Wolfman


Wolfman fait partie de ces superproductions américaines, qui voguent sur un succès qu’on ne pourra pas nier des Loup garous et des vampires.

Lawrence Talbot devenu célèbre s’en revient dans son pays natal, après avoir appris la mort de son frère. Il va mener une enquête sur la mort tragique et inexpliquée de son frère.

Voila en quelques lignes comment on peut résumer l’histoire de ce film qui comme son titre l’indique traite des loups Garous.

La réalisation :

Contrairement à nos attentes, elle reste très scolaire.

La qualité des images est remarquable, on sent que le réalisateur sait ce qu’il fait. On a des décors, des paysages assez simples. Mais à notre grand regret le scolaire et le formatage, font qu’ on ne sursaute pas, on n’a jamais peur. On ne nous montre rien de plus que ce qu’on a déjà vu dans d’autres réalisations. C’est surtout la présence d’un bon casting qui attirera certains spectateurs perdus. D’un point de vu du découpage technique, l’arrivée de Lawrence ressemble étrangement à celle du personnage principal dans Sleepy Hollow. Une petite impression ? Non si on regarde de plus près le découpage reste très proche des autres films qu’on a déjà vu à un point tel qu’on devine dès le début la fin du film « le héros va tomber amoureux de la jolie ».

D’un point de vu scénaristique, rien n’est nouveau, on a une arrivée dans un village d’un personnage étranger (bien qu’il soit né dans ce village), qui va mener une enquête sur un meurtre. Puis par le hasard des choses il va tomber amoureux d’une des habitants, sera blessé, elle s’en occupera et après ils seront liés l’un à l’autre jusqu’à la mort. On apprend ensuite que le meurtrier est au sein de la famille, en l’occurrence pour notre cas c’est le père.

Le personnage du père reste très peu convaincant, ce qui peu décevoir quand on sait que Jack Nicholson est déjà connu du milieu des films d’horreur. Il laisse dès le début passé trop de choses, donc on devine plus ou moins son rôle dans l’histoire.

On ne pourra pas se plaindre, dans une interview le réalisateur a lui-même mentionné qu’il n’ajoutera rien au genre, seulement des effets spéciaux plus modernes.

Pourquoi aller voir ce film

Pour se divertir avant tout, et apprécier une belle réalisation sans trop de parti pris de la part du réalisateur.

Pour se remettre dans le bain de Wolf (1994, réalisé par Mike Nichols, avec Jack Nicholson, Michelle Pfeiffer). Pour en apprendre un peu plus sur le mythe du Loup garou sans aller trop loin.

Pour revoir certaine techniques pratiquée dans le cadre des traitements de la folie. A savoir que chacune des inventions qui ont été montrée dans le film ont existé et réellement été utilisée dans les cas de démence.

Les personnages eux restent à leur place, la jeune veuve va tomber amoureuse du frère, le père est quelque peu déranger et fait passer pour fou son fils. Le fils lui veut tuer son père, car il sait qu’il n’est pas fou. Une forme de complexe d’Œdipe revisité.

La famille semble complètement démantelée et assujettie par un père colérique et enragé. Au cours du film plusieurs fois on parle du passé, des fantômes et des souvenirs. Le personnage principale incarné Benicio court après la santé mentale, il se sait guérit que lorsqu’il est loin de son père élément perturbateur à son bonheur et source pathogène. Son frère disparu, a surement compris la chose, et cela on ne l’apprend que vers la fin du film de l’affrontement final. « Il allait partir, elle voulait me l’enlevé ». Et lorsque son frère se bat contre la bête, il la cherche en criant et lui demandant de sortir de sa cachette. Il a une attitude peu lambda pour quelqu’un qui court après une bête. Comme s’il connaissait la chose ou comme s’il était un chasseur de loup garou.

On va dire qu’ici il y a une fausse piste, la seule qu’on pourrait avoir sans avoir lu le résumé ou une critique avant d’aller dans une salle obscure.

Que penser du film ?

Un bon moment de divertissement, on n’en ressort ni déçue ni heureux. C’est assez compliquer à expliquer. On s’attendait à un remake du loup garou à Londres ou Paris ou bien à quelque chose qui allait un peu plus loin dans le mythe des Loups Garous. Il est vrai cependant que le jeu d’acteur de Benicio en tant que Lawrence Talbot, sauve un peu le film. Il joue parfaitement la folie, en effet on se perd entre la vision d’un homme torturé et celle d’un schizophrène. On en arrive à se demander si tout cela ne serait qu’un délire de persécution ou bien une façon de surmonté la mort de sa mère. En fin de compte, il garde une certaine prestance qui met à quia Anthony Hopkins.

Le film sera surement comme Van Helsing ou encore Dracula 2001, une super production qui met en scène des acteurs déjà connus. Un film qui fera du chiffre, mais dont les retours ne seront pas aussi important qu’on attendait.

WOLFMAN

  • Réalisation :2008 par Joe Johnston

Avec Benicio Del Toro, Anthony Hopkins

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s