Aladdin le film


Disney continue sa lancée des adaptations cinématographiques en vues réelles avec l’un de ses plus grands classiques, Aladdin, l’un des personnages phares de l’univers de la firme.

Nous étions en avant première France il y a quelques semaines et nous avons de bonnes impressions

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Dans sa nouvelle mouture ce conte se positionne sur la modernité et soulève des questions existentielles plus importante que dans sa version animée comme par exemple l’ascension sociale, sujet omniprésent à l’époque romantique, le droit à la parole, l’égalité et l’amour, thème récurrent dans les films de la compagnie.

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Si Disney mise sur l’adaptation de ses classiques, après la Belle et la Bête et prochainement Le Roi Lion, c’est au tour de ce classique de revenir sur nos écrans et cela permet de relancer sur le plan économique ces produits avec une nouvelle génération qui n’a pas eu la chance de voir ces classiques au cinéma, sauf lors de rediffusion en version remasterisée. La société de la souris a bien raison, Disney est une industrie et s’étend progressivement sur tous les terrains comme le streaming ou les super-héros Marvel. Le choix de remettre aux goûts ses personnages du back-catalogue permet d’ouvrir la voie sur une relecture de ses personnages en les rendant plus proches de notre société. A l’image de ses films récemment sortis, la touche féministe est présente avec une princesse qui a décidé de ne pas se taire. On a trouvé le personnage d’Aladdin trop proche du dessin animé sans parti pris et sans risque, alors que chacun des personnages comme le Génie ont réussi à trouver une incarnation nouvelle.

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Au delà de ces thèmes nous félicitons Marwan Kenzari qui incarne un Jafar à couper le souffle. Surement l’une des révélations du film, qui réussit à créer une certaine empathie pour le personnage qu’il incarne ; on comprend mieux les motivations qui poussent Jafar à vouloir être toujours plus grand, un complexe d’infériorité et un égo surdimensionné ne font pas bon ménage. Sa cupidité aux commandes de ses motivations vont peu à peu le mener à sa perte totale. A côté de cela il y a deux acteurs qui se démarquent assurément, Naomi Scott réussi a endosser le rôle et ne tombe pas dans la caricature de la princesse. Elle y donne un souffle nouveau et féministe, pour coller dans l’air du temps. Sur un fond politico-social où les droits de la femmes sont en régression, la Princesse vient se positionner sur l’idéologie de l’égalité des sexes et la liberté d’expression pour les femmes.

A côté de cela, il y a le génie, Aladdin sans génie n’est plus Aladdin. Will Smith est incroyable, il est touchant, il est troublant, il est fou. Il insuffle de la magie au personnage, comble de l’ironie pour un génie. Il a juste à bouger et à sourire pour que la magie opère, là où Robin Williams donnait une âme humaine, Will nous offre un sourire et un regard de douceur.

 

La VF est compliquée à juger, on décerne cependant une couronne d’or à Hiba Tawaji qui offre sa voix à Jasmine, partage un brin de douceur orientale dans ce film 2019, qui mérite d’être aussi bien vu en VO qu’en VF pour retrouver la magie de notre enfance.

 

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