King, un road-movie initiatique pour les petits et les grands


Comment ne pas tomber sous le charme de ce film grand public ? Si vous êtes un amoureux nostalgique du cinéma des années 80-90 et des grands films tel L’incroyable voyage, vous allez pouvoir retrouver un peu de cette magie dans King.

À travers ce film, DAVID MOREAU réalise son rêve qu’il imaginait secrètement depuis des années : faire un film d’aventure, comme ceux de son enfance !

Le générique d’ouverture utilise les codes des films de superhéros en reprenant leur esthétique. Si souvent on a des dessins des scènes du film, ici nous retrouvons les éléments d’un carnet de voyage, avec des jolies animations en motion design.

La musique avec son orchestration épique renforce le côté film superhéros et souligne le parti d’un film d’aventure. Un Roadmovie digne d’une épopée épique où les péripéties ont plus d’importance que le réalisme. Dans l’ensemble, nous avons beaucoup d’éléments qui font penser à un film américain et pourtant, c’est une réalisation 100% française. Tout fonctionne à merveille et on repense énormément à E.T. où l’on a des ados qui cherchent à sauver leur jeune compagnon des autorités.

Même si le but est le même que dans E.T., il y a la force des réseaux sociaux qui permet de démultiplier le pouvoir de l’adhésion de la jeunesse. Mais le réalisateur souligne également le double tranchant de ces réseaux, même s’il permet de démultiplier le pouvoir d’adhésion, on peut également faire énormément de mal quand on l’utilise pour nuire à quelqu’un. Ce détail semble être mis de côté et pourtant la figure de l’enfant persécuté et orphelin est récurrent dans le monde des récits initiatiques, comme Harry Potter ou encore Bastien dans L’Histoire sans fin.

En analysant bien ce film, on se rend compte que la jeune héroïne se bat avant tout contre elle-même. Elle fait une projection de la mort de sa mère et si elle remporte ce combat elle pense pouvoir gagner sur la vie.

La morale de cette histoire est de donner une leçon sur la vie et aussi une meilleure compréhension de la mort. INÈS (LOU LAMBRECHT) ne veut plus voir partir les gens qu’elle aime, elle se bat et traine une sorte de culpabilité, même si elle va devoir apprendre énormément des personnages va grandir et découvrir comment laisser partir les gens. La mort n’est pas une perte d’un combat contre la vie, mais le cours normal de la vie, le plus difficile, mais pourtant nécessaire, c’est savoir reprendre le cours de notre propre existence.

En fin de compte, on fait toujours les choses pour une raison, et rien n’arrive gratuitement !

Date de sortie en salle 16 février 2022
De David Moreau
Avec Gérard DarmonLou LambrechtLéo Lorléac’h
Distribution Pathé

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