Ryu et Blanka s’affrontent dans le premier extrait de Street Fighter, attendu au cinéma le 14 octobre 2026.
Adapter Street Fighter suppose de composer avec un imaginaire déjà solidement installé dans la culture populaire. Chaque personnage possède sa gestuelle, sa silhouette et des attributs que plusieurs générations de joueurs savent identifier presque instantanément. Le passage au cinéma confronte ainsi l’adaptation à une question particulière : comment transformer un système initialement fondé sur le duel et le contrôle du joueur en spectacle cinématographique, sans réduire cet héritage à une succession de références ? À l’approche de l’exploitation française, Paramount Pictures et Legendary Pictures commencent désormais à préciser leur réponse à travers la promotion du long métrage.
Ryu contre Blanka, le film dévoile enfin un combat
La promotion de Street Fighter entre dans une nouvelle phase avec un premier extrait entièrement construit autour de l’affrontement entre Ryu et Blanka. Andrew Koji prête ses traits au combattant japonais, tandis que Jason Momoa apparaît difficilement reconnaissable sous l’apparence de l’une des créatures les plus singulières de la licence. Ce choix permet surtout de déplacer la communication vers ce qui constituera nécessairement l’un des critères d’appréciation du film : sa capacité à traduire le langage du jeu de combat dans une mise en scène cinématographique. Les personnages de Capcom ne sont pas seulement définis par une apparence ou une fonction narrative, ils existent depuis plusieurs décennies par leurs postures, leurs déplacements, leurs attaques et une gestuelle immédiatement identifiable. Faire combattre Ryu et Blanka revient ainsi à confronter deux formes physiques très différentes, la maîtrise martiale et relativement épurée du premier face à la puissance beaucoup plus animale du second. L’extrait privilégie précisément cette opposition et revendique une démesure cohérente avec un univers où le réalisme n’a jamais constitué la règle première.
Ce face-à-face possède également une fonction promotionnelle évidente. Après avoir présenté l’univers et ses personnages, le studio peut désormais montrer comment ceux-ci fonctionnent réellement une fois placés dans l’arène. Legendary Pictures présente d’ailleurs le projet comme une transposition de l’énergie et de la puissance associées aux jeux, avec la volonté d’assumer leurs signatures visuelles, jusqu’aux Hadoukens et aux coups spéciaux. Le choix de Jason Momoa pour Blanka devient particulièrement intéressant dans cette logique. L’acteur, également producteur du film, possède une image publique extrêmement identifiable que la transformation vient ici volontairement effacer derrière le personnage. Andrew Koji se trouve dans une position presque inverse : son Ryu repose davantage sur la précision corporelle et martiale. Le duel sert ainsi moins à révéler une nouvelle composante de l’intrigue qu’à fournir un premier élément concret permettant de juger la grammaire physique retenue par Kitao Sakurai pour adapter un jeu dont le plaisir repose historiquement sur la lisibilité et la personnalité de chaque combattant.
Un tournoi en 1993 pour rassembler près de quarante ans de Street Fighter
L’intrigue prend place en 1993 et retrouve Ryu et Ken Masters, incarnés respectivement par Andrew Koji et Noah Centineo. Autrefois inséparables, les deux Street Fighters sont ramenés dans l’arène lorsque Chun-Li, interprétée par Callina Liang, les recrute afin de participer au prochain World Warrior Tournament. La compétition prend la forme d’un affrontement brutal où se mêlent combat et histoire personnelle, avant que les deux hommes ne découvrent l’existence d’une conspiration mortelle. Celle-ci doit notamment les conduire à s’affronter tout en les obligeant à composer avec leur passé. Autour de ce trio, le film rassemble Joe « Roman Reigns » Anoa’i dans le rôle d’Akuma, David Dastmalchian en M. Bison, Cody Rhodes en Guile, Andrew Schulz en Dan Hibiki, Vidyut Jammwal en Dhalsim, Eric André en Don Sauvage et Curtis « 50 Cent » Jackson en Balrog. Orville Peck interprète Vega, Olivier Richters Zangief, Hirooki Goto E. Honda, Rayna Vallandingham Juli, Alexander Volkanovski Joe, Kyle Mooney Marvin et Mel Jarnson Cammy.
Ce rassemblement intervient alors que la licence approche de quatre décennies d’existence. Apparue dans les salles d’arcade en 1987, elle change véritablement d’échelle avec Street Fighter II en 1991, épisode dont le succès participe à l’installation mondiale du jeu de combat. Capcom revendique désormais plus de 50 millions d’exemplaires vendus pour les jeux de la série, tandis que Street Fighter 6 a franchi à lui seul les 7 millions d’unités. Cette profondeur historique explique aussi l’ampleur du dispositif industriel entourant le nouveau long métrage. Paramount Pictures et Legendary Pictures présentent une production Legendary Pictures réalisée en association avec Capcom. Kitao Sakurai assure la réalisation, tandis que Mary Parent, Cale Boyter, Jason Momoa, Takayuki Nakayama et Stefan Makhoul produisent le film. JJ Hook, Jay Ashenfelter, Kenzo Tsujimoto et Haruhiro Tsujimoto occupent les fonctions de producteurs exécutifs. La sortie française reste fixée au 14 octobre 2026.
La prochaine information réellement significative sera moins l’apparition d’un nouveau personnage que la continuité entre les combats. Un extrait peut privilégier l’efficacité immédiate ; le long métrage devra maintenir cette lisibilité lorsque les affrontements s’inscriront dans le tournoi, la conspiration et les trajectoires personnelles de Ryu et Ken. C’est sur cette articulation que l’adaptation pourra désormais être observée.
Paramount Pictures et Legendary Pictures présentent
Une production Legendary Pictures
En association avec Capcom
“STREET FIGHTER”
D’APRÈS LE JEU VIDÉO CAPCOM
PRODUCTEURS EXECUTIFS
JJ Hook, Jay Ashenfelter, Kenzo Tsujimoto, Haruhiro Tsujimoto
PRODUCTEURS EXECUTIFS
PRODUIT PAR
Mary Parent, Cale Boyter, Jason Momoa, Takayuki Nakayama, Stefan Makhoul
RÉALISÉ PAR
Kitao Sakurai
AVEC
Noah Centineo dans le rôle de Ken Masters
Andrew Koji dans le rôle de Ryu
Callina Liang dans le rôle de Chun-Li
Joe « Roman Reigns » Anoa’i dans le rôle de Akuma
David Dastmalchian dans le rôle de M. Bison
Cody Rhodes dans le rôle de Guile
Andrew Schulz dans le rôle de Dan Hibiki
Vidyut Jammwal dans le rôle de Dhalsim
Eric André dans le rôle de Don Sauvage
Avec Curtis “50 Cent” Jackson dans le rôle de Balrog
Et Jason Momoa dans le rôle de Blanka
Également à l’affiche :
Orville Peck dans le rôle de Vega
Olivier Richters dans le rôle de Zangief
Hirooki Goto dans le rôle de E. Honda
Rayna Vallandingham dans le rôle de Juli
Alexander Volkanovski dans le rôle de Joe
Kyle Mooney dans le rôle de Marvin
Mel Jarnson dans le rôle de Cammy
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