La nouvelle femme, malgré un casting excellent et sans faute, peine à consolider ses arguments, en proposant un biopic timide de la vie de Maria Montessori.

La vie de Maria Montessori révélée dans ce film se suffit en elle-même et ajouter la vie de Lili d’Alengy comme prétexte pour explorer le cadre de vie de Maria alourdit le récit. Certes, montrer comment Maria veut révolutionner l’éducation et redonner la liberté aux enfants est intéressant, comprendre comment cette femme s’est construit l’est tout autant. Lili dans le film apparait comme une forme de déclencheur pour activer le courage à prendre son envol. Une sorte de miroir, de double dévoilant la complexité de la maternité et du rôle de mère dans une société conservatrice.
Dans certains pays, le film est sorti sous le titre Mario Montessori. En France, non. Pourquoi vouloir compliquer les choses, en essayant de créer un récit complexe là où la vraie héroïne a déjà beaucoup à offrir. Aller beaucoup plus en profondeur dans le quotidien de Maria aurait peut-être permis d’aller jusqu’au bout du propos. Il est juste que montrer comment une femme va révolutionner la science de l’éducation, là où seuls les Hommes avaient le droit de se dire médecin ou scientifique, offre déjà en soi un sujet suffisamment vaste à exploiter.

La Nouvelle Femme – terme désignant les femmes féministes, éduquées du 1900) propose un cadre sociohistorique de la place des femmes dans la société.
Au début du XXe siècle, les femmes de 1900 étaient largement confinées à des rôles domestiques, exclues de nombreuses sphères publiques et professionnelles. La société patriarcale limitait leur accès à l’éducation et aux carrières, les reléguant principalement aux tâches ménagères. Toutefois, un mouvement féministe émergeait, cherchant à obtenir le droit de vote et à défier les normes sociales. La montée de femmes éduquées et indépendantes, surnommées « La Nouvelle Femme », marquait une évolution vers l’émancipation féminine. Même si le film esquisse de manière déguisée un biopic sur Maria Montessori, on découvre comment cette pédagogue influente et en avance sur son époque, arrive malgré tout à mettre en marche ce changement. En défiant les conventions pour poursuivre une carrière et proposer sa méthode éducative novatrice. Malgré des avancées, les femmes demeuraient confrontées à des obstacles sociaux et politiques significatifs.
Le duo des deux actrices est parfait, même si on sent beaucoup de retenu dans le jeu de Jasmine Trinca, qui malgré tout apporte un peu de douceur et demeure la belle surprise de ce film.
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13 mars 2024 en salle | 1h 41min | Drame, Historique
De Léa Todorov |
Par Léa Todorov
Avec Jasmine Trinca, Leïla Bekhti, Rafaëlle Sonneville-Caby
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Une réflexion sur “La nouvelle femme, un excellent casting, mais un biopic timide !”