Les mangeurs d’Hommes


Ils nous mangeront tous!

Un prisonnier de la maison d’arrêt de Rouen est soupçonné d’avoir tué et mangé des parties du corps de son co-détenu

Le cas de cannibalisme à la maison d’arrêt de Rouen relance le débat sur la prise en charge des troubles psychiatriques en milieu carcéral. Un prisonnier âgé de 35 ans a été mis en examen samedi pour «homicide volontaire avec préméditation» et «atteinte à l’intégrité d’un cadavre». Il est soupçonné d’avoir tué et mangé des parties du corps de son co-détenu.

Un «drame qui aurait pu être évité», selon l’avocat du meurtrier présumé, Fabien Picchiotino, «si on avait placé son client en psychiatrie ou si on avait suivi le juge d’instruction qui avait demandé sa mise à l’isolement». L’homme qui revendique le meurtre et les actes de cannibalisme finissait de purger une peine de cinq ans pour vol avec violence, et attendait notamment son jugement dans une affaire de crime sexuel.

« Il y a quelque années de cela deux jeunes étudiants réalisèrent un court métrage sur un sujet similaire. Un réalisateur fou assassine un producteur égocentrique. « 

Dans le ciné phage, un film de 10 minutes, tourné en 16/9, le choix d’images nettes mais aux couleurs saturées est avant tout une recherche esthétique. En effet comment montrer aux spectateurs l’idée de folie? Montrer que le personnage est fou, sans trahir le suspense?

L’histoire est simple, la névrose d’un réalisateur qui assassine et mange les producteurs qui lui ont refusé un projet. Nous jouerons sur les non-dits et la double énonciation. A l’écran un homme cuisine, dans sa tête un entretient, puis un homme qui se fait assassiné.

Au tout début du film nous aurons un homme qui arrive dans une ruelle puis qui rentre chez lui, il se met à l’aise et par le biais des sens il aura des flashes qui le ramèneront à ce jour fatidique. Comme la madeleine de Proust, mais de façons fragmentées, les souvenirs jaillissent et font naître en lui l’envie d’encore, lorsqu’on lui refusera une foi de plus un projet. Un peu comme une psychose, un peu comme la névrose dans

2046- La folie ou la névrose d’un homme amoureux

2046 de WONG KAR WAÏ, le réalisateur refait une boucle sans fin avec les mêmes étapes… Timide et peu confiant en lui, il rate ses entretiens et pour  réinvestir ses désirs de création,  invite chez lui le producteur.

Le rôle de la  lumière tient une importance capitale dans ce film. Tout comme dans l’expressionnisme allemand, nous avons des images contrastées, des jeux d’ombres…

Est-ce le Dr Caligari ou Nosferatu qui mange et cuisine sa victime ? Ou est-ce un  programme télévisé de cuisine? En définitive le spectateur avec dégoût et amusement découvrira la vérité.

La place du son sera aussi important que celle de l’image, c’est même par choix personnel que l’on trouvera l’absence de musique durant tout le film.

Je souhaiterais avant tout donner une valeur réaliste au film. Je trouve cela un peu trop facile de se laisser tenter par la combinaison de dialogues et de musique qui n’ajoute rien à la qualité du film. Quand un cinéphile va au cinéma, il souhaite trouver une oeuvre, soit  un film particulier, or avec les films actuels nous perdons souvent ce rapport entre décors, lumière, jeu d’acteur et musique.

J’ai souvent entendu au cours de mes années d’étude, des personnes dire qu’ils mettent de la musique pour cacher un troue, une faille dans leur film. C’est pour cette raison que je choisi dès maintenant que ce film sera dépourvu de musique.

Le film serait écrit en deux parties, celle du meurtre et l’entretient, puis celle de la cuisine. Puis le tournage, je pense que l’on va devoir travailler sur 3 lieux ou 4 selon l’intérêt que nous aurons en temps et en heure avec la scène de l’entretien.

La difficulté de ce film est le montage, comment mettre en scène le souvenir, de façon suggestive et non dévoiler toute la trame du film? Le travail de la lumière ou encore les aliments cuisinés …Va-t-on faire un montage cut, va-t-on créer un montage avec des ellipses ?

En conclusion, Ce film aura pour intérêt de mettre en avant le jeu entre non dit, mais également  un travail personnel sur l’esthétique.Sommes nous dans la fiction ou la réalité ? Où sommes nous ?Je cherche à éduquer le regard du spectateur, et non lui servir un film simple, construit de façon linéaire.

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