Ma famille Afghane


Ce film d’animation donne une vision du mariage mixte dans un pays musulman. Un pays qui se bat contre les talibans.

Herra est d’origine tchèque, elle décide de suivre Nazir par amour. On l’avait mise en garde sur les risques de vivre avec un musulman dans un pays dominé par la doctrine. Malgré les avertissements décriant son choix comme suicidaire, elle accepte de partir.

Dans son esprit, elle aurait eu plusieurs enfants et fonderait une grande famille, mais très rapidement elle réalise qu’elle va être absorbée malgré-elle dans une belle famille. N’étant pas fertile, son utilité est rapidement remise en question. On propose de trouver à Nazir une seconde femme pour permettre d’avoir des enfants. Arrive un soleil inattendu, Maad, un jeune orphelin de père.

Le titre original My Sunny Maad souligne l’importance de ce petit garçon recueilli par le couple Nazir et Herra. Il est handicapé, il a vu la cruauté des hommes très jeune et il n’a pas peur de remettre en cause les conventions familiales.

Ce film souligne beaucoup les difficultés pour un occidental à accepter des rites et coutumes de l’Islam. L’amour reste un prétexte pour conduire peu à peu ce film à dévoiler une noirceur où la survie prime sur tout. Le titre original souligne beaucoup plus ce gros contraste entre le ton grave du film et le soleil que représente Maad pour cette famille.

Ce film souligne les différences générationnelles, celle du grand-père plus respectueux des femmes et de leur éducation et celle de la génération de Nazir qui sont stricts sur l’application des règles imposant la domination sur la femme.
Nazir a eu une éducation bienveillante de la part de son père, et il a connu d’autres pays durant ses études. Il est un peu plus permissif avec Herra et cela attire le courroux du beau-frère, qui reprend sans cesse Herra et la sœur de Nazir.

On peut se poser la question pourquoi le grand-père est si bienveillant envers les femmes ? Il a connu le Kaboul d’avant les Talibans. Il était photographe et photographiait des touristes, une ville et vie un peu plus occidentalisées. Il voit les Femmes comme des immortelles qui vivent à travers leurs enfants, l’Homme n’est que de passage. Il est donc normal de nourrir l’esprit de ces immortelles en les laissant aller à l’école !

On a beaucoup pensé à l’animation et au style du film Le chat du Rabbin de Joann Sfar, qui souligne avec plus de finesse les incohérences d’une vie de religion en Algérie. L’auteur utilise la voix du chat pour questionner le Judaïsme et développer des thèmes philosophiques qui lui sont chers.

En salle le 27 avril 2022  •  Durée 1h 20min 
Réalisation  Michaela Pavlatova Scénario  Petra ProcházkováIvan Arsenjev
Distribution : Diaphana Distribution

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