Le film La Tresse, réalisé par Laetitia Colombani, trouve ses racines dans son propre roman éponyme de 2017. L’idée germe en janvier 2015 lorsqu’elle accompagne une amie atteinte du cancer choisir une perruque. Inspirée par un documentaire sur les cheveux offerts dans un temple indien, elle conçoit une histoire intercontinentale sur le don capillaire.
Côté casting et tournage
La réalisatrice, passionnée par l’Inde, s’est profondément documentée sur la caste des Intouchables. Le casting reflète sa volonté de tourner dans les trois pays du livre avec des acteurs authentiques. Des choix soigneux, comme celui de Mia Maelzer pour Smita et Sajda Pathan, une enfant issue d’un foyer d’accueil, apportent une authenticité à l’écran. Le tournage, bien que complexe avec des déplacements entre l’Inde, le Canada, et l’Italie, a été une aventure intensément enrichissante pour la réalisatrice, démontrant sa détermination à capturer trois énergies distinctes tout en surmontant les défis logistiques du projet.
Un travail de recherches
Le processus de création du film a été profondément influencé par le travail de documentation approfondi entrepris par Laetitia Colombani. Animée par une passion pour l’Inde, elle a déployé des efforts considérables pour comprendre la réalité sociale, en particulier la caste des Intouchables. Ses voyages fréquents en Inde lui ont permis de traverser des villages et de dialoguer avec des membres de cette communauté souvent marginalisée. Ces rencontres directes ont donné une dimension humaine à son travail, permettant de saisir la complexité de leurs vies, leurs défis et les discriminations systémiques auxquelles ils sont confrontés.
La cinéaste a également souligné l’injustice persistante à l’égard des Intouchables, notant qu’ils étaient invisibilisés et tenus à l’écart de la vie sociale. Cette immersion dans la réalité quotidienne de cette communauté a profondément informé le récit, faisant de La Tresse bien plus qu’une simple œuvre cinématographique. Elle a également partagé ses expériences avec des jeunes femmes de cette communauté, donnant ainsi une voix à ceux à qui on ne l’accorde généralement pas. Ces interactions directes ont nourri la construction des personnages, ajoutant une couche de véracité et d’authenticité à l’histoire.
La volonté de l’auteure d’explorer les réalités complexes des Intouchables, souvent négligées, est un témoignage de son engagement envers l’exactitude culturelle et sociale. Son immersion dans le quotidien de cette communauté a été un acte délibéré pour dénoncer les ségrégations institutionnalisées persistantes en Inde. Ainsi, le travail de documentation a joué un rôle crucial dans la transformation d’une idée initiale en une narration cinématographique puissante, offrant une fenêtre sur des réalités généralement ignorées et invitant le public à réfléchir sur des problèmes sociaux pressants.
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