On a vu «Perry Mason», le reboot de HBO


Nous avons vu le pilote de la nouvelle série de HBO et nous avons été très mitigés. L’ambiance est vraiment là, mais une lenteur écrase l’intrigue et fait que le reboot de Perry Mason nous a un peu refroidi.

Véritable série culte des années 60, HBO a enfin trouvé son nouveau True Detective. Si l’ambiance et le nom du personnage sonnent un peu ringards, la série s’adresse à une nouvelle génération de sériephiles.

PERRY MASON, Raymond Burr, 1957-1966.

A l’époque tournée en N&B, aujourd’hui la photographie conserve le côté lourd et pesant des films noirs et des films d’enquête. Sa première monture bien que démodée à l’heure actuelle, avait reçu un budget incroyable d’Hollywood, un exploit pour son époque, car les séries étaient considérées comme un art peu noble. Elle a d’ailleurs mérité d’être considérée comme l’inventrice du procedural, genre sacré des networks américains.

Ce n’est pas le premier reboot de la série, à vrai dire la chaine HBO avait déjà tenté la chose sous le format d’une mini-série en 2016. Une mini série dans laquelle Perry Mason a le droit à une nouvelle origin story. Toujours installé à Los Angeles, le détective évolue cette fois pendant la Grande Dépression des années 1930, alors que le taux de chômage explose et que les mégaéglises chrétiennes évangéliques se démocratisent.

Matthew Rhys incarne le rôle à la perfection, on a un personnage sombre et torturé sur un fond de seconds rôles qui sont bons et justes. Contrairement à la plupart des antihéros du genre, patibulaires et égocentriques, l’émotion qui se dégage du visage de l’acteur est palpable. Le découpage et la mise en scène aident à montrer que le personnage possède une part de fragilité, bien que l’intrigue tend à nous montrer la destruction lente d’un monde.

Perry Mason HBO

Certains spécialistes diront que la série flirte entre le hard-boiled et le reboot, mais ici rien n’est jamais gratuit. Il y a quelques scènes de violences mais elle sont toujours  contrebalancées par la psyché trouble des personnages. Ils sont soit psychopathes soit en besoin d’exprimer un sentiment de domination, face à une crise sociale et économique qui ne leur permet plus de briller individuellement.

Nous avons beaucoup aimé la scène d’adultère gourmande! La manière de filmer l’escapade est intense pour contrebalancer le côté malsain du métier.

Voir Perry Mason

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