Thérapie de couple


Dans le Midwest, quatre couples d’amis embarquent pour une croisière très spéciale sur une île paradisiaque du Pacifique Sud.


Le couple à l’origine du voyage a décidé de se rendre à l’Eden, afin de résoudre quelques problèmes d’ordre matrimoniaux. Le but de cette station balnéaire de luxe en plein milieu du Pacific Sud, est d’offrir aux couples en perdition un retour à eux même, un retour à l’essence de la passion. Les trois autres s’apprêtent à profiter des multiples trésors qu’offre ce petit coin de paradis : mer turquoise, plage de sable blanc, jet-ski, spa dernière tendance, etc. Mais ils vont vite se rendre compte que leur participation au programme très original de thérapie de couples que propose l’Eden n’a rien d’optionnel. Soudain, leurs vacances au tarif de groupe ne semblent plus une si bonne affaire que ça. Les ennuies commencent, les querelles de couple débutent.

Jean Réno dans la peau d’un sage

Jean Réno incarne un psychothérapeute fou, qui aborde une vision nouvelle de la sexualité, avec des cours de Yoga qui miment l’acte sexuel. En lui-même le personnage n’est pas extrême présent à l’écran, seul le tabou qu’il inflige au participant du séminaire semble être la clé de la réussite. Le tabou va éveillé chez eux de l’intérêt et de la frustration.  « Pourquoi je n’ai pas le droit de faire ça ? » Puis le pourquoi va mené à la faute et l’exploration de l’interdit. Par cet interdit franchis mutuellement par les deux partenaires, il va renaitre une nouvelle forme d’amour, une forme beaucoup plus épanouie et fusionnelle.

Le sage

Le sage se coupe d’une société où tout va vite, où les obligations familiales piétinent le romantisme, les couples sur cette ile retrouvent le calme et la sérénité dans un cadre paradisiaque. L’annonce faite ne ressemble en rien à leur attente, une fois sur l’ile les ennuies commencent. L’annonce en elle-même ne mentait pas, elle annonçait clairement la participation à la thérapie. Au fil des discussions et des échanges, des déchirures passées reviennent à la surface, les males dominants perdent la face, les fissures entre les liens ravivent le doute. Quand rien ne va plus il reste qu’à espérer.

Une comédie américaine sur le thème de la famille

Dans cette comédie américaine, on retrouve des têtes déjà connues dans ce genre. L’humour n’est ni trop fin ni trop lourd. Il faudra simplement rester connecté à la simplicité du scénario, qui ne promet rien, sauf nous montrer ce qu’est la vie de couple à travers 4 modèles différents.

Les enfants au sein du film rappellent la part d’espoir qu’on a en nous. Voir le couple comme une unité, une équipe gagnante et non une obligation. La vie n’est pas une réussite si l’unique but est de garder le contrôle sur une équipe ou une finance ; cela devient rapidement une forme de vie sans parfum et fraicheur.

L’enfant vit ses envies par instinct d’épanouissement, ainsi lorsque le petit urine dans un WC d’expo, il ne va pas culpabiliser, seuls les adultes en perditions où la raison gouverne aura honte. Le grand père à la fin du film semble avoir compris cela. Il ne dit rien et ne réprimande pas son petit fils.

Des couples pas si atypiques

Nous avons au sein de ce film quatre modèles de couple différents voir cinq.

  • Le premier est celui qui a déjà tout vécu, donc la lassitude vient mordre les bordures de la passion. Connu dès le lycée, ils se marièrent en terminal après avoir procrée une fille. Le père devient un père protecteur qui ne vit que dans l’ombre de ce qu’il fut au lycée un grand joueur de football américan. Son épouse semble ne plus apprécier son mari, elle ne l’écoute plus et ne prend plus soin de lui. Les seuls moments où ils semblent être en accord c’est sur l’éducation de leur fille, la mère ne dit rien si ce n’est que répéter ce qu’affirme son mari.

Le mari est délaissé et se délaisse. Il songe à l’infidélité, mais en a peur, il se demande si le fantasme est considéré comme un adulaire, et se conforte dans l’optique qu’un jour quand il retrouvera un job, sa vie de couple ira mieux. L’argent entre une fois de plus sur le terrain affectif, car il apporterait un réconfort matériel afin d’essayer de combler le vide et la peur de l’autre.

  • Le second couple est à l’opposé du précédent, il est beaucoup plus structuré, voir maladivement trop structuré. Tout semble régi par l’ordre et la planification. Ils vont même jusqu’à planifier les rapports sexuels. Et leur libido en patine, il hésite à rompre et aller consommer ailleurs ce qui fut un temps jadis la fleur du désir et de la passion. Ils essaient de procréer dans l’espoir qu’un enfant rapportera l’équilibre dans leur couple névrosé. Ils abordent chacune des émotions sur des phases psychologiques. En oubliant la spontanéité et la véracité de l’amour. Ils se perdent car l’autre est sans cesse mis de coté pour avoir une image positive du couple aux yeux des autres. C’est d’ailleurs ce couple là qui mène la danse du film, malgré l’équilibre scénaristique entre chacun des couples. On voit de façon équilibrée autant chacun des couples. Et si l’un n’est pas présent à l’écran on en parle suffisamment pour rappeler son existence.
  • Le troisième couple est celui qui est le plus intéressant, car ils montrent comment le quotidien et les obligations vont parfois étouffer les problèmes suffisamment refoulés pour qu’on ne dise rien et qu’on pense que tout va bien. Comme le dit beaucoup de psychanalystes « Quand tout va bien, tout va mal, quand tout va mal tout ne peut qu’aller que bien ». Ce couple agit de façon à ce que la locomotive avance, mais sans jamais se soucier d’eux ; ils oublient le ON et le NOUS. Ils pensent uniquement à gérer les taches ménagères et gagner suffisamment d’argent pour que la maisonnette puisse tenir. Mais ce couple là a peur, il a peur d’aller dans le sens de leur envie. « comme un rêve de petite fille… ». Tout ce qui semble être dans l’ordre des choses est placé de côté et mis au rang de rêve.
  • Le couple divorcé est assez intéressant car il est l’aboutissement du couple décrit en premier. Il montre ce qui aurait pu arriver à ce couple s’il n’avait pas résolue leur problème de communication. Ils se perdent pour mieux se retrouver car ils s’aimaient et s’aiment encore. Même si l’un d’eux est aller voir de l’autre coté de l’ile, sur eden est, il y a encore une flamme en eux. L’ile en elle-même représente assez bien ce qui en est des couples du film. Il y a l’est avec la luxure et la liberté puis l’Ouest où le repose rappelle les couples à eux même. C’est-à-dire à la communication et l’union des êtres. On devient un NOUS pour mieux affirmer notre couple.

Date de sortie cinéma : 24 février 2010

Réalisé par Peter Billingsley
Avec Vince Vaughn, Jason Bateman, Faizon Love,

Titre original : Couples Retreat

Long-métrage américain. Genre : Comédie
Durée : 1h47 min Année de production : 2009
Distributeur : Universal Pictures International France

15/20

Originalité :                3/5

Qualité cinématographique     3/5

Histoire :                      5/5

Jeu de scène                 4/5

Julien Vachon


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3 réflexions sur “ Thérapie de couple ”

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