Free Guy : une dose de culture Pop sur un fond de héros romantique.


Bien que Free Guy rende hommage à la Culture Pop des années 80-90 et à celle des jeux vidéos, son propos gagne en intérêt si on analyse ce film sous l’ange du contexte social actuel. Un film mettant en scène 2 mondes l’un virtuel et l’autre sombre et terne. Au milieu de tout cela, une quête existentielle, celle d’une vie de liberté.

La figure du héros romantique

L’intrigue est simple et pourtant, elle reprend tellement différents mythèmes qui ont déjà prouvé leur efficacité. En effet, on a l’histoire d’un homme normal, qui voit sa vie basculer après sa rencontre avec la « femme parfaite ». C’est souvent à ce moment précis que l’histoire s’enclenche et le héros va vouloir sortir de sa condition actuelle pour s’élever et gagner en quelque sorte le respect et l’amour de cette femme.

Cette figure du héros romantique nous vient directement de la tragédie grecque, mais a également eu une grande résonance dans les romans de Chevalerie. Cette fois-ci le récit actualise le concept et le but de la mission du héros, qui doit se battre contre un programme informatique ! Il n’est qu’un simple personnage non jouable et il va peu à peu prendre des décisions et gagner en liberté. En quelque sorte ce personnage réactualise la figure archaïque du héros romantique qui cherche à s’affranchir de sa condition de simple mortel, se fait violence contre une force plus grande ou contre la fatalité. Ici, ce sont des algorithmes et des scénarios qui tiennent le rôle de fatalité et de destins. Les Dieux ce sont les programmeurs !

La question que n’importe quel spectateur peut se poser est la suivante : Pourquoi vouloir sortir de sa routine ?
Sa vie lui semblait monotone et sans saveur, cette certitude d’un besoin de nouveauté a été renforcée par sa rencontre avec Molotovgirl. Une rencontre au hasard dans ce monde où tout est paramétré, il va chercher à sortir des rangs pour lui plaire.

Ce personnage de second plan voit le monde différemment depuis sa rencontre avec Molotovgirl. Son ami agent de sécurité l’encourage à revenir dans sa routine, celle qui permet au jeu de fonctionner sans bug et sans défaillir. Peu à peu Guy devient un symbole nouveau pour ce jeu où les gens n’y jouaient que dans le but de bastonner quelqu’un. Les internautes et les joueurs vont peu à peu se passionner pour ce personnage hors normes, qui révèle peu à peu son désir de vivre.

Un remake de Tron?

Non, Free Guy ne paraphrase guère l’intrigue de Tron ou Jumanji, mais au contraire il prône le besoin de trouver sa voie et d’accéder au libre arbitre.

Une opposition des photographies

Un peu comme dans le blockbuster des consoles GTA, les joueurs choisissent un avatar et s’en vont exprimer leurs pulsions et frustrations par des actes violent. La production a dû créer réellement un concept de jeu vidéo et tourner à l’aide de deux caméras différentes afin de donner des esthétiques distinctes aux deux mondes. Shawn Levy explique en interview avoir utilisé une série de caméras Arri Alexa Mini Super 35 et un jeu complet d’optiques anamorphiques Panavision série G, avec un zoom grand angle AWZ et un zoom ATZ pour le monde réel, en accentuant au maximum l’atmosphère froide et terne. Pour le monde du jeu vidéo « Free City », ce sont des caméras Alexa 65 grand format et une caméra Alexa Mini Super 35 qui ont été utilisées, équipées d’un jeu complet d’objectifs Panavision Sphero 65 et Legacy Primes Ultra Speeds. La photographie du jeu est plus chaude et avec des couleurs plus saturées.

Une opposition des comportements

Guy veut gagner des points pour conquérir sa belle, il va accentuer ce pour quoi il a été créé en restant un chic type et en gagnant un maximum de points par ses bonnes actions. Ce comportement est à l’antipode de ce qui est prôné dans les jeux vidéos. Ici, le film offre un angle de réflexion nouveau sur les jeux vidéos et sur ce qui est le plus nécessaire : l’action active ou l’acte d’être spectateur ?

Avec l’émergence des plateformes de stream où l’on regarde des gens jouer, on se demande si Guy n’illustre tout simplement pas ce besoin de voir quelque chose de nouveau ; il y a tellement de violence dans les jeux, qu’être bon devient un moyen de se démarquer des autres et de marquer beaucoup plus de points !

Un film à voir en famille, un film qui fait du bien. Ce n’est peut-être pas le film de l’année, mais certainement le film de l’été. Nous avons beaucoup aimé le jeu d’acteur, la production visuelle et esthétique.

De plus, il y a cette énergie communicative qui permet de ressortir du film avec la sensation qu’il existe encore du bon dans ce monde. Soyez justes et honnêtes, soyez des good Guy !

Crédit photographique : 20th Century Studios’ FREE GUY. Courtesy of 20th Century Studios. © 2020 Twentieth Century Fox Film Corporation. All Rights Reserved.

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