement : encres à base d’eau, réemploi, valorisation des déchets. Chaque participant repart avec deux exemplaires de sa création. Ces sessions mensuelles élargissent l’exposition au travail manuel et à la création personnelle. Pour les familles, c’est une expérience immersive ; pour les amateurs, une approche technique et artistique.
Quelques conseils : arriver tôt pour éviter la foule, prévoir de quoi prendre des notes, s’attarder sur les textures et les matières. Prendre le temps d’observer comment la couleur et la lumière façonnent l’émotion. L’exposition engage les sens et suscite la réflexion : ce n’est pas seulement ce qui est montré qui compte, mais la façon dont cela est montré.

Quoi retenir de plus

« Urbain de Paname » célèbre l’art urbain dans un lieu atypique et accessible, mais propose aussi une réflexion sur la mutation du mouvement, de la marge vers l’institution. L’ancienne patinoire devient un catalyseur d’impressions visuelles, d’engagement et de créativité. Plus de soixante artistes, des signatures comme Banksy ou Invader et des jeunes pousses, composent un panorama mêlant histoire, innovation et participation. Le visiteur découvre un lieu où l’art se vit autant qu’il s’admire.

Infos pratiques et questions fréquentes

Infos pratiquesRéservation.
Infos pratiques
Date d’ouverture : 20 novembre 2025
Horaires : fermé les lundis et mardis ; mercredi et jeudi de 11h à 19h ; vendredi de 11h à 21h ; samedi de 10h à 21h ; dimanche de 10h à 19h
Lieu : ancienne patinoire de Saint-Ouen-sur-Seine, 4 rue du Docteur Bauer. Entrée à droite du supermarché.
Public : tout public.
Transports : métro lignes 14 et 13, arrêt « Mairie de Saint-Ouen » ; bus 137, 140, 237, 255, 274, 166, 85 ; train ligne L ; parking à proximité.
Ateliers sérigraphie : FWELLS, un samedi par mois, trois sessions totales, durée 2h30, sur réservation, 8 participants maximum, deux impressions remises à chacun.

Questions fréquentes

La prise de photos est-elle autorisée ? Oui.
Peut-on apporter sa nourriture ? Non.
Le lieu est-il accessible aux personnes à mobilité réduite ? Non.
Quelle est la durée de visite conseillée ? Entre une heure trente et deux heures trente.
Faut-il réserver les billets ? Oui, il est conseillé de les acheter en ligne à l’avance.


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