En regardant ce film, il nous saute aux yeux le terme de Masculinité Toxique. Un terme utilisé en psychologie et sociologique pour décrire les différentes normes culturelles et sociales que la société induit chez les hommes, leur imposant des caractéristiques obligatoires pour être un « homme ». Un terme popularisé par le succès de Kid d’Eddy de Pretto.
Ici, nous sommes en Pologne où les LGBT sont encore très mal perçus et le parcours de cet homme bicurieux en quête d’identité et de genre est touchant, troublant. Le film apprend beaucoup sur la transidentité, transgenre et transsexualité, sans jamais juger son personnage, sans jamais aller plus loin ou minimiser le propos. Ici, on peut être un homme, une femme, un père ou une mère. Parfois un homme devenu femme, peut avoir ce désir de conserver son statut de père. Il n’est pas simple de se sentir femme dans un corps d’homme, tout en estimant être toujours un père, de continuer d’aimer sa femme. C’est la société qui va cependant créer la rupture, car les lois des hommes obligent le divorce car seul un homme et une femme peuvent être mariés en Pologne.

Nous sommes dans une dialectique à la fois brute et poétique dans sa photographie. Au milieu de cela, ce leitmotive de l’arbre menant au sommet et à la chute, puis ce pont, lieu de transition entre deux lieux opposés. Une photographie troublante et poétique, mettant en valeur deux talents incroyable : Joanna Kulig et Malgorzata Hajewska.
Une autre vie que la mienne n’est pas un film sur la quête du genre, mais un film sur « Comment on fait pour être heureux et être soi, bien dans sa peau et son corps ».
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29 mai 2024 en salle | 2h 04min | Drame
De Malgorzata Szumowska, Michal Englert
Avec Malgorzata Hajewska, Joanna Kulig, Jacek Braciak
Titre original Kobieta Z…
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Une réflexion sur “Une autre vie que la mienne, un message d’amour au-delà des genres”