La photographie d’illustrer à créer Partie I


La photographie a évolué avec son époque, qu’elle fasse office d’un témoignage, d’une preuve, d’un souvenir ou d’une création, c’est avec l’apparition de technique et de démocratisation de la technique que cet outil scientifique est devenu une monnaie courante dans notre société.

Au commencement 1812

Premières recherches de Niepce, fut un pionnier de la photographie et l’auteur du tout premier cliché. Techniquement, il fallait plusieurs jours d’exposition pour sensibiliser la plaque d’étain recouverte de bitume de Judée, un composé chimi­que à base d’asphalte. L’utilisation de ce que l’on appelait « l’excrément du diable », en raison de l’odeur fétide que dégageait la substance, fut un coup de génie de la part de cet homme que rien au départ ne disposait à être inventeur. Puis vint la mort de Niepce, qui fut suivi de très près par la découverte d’une nouvelle technique,  Daguerre fixe une image avec du chlorure de sodium.

De trois jour à dix minutes une révolution dans le temps de pose

Daguerre décide de poursuivre les recherches sur les propriétés photochimiques de l’iode. De 1835 à 1837, il va progresser sur les méthodes de développement et de fixation des images, en découvrant que la vapeur de mercure agit comme révélateur de l’image. Avec le principe du développement de l’image latente, Daguerre apporte une contribution majeure en trouvant le procédé qui a pour conséquence pratique de raccourcir le temps de pose, jusqu’alors très long (plusieurs heures), à quelques dizaines de minutes seulement.
En 1837, il parvient à fixer ces images avec de l’eau chaude saturée de sel marin. Le daguerréotype est né, sans que le nom de Niépce y soit associé.

Quand les anglais s’en mèlent ça fait la révolution 1834
L’anglais William Henry Fox Talbot sensibilise du papier à l’aide de sels d’argent et obtient des empreintes, les « photogenics drawings ». Temps de pose 1 à plusieurs minutes. Ce qu’on ne dit pas à assez, c’est que cet anglais avait cherché avant même que Daguerre publie ses études. C’est qu’après que William développa sa méthode.

En 1833, lors d’un séjour au lac de Côme en Italie, Talbot tenta de reproduire des paysages en s’aidant d’une camera lucida, ou chambre claire, pour tracer des esquisses. Mais cette technique supposait de dessiner, ce qu’il n’appréciait pas. Il chercha alors à obtenir des images durables par un autre moyen et débuta ses expériences photographiques.

Son premier procédé s’appelait « dessin photogénique » (photogenic drawings) qu’il met au point en 18391. Il consistait à placer un objet sur une feuille de papier sensibilisée, puis à exposer le tout à la lumière, avant de fixer l’image obtenue. La silhouette de l’objet – feuille d’arbre, plante, plume, dentelle… – apparaissait en négatif. Le support photosensible était fabriqué en mouillant une feuille de papier dans une solution de sel de cuisine, puis de nitrate d’argent. Après l’exposition, l’image était fixée avec un sel de potassium.

Talbot poursuivit ses essais en utilisant la camera obscura, ou chambre noire. Il se servait de chambres de petite taille, appelées « souricières » par sa famille. En 1835, il obtint le premier négatif sur papier qui nous soit parvenu. Cette petite image négative de 2,5 cm de côté représente une fenêtre, prise de l’intérieur de Lacock Abbey, sa résidence dans le Wiltshire.

La première intention de William Henry Fox Talbot était de redessiner un paysage, mais le passage au dessin le perturbait.

Naissance du calotype

Surement la révolution la plus significatif, on passe d’une méthode complexe à une méthode permettant la production d’une pièce unique, le calotype (du grec kalos, beau et typos, impression), ou calotypie, est un procédé photographique inventé par William Henry Fox Talbot et breveté en 1841. Il permet d’obtenir un négatif papier direct et donc la possibilité de reproduire des images positives par simple tirage contact. Le procédé négatif-positif deviendra la base de la photographie argentique moderne.

En 1844, Talbot édita le premier livre illustré par la photographie, Pencil of Nature (Le Crayon de la nature). Cet ouvrage contenait vingt-quatre calotypes hors texte.

En France, c’est Louis Désiré Blanquart-Evrard qui réalisa à Lille les premières impressions de photographies avec ce procédé.

Vers la mise en scène

Dans les années 1830 à Paris, le milieu intellectuel et artistique est agité par les fameuses expériences menées par Louis Daguerre, créateur du Diorama. Celles-ci font suite aux avancées de Nicéphore Niépce, avec lequel il s’était associé en 1827. Mais en 1835, des informations commencent à circuler sur un procédé que Daguerre aurait réussi à mettre au point pour fixer l’impression lumineuse dans une camera obscura.

Comme beaucoup d’autres, Bayard, qui s’intéresse à la peinture, se lance dans l’expérimentation. La première idée de génie de cet homme méthodique consiste à consigner ses avancées dans un cahier d’essais. On peut ainsi suivre sa progression dans la maîtrise de la sensibilité, avec l’apparition de vagues formes qui se précisent d’essais en essais jusqu’à ce qu’on y reconnaisse les statues qui lui servent de modèles.

Bayard invente d’abord un procédé photographique de négatif sur papier. Puis, en mars 1839, il met au point un procédé lui permettant d’obtenir des positifs directs sur papier. L’image positive se forme par l’exposition dans la chambre noire d’une feuille de papier préalablement sensibilisée. Comme le daguerréotype, les images obtenues par Bayard sont des pièces uniques ne pouvant être reproduites.

En juin 1839, Bayard organise la première exposition de photographies de l’histoire. Il contribue à une opération de bienfaisance en présentant une trentaine de vues de natures mortes et d’architecture. Deux mois avant la reconnaissance officielle du daguerréotype, Bayard a donc déjà une maîtrise suffisante de son procédé pour en faire des démonstrations – mais il est trop tard.

La France revendique pleinement l’invention de la photographie en soutenant haut et fort la paternité de Daguerre, mais le procédé mis au point par Bayard diffère profondément. L’Académie des sciences est embarrassée par cette deuxième invention. François Arago, promoteur de Daguerre et de son procédé, ne l’encourage pas. Bayard se tourne alors vers l’Académie des Beaux-Arts qui le reçoit mieux, mais sans le soutenir véritablement. Entre temps, l’Anglais William Henry Fox Talbot a inventé un procédé de négatif-positif, supérieur à celui de Bayard, qui se voit relégué au deuxième plan.

En juin 1839, Bayard reçoit 600 francs de l’État français pour s’équiper en matériel photographique (alors qu’une rente annuelle de 10 000 francs au total est versée à Jacques Daguerre et à Isidore Niépce, le fils de Nicéphore). En février 1840, il révèle les détails de son invention du positif direct à l’Académie des Sciences. Mais le daguerréotype est en plein essor, et l’apport de Bayard reste ignoré.

Pourquoi parler de Bayard si personne ne l’a reconnu à son époque?

Tout simplement pour sa conception de la photo qui est nouvelle, beaucoup plus portée vers un côté artistique.

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