Les régionales, le bilan?


Voici les réactions de la classe politique après les résultats du premier tour des élections régionales.

A droite :

Christine Boutin

Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate, allié de l’UMP : « Où est passée la ‘droite décomplexée’? Trop de déclarations récentes et de projets gouvernementaux vont à l’encontre de cette ligne qui était celle du candidat Sarkozy. La mobilisation nécessaire aujourd’hui doit donc se faire sur des messages forts, sur les valeurs de la droite et sur une dimension humaine et sociale renouvelée et affirmée ». « 2007 fut un temps de clarification et de choix. Depuis, force est de constater que l’on peut chercher longtemps avant de trouver les signes de la ‘liquidation de l’héritage de 68’ qui était la matrice du projet de Nicolas Sarkozy ». « Les Français sont aujourd’hui déboussolés: déboussolés politiquement par l’ouverture; déboussolés économiquement par une crise sans précédent et des doutes sur leur avenir ».

Alain Joyandet, tête de liste UMP en Franche-Comté et secrétaire d’Etat à la Coopération : « J’en appelle à tous les électeurs, quel que soit leur vote au premier tour. Le choix est très clair, voter FN au second tour égale voter PS. Si les électeurs du FN revotent FN, la région restera au PS ». « Il y a deux tours, on peut changer d’avis entre les deux tours ».

David Douillet, député UMP, numéro deux sur la liste de Valérie Pécresse (UMP) dans les Yvelines : Il faut d’abord « parler aux abstentionnistes » pour qu’ils votent au second tour, car « c’est leur vie quotidienne, et notamment les transports » qui sont concernés.

Hervé Morin, président du Nouveau Centre et ministre de la Défense: Ce scrutin est « avant tout un échec de l’échelon régional, qui n’a pas su s’imposer dans le débat politique français ». « Plus de 50% d’abstention, c’est la preuve que les régions ne se sont pas imposées dans le paysage politique et qu’il est temps de transformer en profondeur les collectivités locales ».
Hervé Morin a dit attendre « avec beaucoup d’impatience le deuxième tour, parce que ce deuxième tour va être un moment absolument formidable ». Il a affirmé avoir « constaté dans chaque région que les Verts, le PS et la gauche n’avaient pas le même projet ». « Il va falloir aujourd’hui faire tomber les masques, sortir des rideaux et expliquer clairement ce qu’on veut pour chaque région ».

Luc Chatel, porte-parole du gouvernement (UMP) : « C’est un atout pour la majorité présidentielle d’avoir été unie dès le premier tour parce que dès, demain matin, nous sommes en campagne avec les mêmes candidats et le même programme ». « Les électeurs ont eu dû mal à s’y retrouver et ne comprennent pas quelle est l’action dans leur propre région ».

Valérie Pécresse... La haine des étudiants envers elle, va-t-elle mettre un terme à sa position 1 en Essonne?

Valérie Pécresse, tête de liste UMP pour les régionales en Ile-de-France, ministre de l’Enseignement supérieur : « Les socialistes ont essayé de détourner les enjeux régionaux de cette élection, ça leur est revenu en boomerang. Avec un abstentionniste sur deux, il est impossible de tirer des leçons nationales ou régionales de ce scrutin. Tout l’enjeu du second tour est d’aller parler aux Franciliens qui ont cru que cette élection régionale ne les concernait pas ».

Dominique Paillé, porte-parole de l’UMP : « Martine Aubry a tort, elle ne fera pas le grand chelem ! »

Jean-Marie Le Pen, président du Front national : « Le FN était annoncé comme vaincu, mort, enterré par le président de la République, eh bien il a démontré qu’il était une force nationale, et probablement de plus en plus grande ».

Marine Le Pen, vice-présidente du FN : Les Français « ont remis clairement le Front national dans le jeu ». « Les Français sont de retour, ils ont fait mentir les sondages. Ils ont apporté une réponse sans appel aux tentatives judiciaires pour nous bâillonner ». Elle a également dénoncé « la connivence de l’UMP et du PS. »

Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, tête de liste UMP à Paris : « Il est clair que nous n’avons pas su mobiliser notre électorat (…) il est clair que nous n’avons pas fait une bonne campagne ». « Le gros sujet, c’est le taux d’abstention (…) et ça c’est un problème démocratique majeur », « si c’était un vote sanction, ce serait encore plus fort que ça ».

Rachida Dati, eurodéputée UMP : « Il ne faut pas recommettre (sic) les mêmes erreurs du passé. A un moment donné, quand on n’a plus intéressé les Français à la politique et à des projets républicains, ça a donné le 21 avril » 2002, quand le FN est arrivé au second tour de la présidentielle. Elle a lancé « un appel à la mobilisation avant le deuxième tour, valable pour toutes les familles politiques. Il ne faut absolument pas qu’on se retrouve encore une fois avec des électeurs qui, à un moment donné, ont le sentiment d’être abandonnés ».
« Il faut qu’on reprenne nos fondamentaux », a-t-elle lancé à l’adresse de la majorité présidentielle, jugeant qu’il faut notamment que le gouvernement « explique ses réformes, menées en faveur des Français pour mieux les protéger, mais aussi notre projet ».

Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP : « Ce n’est pas le moment de faire du triomphalisme quand il y a autant d’abstention dans notre pays ». « On avait entendu parler d’un vote sanction, il est où le vote sanction ? » « Il y a une nouvelle élection qui commence ce soir et il y a une mobilisation nouvelle qui va se faire. »

Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’Economie numérique, tête de liste UMP dans l’Essonne : Il ne s’agit pas d’un « référendum anti-Sarkozy ». « Le grand gagnant, ce n’est pas une bonne nouvelle, c’est l’abstention. Cela détruit l’argument de la gauche, qui a voulu faire de ces élections un référendum anti-Sarkozy. Il y a plus d’un Français sur deux qui n’ont pas voulu entrer dans ce jeu-là ». Elle estime que le PS et les Verts vont devoir « se battre pour fusionner dans la perspective du deuxième tour ». « Les électeurs ne se laissent pas additionner. Ils sauront reconnaître les trahisons nécessaires dans ce genre de stratégie entre les deux tours ». Ces élections ont été « un caillou dans la chaussure de tous les présidents de région sortants, les socialistes qui n’ont pas réussi à rendre lisible, aimable, intéressante, leur région ». « Cela légitime la nécessité d’une réforme territoriale et du mode de scrutin ».

François Fillon, Premier ministre (UMP) : « Rien n’est joué pour le second tour ». Il appelle à la « mobilisation des électeurs de la majorité présidentielle. La faible participation ne permet pas de tirer un enseignement national de ce scrutin. Contrairement à tous les pronostics, rien n’est donc joué pour le second tour dans de nombreuses régions.Tout reste ouvert parce que les électeurs ne sont la propriété d’aucun parti. Je demande à tous les électeurs de la majorité présidentielle de se mobiliser pour le second tour. Au-delà des étiquettes partisanes, je me tourne aussi vers tous les Français qui savent que la modernisation de la France passe par des régions dynamiques, fortes, sûres d’elles et surtout par des régions qui sont au service de la République. Plus que jamais, la réforme et la simplification de l’organisation territoriale que nous voulons avec le président de la République est plus que nécessaire ».

Jean-Louis Borloo (UMP) : « J’observe que le Parti socialiste en gros est à son score de 2004 et que l’UMP est pas à un score très différent de celui de 2004 »

Jean-François Copé (UMP) : Le PS « nous est passé devant. Il faut le reconnaître, nous n’avons pas accumulé un nombre suffisant de voix à ce stade pour le deuxième tour, il faut donc aller les chercher ». Interrogé sur la situation en Languedoc-Roussillon, où le PS appelle à « faire barrage » à la droite après avoir combattu Georges Frêche au 1er tour, M. Copé a jugé « hallucinants les comportements » de M. Frêche. Au plan national, « il nous faut tirer les enseignements » des élections quand bien même « l’heure n’est pas à tirer des leçons définitives d’un scrutin qui n’est pas terminé ».

Laurent Wauquier
(UMP) : Il n’y a qu' »un seul vainqueur par KO, l’abstention ».

Frédéric Lefebvre (UMP) : « Plus de 90% des régions sont socialistes, or plus d’un Français sur deux ne va pas voter. Où est le vote sanction qu’on nous avait annoncé ? Le PS et l’UMP sont au coude à coude. On a voulu voler cette élection aux Français mais rien n’est joué. L’urgence de la réforme des collectivités locales s’impose à tous ». Sur France 2, Frédéric Lefebvre a ajouté que l’UMP disposait d’une réserve de voix: « il y en a une très importante, ce sont les abstentionnistes ». Interrogé sur une possible intervention de Nicolas Sarkozy avant le second tour, il a déclaré que « s’il juge utile de s’exprimer, il le fera ». Avant le premier tour, « il l’a fait et tout le monde le lui a reproché », a-t-il noté.

Rama Yade (UMP) : « Le triomphalisme affiché par mes voisins (lors du débat télévisé) m’étonne beaucoup. Ce triomphalisme est aussi relativisé par le poids de l’abstention. Les Français se sont exprimés et cette expression prend la forme importante de l’abstention. Ce message doit être aujourd’hui entendu par les responsables politiques avant que chacun parle des alliances. Rien n’est joué. Il y a un second tour. Le second tour n’est jamais le résultat d’additions purement arithmétiques. Nous ne sommes qu’à la mi-temps du match et le coup de sifflet final ce ne sera qu’au second tour. »

Hubert Falco, maire de Toulon et secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants, tête de liste UMP dans le Var : « Malgré notre solide avance dans le Var, le second tour sera difficile ». Tout reste ouvert ». « L’abstention historique » à ces élections régionales est « le signe que la région n’a pas réussi à prendre sa place dans l’esprit de nos concitoyens ». »Plus que jamais, la politique a besoin de vérité, de transparence et de résultats. Ce n’est pas l’image que donne aujourd’hui la majorité en Provence-Alpes-Côte d’Azur ».

Raymond Couderc, tête de liste UMP en Languedoc-Roussillon a appelé à « un sursaut républicain ».
« Tous ceux qui ne veulent plus de cette gestion autoritaire de la région, tous ceux qui ne veulent pas confier la région à l’extrême droite, vont nous rejoindre. Avec ce résultat, tout est possible au second tour. Aujourd’hui, parmi les votants, deux électeurs sur trois rejettent Georges Frêche. C’est clair, net et précis. Entre les listes extrémistes, qui ne respectent ni l’individu ni la démocratie, nous apparaissons comme la seule alternative crédible ».
Christian Estrosi, maire UMP de Nice, ministre de l’Industrie : « Une telle abstention est l’échec de la démocratie, l’échec de beaucoup de présidents sortants, qui n’ont pas su capter l’attention des électeurs. Elle renforce l’exigence d’une réforme territoriale et du mode d’élection des représentants territoriaux. Christian Estrosi a estimé que « la faible participation expliquait pour beaucoup le faible score de l’UMP au plan national » et a lancé un appel à la mobilisation des électeurs de droite au second tour.

Thierry Mariani, tête de liste UMP en région PACA : « La confiance que les électeurs ont manifesté nous permet de nourrir des espoirs pour l’issue finale en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dimanche prochain, tout reste possible, le président de notre région a réalisé vraisemblablement un des plus mauvais scores des présidents sortants. Le FN réalise ce soir un score important (20,9% selon Opinionway, ndlr) qui nous ramène des années en arrière. Je dis solennellement aux électeurs: au deuxième tour, ne gaspillez pas vos voix, toutes les voix qui s’égareront sur une autre liste n’apporteront rien pour changer cette majorité. Une fois de plus, le FN est le meilleur allié de la gauche.

Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, tête de liste de la droite en Haute-Normandie : « Le premier enseignement de ce premier tour est la très forte abstention, ce qui montre qu’on n’a pas réussi à susciter l’intérêt sur les enjeux régionaux ». Bruno Le Maire a ajouté que la réforme territoriale en cours d’examen au Sénat et la création des conseillers territoriaux allaient « dans le bon sens » en créant les conditions d’une meilleure mobilisation des électeurs. Le ministre s’est félicité de son résultat. « C’est un score très prometteur, nous résistons dans le contexte qu’on connaît ».

Jean-Claude Gaudin, maire UMP de Marseille : « Face à la crise économique et sociale (…) l’espoir ne peut pas venir d’une gauche fracturée ». « La majorité présidentielle est particulièrement touchée par le phénomène d’abstention. Si les oppositions paraissent tirer un bénéfice arithmétique de la difficile situation actuelle, elles sauront d’autant moins faire face à l’avenir qu’elles n’ont proposé ni projet ambitieux ni union véritable au cours de cette campagne ».

Au centre :

François Bayrou, président du MoDem: « L’abstention a battu tous les records et l’extrême droite est à des niveaux jamais atteints depuis des années. L’état du pays a dépassé la cote d’alerte ». « Bien sûr, c’est un mauvais jour pour nous. Nous n’avons pas réussi à regrouper les électeurs autour des listes et des candidats souvent nouveaux, très souvent jeunes, que nous soutenons ». « Il n’y a ce soir pour nous qu’une seule chose à dire: facile ou difficile peu importe, il faut continuer le combat pour un autre projet de société, d’autres valeurs ».

Corinne Lepage, vice-présidente du MoDem : « Le résultat est catastrophique pour le MoDem ». « Cela remet complètement en cause le président (François Bayrou) et sa stratégie. Cela me paraît une évidence ». « Ce n’est pas la responsabilité des militants. Cela ne remet pas forcément en cause les valeurs du MoDem. »

Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem : « Ce score est mauvais ». « J’ai un sentiment évidemment d’échec, de déception ». « La vie politique est faite de moments faciles, de moments difficiles. Ça, c’est un moment difficile », a-t-elle ajouté, disant ressentir « de la tristesse » pour « tous ceux qui étaient candidats nouveaux, femmes et hommes, qui ont fait de jolies campagnes, de belles campagnes ».

Clotilde Ripoull, vice-présidente du MoDem en Languedoc-Roussillon : « Les résultats catastrophiques obtenus aux régionales par le MoDem – la majorité de nos listes ne dépassent pas l’étiage de cinq pour cent – appellent au plus tôt un bilan et un nouvel élan internes ». « Le bilan est déjà clair : c’est l’échec d’une stratégie présidentielle hyper-personnelle », dit-elle dans une attaque frontale contre le président du parti François Bayrou. « Pour que le MoDem se comporte comme un mouvement qui ‘parle’ à nouveau aux Français et pas comme une écurie présidentielle en perte de vitesse, il faut impérativement revoir sa gouvernance et sa présidence ». « François Bayrou ne doit pas nier la nécessité de ce débat ou pire l’étouffer ».

A gauche :

Bertrand Delanoë : Le maire de Paris a jugé sur son blog que la gauche avait « retrouvé des forces » après le premier tour des régionales, et a déploré le « déni » de l’UMP devant les résultats, le jugeant par ailleurs responsable du succès du Front National.
Au lendemain du premier tour où la gauche (PS, EE, Front de gauche, NPA) a totalisé à Paris plus de 55% des voix, Bertrand Delanoë a jugé que « la gauche retrouve des forces, dans toute sa diversité » et que ce « constat encourageant n’invite qu’à l’exigence et à l’humilité ».
« Clairement, les Français ont adressé un message de confiance au socialisme de la justice et de l’efficacité. Le progressisme redevient une force crédible, avec, comme pivot, le parti socialiste. Cette réalité nous crée des devoirs. Et d’abord, gagner dimanche prochain », précise-t-il.


Elisabeth Guigou, députée PS : Dans les fusions de listes, « c’est le vote des électeurs qu’il faut respecter donc nous respecterons les proportions » de voix du premier tour. Pendant la campagne, « j’ai vu des chômeurs, des gens en fin de droit, le pouvoir d’achat qui ne cesse de diminuer, des retraités qui ne peuvent absolument plus joindre les deux bouts et des agriculteurs au bord du suicide ». Or « nous avons un gouvernement qui dit ‘on va continuer avec cette politique’ (…). Je pense que les Français et les Françaises ont voulu dire ‘ça suffit (…) on a besoin de régions qui essayent de faire contrepoids à la politique du gouvernement' ».

Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement républicain et citoyen (MRC) : « Le succès de la stratégie de rassemblement PS-MRC-PRG ». « Une partie des électeurs de Nicolas Sarkozy s’est reportée sur l’extrême droite, avec une abstention massive, c’est le signe d’une démocratie et d’une société profondément malades ».

Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG) : Il se réjouit du « succès de la gauche et en particulier des listes d’union PRG-PS ». « Cette volonté d’union s’est avérée payante et le second tour doit rassembler toute la gauche pour continuer à soutenir la politique engagée par la gauche dans les régions et parachever la condamnation de l’action gouvernementale ».

Christian Picquet, porte-parole de Gauche unitaire, composante du Front de gauche : « L’heure est maintenant au rassemblement de toute la gauche pour amplifier encore la poussée à gauche et infliger la plus lourde défaite possible à Nicolas Sarkozy, à ses ministres et ses candidats ».

Noël Mamère, député Vert : « C’est une victoire de la gauche et des écologistes. Et c’est la gauche et les écologistes qui maintenant doivent travailler ensemble pour trouver des bons compromis pour mener ce deuxième tour qui doit augmenter la dynamique du premier tour et préparer les étapes qui vont nous conduire jusqu’en 2012 ». Les Verts ont « envie de construire une gauche dans laquelle l’écologie a toute sa place » et étaient dans « un esprit de coopération et de construction ». Le taux record d’abstention et le score du FN sont « l’expression d’un malaise profond » en France, d’une « souffrance muette ».

Benoît Hamon, porte-parole du PS : Tout en se disant « assez frappé par le niveau de l’abstention », il se déclare « plutôt content du résultat », car le « rapport de force » est « très favorable à la gauche et, à l’intérieur de la gauche, au Parti socialiste ». « Maintenant il faut amplifier incontestablement, parce que l’essentiel c’est le 21 » mars pour « constituer des boucliers sociaux partout », car « au lendemain de cette élection se préparent des cures d’austérité sans précédent dans ce pays ». Benoît Hamon a évoqué notamment des « réductions des dépenses sociales ». « Nous ne réjouissons pas de l’échec de la droite parce que ça se traduit par des centaines de milliers de chômeurs ».

Pierre Moscovici, député PS : « Il faut un rassemblement pour la deuxième mi-temps. » « Il faut faire l’alliance avec tous nos partenaires de gauche, se rassembler ». « Il y a un double mouvement: il y a un mouvement de confiance par rapport aux exécutifs régionaux et il y a un mouvement de défiance par rapport au pouvoir. Il faut l’amplifier ». Le Grand chelem reste « l’objectif » du PS. « Nous sommes en position de l’emporter en Alsace ».

Jean-Paul Huchon, candidat PS en Ile-de-France : « Le temps de l’unité est revenu avec Cécile Duflot (Europe Ecologie), Pierre Laurent (Front de gauche)… » « Au terme d’une campagne active, nos amis écologistes confirment qu’ils sont bien la troisième force dans notre région et dans notre pays, ce dont je me réjouis. ». « Nous allons construire dès ce soir l’alliance qui permettra de battre la droite dimanche prochain ».

Ségolène Royal, candidate (PS) en Poitou-Charentes : Les Français ont signé « un vote de sanction sévère » à l’encontre du « système Sarkozy ». « C’est un vote d’adhésion au bilan et au travail des présidents de région et des majorités qu’ils ont rassemblées pendant six ans autour d’eux pour faire avancer la France ». « C’est aussi un vote de sanction sévère contre la politique de la droite, contre le système Sarkozy qui épuise la France et dont les Français ne veulent plus ». « C’est la raison pour laquelle j’appelle pour dimanche prochain à un vote d’espérance car je suis convaincue que c’est à partir de nos territoires, dans les régions, que nous pouvons ouvrir de nouveaux chemins et que nous pouvons mettre en place des pratiques politiques différentes ».

Jean-Luc Mélenchon : « La route de l’alliance pourrie de la gauche avec le centre, nous l’avons coupée victorieusement. Le Front de gauche a passé l’épreuve du feu. Il y a un point d’appui à gauche », a-t-il ajouté, se félicitant des bons résultats obtenus par cette alliance dans plusieurs régions, dont Auvergne, Limousin et Nord-Pas-de-Calais. « Il y a quelque chose qui est un peu désespérant, c’est qu’après un tel résultat, on considère que l’abstention c’est une case creuse. Non, ce n’est pas une case creuse, c’est une case d’insurrection civique de gens qui disent: ‘y’en a ras le bol’ et ça s’adresse à tout le monde ».
« Vous avez pris une raclée (…) et ça devrait vous faire réfléchir », a-t-il ajouté à l’attention du secrétaire général de l’UMP Xavier Bertrand présent sur le même plateau.

Julien Dray, tête de liste PS dans l’Essonne : « Il n’y a pas de problèmes avec les Verts et le Front de gauche, on trouvera un accord, on sera tous ensemble ». Quant au Front de gauche, « il n’y a pas matière à pavoiser non plus. J’aime bien Jean-Luc (Mélenchon), mais il n’y a pas eu la dynamique révolutionnaire qu’il m’annonçait. Au-delà du PCF, (son électorat) ne s’est pas beaucoup élargi ».

Laurent Fabius (PS): « J’appelle au rassemblement pour confirmer » « l’excellent premier tour ». « En Languedoc-Roussillon, en aucun cas nous n’appellerons à voter pour la droite et l’extrême droite ». « Beaucoup d’électeurs se détermineront en conscience et feront en sorte que la droite et l’extrême droite soient battues ».
Avec les Verts, « Nous allons très bien nous entendre (…) Nous avons gouverné les régions depuis six ans ensemble. Ca a très bien marché. Pourquoi voulez-vous que nous soyons incapables de prolonger ça maintenant? » L’ancien Premier ministre a ajouté que les deux formations politiques arriveraient à faire des « compromis » sans la moindre « difficulté ».

Martine Aubry (PS) : « Les Français ont envoyé un message clair et fort, ils ont aujourd’hui exprimé leur refus d’une France divisée, angoissée et affaiblie et ils ont surtout voulu exprimer leur souhait d’une France à la fois plus juste et plus forte ». Elle s’est félicitée que le PS soit aujourd’hui à « un de ses plus hauts niveaux historiques ». > Lire le verbatim de son intervention

La première secrétaire du Parti socialiste a estimé lundi : « Je suis pour la démocratie. Les Français se sont exprimés, nous devons prendre le résultat de leur vote et réagir à la proportionnelle.Il ne faut pas là-dessus transiger, c’est la règle de la démocratie ».

Georges Frêche (DVG) : « Au niveau national, c’est une victoire des présidents de région de gauche, ce n’est pas une victoire définitive (…) mais les présidents de région tirent leur épingle du jeu. Je ne voudrais pas que Martine Aubry explique que c’est elle qui a gagné, elle n’y est pour rien. Elle est venue ici, elle a fait des meetings, elle a envoyé toute la garde. Résultat : sa candidate fait 6%, c’est un désaveu cinglant de la direction nationale du PS. c’est la victoire des gens qui se battent sur le terrain; nous avons retrouvé les classes populaires qui votent socialistes : employés, ouvriers, fonctionnaires ». A la question de savoir s’il proposerait une place au maire de Montpellier sur sa liste au second tour, il a rétorqué : « Bien sûr ». « Je suis pour la paix des braves parce que je suis né socialiste et que je mourrai socialiste, ce n’est pas un carton que me distribuera la rue de Solferino qui changera quelque chose à la vérité de mon coeur ».

Hélène Mandroux, candidate PS en Languedoc-Roussillon : « J’ai eu Arnaud Montebourg au téléphone, j’ai eu Martine Aubry au téléphone, on appelle à faire barrage à la droite et à l’extrême droite et nous laissons notre électorat libre de voter en son âme et conscience ». Hélène Mandroux a regretté le « triomphe du régionalisme » et du « populisme », a refusé de parler d' »échec » alors que le PS n’est pas parvenu à s’entendre avec Europe Ecologie au 1er tour. « C’était important que les socialistes soient présents, nous savions les uns et les autres que nous prenions un risque, nous l’avons pris », a-t-elle dit, estimant que le Languedoc-Roussillon « montrait le chemin » vers « la rénovation du PS ».
Gérard Collomb, sénateur-maire socialiste de Lyon : « L’excellent score » de Georges Frêche, le controversé président sortant de Languedoc-Roussillon (ex-PS), prouve « que les militants n’ont pas suivi les conseils des appareils parisiens ». « Les résultats du premier tour sont une sanction de la politique gouvernementale et une victoire du PS, surtout pour les présidents extrêmement enracinés sur le terrain et très proches des réalités locales ».

Jean-Louis Roumégas, tête de liste Europe Ecologie : Le parti socialiste « a pris un risque énorme qui a sûrement profité à l’image de Mme Aubry au niveau national, mais au prix du sacrifice de la région Languedoc-Roussillon. C’est une déception. Très clairement, on paie l’effet de la dispersion ». Le résultat obtenu est « le pire des scénarios pour nous parce que nous ne sommes pas présents (au second tour, ndlr) et que beaucoup d’électeurs vont se sentir orphelins et ne se déplaceront pas pour voter. L’affaire Frêche a tué le débat totalement dans cette région. On est sous la dictature de l’émotion, l’élection s’est transformée en plébiscite pour ou contre Georges Frêche, il n’y a plus eu de débat de fond ».
Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF : « Je crois que le Parti socialiste doit entendre que si on veut gagner dans toutes les régions, il faut qu’il y ait le rassemblement de toute la gauche, il faut que chaque partenaire ait sa juste place, c’est comme ça qu’on construira de bonnes gestions des régions. Comme nous l’avions dit, nous allons bien sûr demander à être représentés dans les listes de gauche du second tour au niveau de notre score dans chaque région ». « Il faut absolument que le 2e tour confirme » et « amplifie la victoire de la gauche (…) Il faut faire en sorte que cette victoire soit indiscutable », a estimé Mme Buffet. Selon la numéro un communiste, « l’UMP est responsable » de la progression du Front national car ses responsables « ont alimenté ce vote de peur ».

Cécile Duflot, tête de liste d’Europe Ecologie en Ile-de-France : « Je sens quelques petites tensions poindre ici ou là. C’est toujours une discussion qui n’est pas simple sur la question du projet. Il y a maintenant la responsabilité des socialistes de ne pas renouer avec leur tentative hégémonique pour permettre cet accord et cette dynamique de second tour à laquelle nous sommes très attachés ». Elle devrait être tête de liste dans le Val-de-Marne (« C’est en train de se discuter mais tout le monde conviendra que c’est logique »). Les négociations se font « en région mais nous avons souhaité un cadrage national qui montre bien l’engagement des socialistes et de Martine Aubry à faire respecter ces règles simples qui sont celles de la démocratie », a-t-elle ajouté

Cohn-Bendit (Europe-Ecologie) : « Quand on fait 30%, on n’a pas 50%. Si je sais bien lire les résultats, le PS + Europe Ecologie + le Front de gauche, ça fait ensemble 50%. Il n’y aura pas de majorité s’il n’y a pas rassemblement au second tour et pour qu’il y ait un rassemblement, il faut qu’il y ait un respect mutuel des uns et des autres ». Il a assuré qu' »il n’y aura pas de triangulaires avec les Verts » dimanche prochain. « Je parie sur l’intelligence des uns et des autres. Ce que j’ai entendu hier me rassure, mais on verra ».

Claude Bartolone (PS): « J’appelle tous les électeurs de gauche à se mobiliser au second tour pour empêcher la droite de disqualifier ce vote » en pointant le fort taux d’abstention. « Il faut que la gauche se mobilise au second tour pour amplifier ce résultat du premier tour ». Concernant les négociations avec Europe Ecologie et les autres partis de gauche il a rappelé qu' »au sein de la gauche, nous sortons d’équipes qui ont déjà travaillé ensemble » dans les régions.

Jean-Christophe Cambadélis (PS) : « Un succès pas encore une victoire »

François Hollande, ancien premier secrétaire du Parti socialiste : « Rien n’est joué, il faut que nous soyons capables d’amplifier ce qui a été réalisé au 1er tour, en terme d’électeurs avec moins d’abstention, en terme de rassemblement et en terme de résultat en nombre de régions ». Le premier tour des régionales traduit selon lui « un vote sanction » contre Nicolas Sarkozy « qui n’est pas encore un vote d’adhésion » à la gauche. « Nul doute », selon lui, que Nicolas Sarkozy aura « à tirer les leçons politiques » du scrutin. « Le PS est redevenu le premier parti de France » mais « il ne peut pas y avoir un parti socialiste seul. Il a besoin de partenaires. Les Français souhaitent qu’il y ait une coalition large, un rassemblement ». François Hollande a jugé qu’il « fallait être prudent, lucide : il y a plus de 50% d’abstention. Cela veut dire qu’il y a dans le pays de l’indifférence quand ce n’est pas de la colère ».

Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau parti anti-capitaliste : »L’objectif était de consolider notre électorat des européennes, autour de 5%, ce n’est pas le cas ce soir, c’est un mauvais résultat. Le seul motif de satisfaction de ce soir, c’est que la droite est désavouée.On revendique notre indépendance vis-à-vis des partis institutionnels, ça a un coût (…) ce soir on en paye le prix fort. On n’a pas été capable de contrebalancer ça (l’indépendance) par une mobilisation dans les milieux dans lesquels on évolue au quotidien, parmi les jeunes, les travailleurs et les habitants des quartiers populaires.
Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte Ouvrière : Le parti « n’attend rien de l’alternance, à la tête de l’Etat comme des régions, de deux coteries politiques qui, une fois aux affaires, mènent toutes les deux la même politique en faveur de la grande bourgeoisie. Les électeurs de LO sont « une minorité qui est consciente que le rapport de forces qui compte pour l’avenir n’est pas celui entre majorité et opposition au conseil régional ou au Parlement, mais celui entre le grand patronat et la classe des exploités, et que seule la lutte collective des exploités peut inverser ce rapport des forces. Par cette conscience, cette minorité est susceptible de jouer un rôle majeur dans les grèves, les manifestations, les luttes à venir ». Lutte Ouvrière souligne n’avoir « participé à aucune tractation, à aucun marchandage avant le premier tour et n’y participera pas après », rappelant qu’elle ne donne aucune consigne de vote pour le second tour.

Laurence Vichnievsky, tête de liste Europe Ecologie en Provence-Alpes-Côte d’Azur : Le score d’Europe Ecologie « est un peu décevant si on le compare aux derniers sondages parus et aux attentes que nous avons perçues lors de cette campagne ». Laurence Vichnievsky a également qualifié le taux d’abstention de « catastrophique pour la démocratie » et déploré le score du Front national en Paca (20,29%).
Pierre Laurent, tête de liste du Front de Gauche en Ile-de-France : « Les résultats significatifs des listes du Front de gauche et ses partenaires, vraisemblablement supérieurs à ceux de l’élection européenne, font ce soir de ces listes une composante incontournable à gauche. « Les résultats enregistrés constituent un lourd coup de semonce pour la droite », a-t-il souligné, considérant que la droite avait « tout fait pour obtenir ce résultat » en espérant « échapper à la sanction des électeurs ».
Concernant l’abstention, Pierre Laurent a estimé que ce niveau record était « la conséquence du discrédit organisé de la politique, de ses missions publiques au profit d’une domination toujours plus écrasante du pouvoir de l’argent ».
« La France en a assez de cette politique destructrice et asphyxiante, sans morale, impitoyable pour le peuple et clémente aux seuls banquiers et actionnaires ».

Michel Vauzelle, président socialiste sortant de la région Provence-Alpes-Côte-D’azur : « Ce soir, nous pouvons être fiers. Restez mobilisés! Dans huit jours, ce sera la victoire. La semaine prochaine, nous allons amplifier l’union et le rassemblement de toutes les forces de gauche, avec les Verts, les communistes, et nous écarterons le danger du Front national et celui plus pernicieux encore de l’UMP.
Michel Vauzelle s’est inquiété de la « montée extraordinairement inquiétante du FN, d’un parti fascisant qui dans cette région représente un danger majeur ».

(Propos recueillis avec AFP)

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