STAR WARS une trilogie clôturée, une nouvelle en route


Sur les trois films de cette nouvelle trilogie, celui-ci est notre préféré avec l’épisode 7 mais cela ne dit pas grand-chose car nous avons des problèmes avec chacun d’eux. Le problème avec cette nouvelle trilogie est que Disney voulait sortir les nouveaux films le plus rapidement possible et, ce produisant des films sans aucune véritable identité ou objectif. Ils ont embauché un groupe de scénaristes pour écrire chaque film et quand The Last Jedi s’est retourné contre eux, ils ont embauché JJ pour «résoudre» les problèmes avec certaines incohérences… Bien sûr, ce film divise les fans, certains aiment The Last Jedi et se sentent trahis par ce que Johnson a inventé. Les gens qui détestent ce film ne se soucient pas du service que JJ a fait afin de clôturer la trilogie.

La trilogie originale avait pour seul objectif montrer que Luke est le Jedi et qu’il est l’élu. Du coup pour comprendre tous ces films, il faut comprendre ce qu’est un Jedi: ce sont «des guerriers-philosophes œuvrant pour le maintien de la paix dans la galaxie, ils sont dotés de pouvoirs surnaturels et reconnaissables à leurs sabres lasers» selon Wikepedia. Ils répondent à un code très précis. Il y a trois différents codes dans Star Wars, cependant la version établie par Odan-Urr est la plus connue :

Il n’y a pas d’émotion, il n’y a que la paix.
Il n’y a pas d’ignorance, il n’y a que la connaissance.
Il n’y a pas de passion, il n’y a que la sérénité.
Il n’y a pas de chaos, il n’y a que l’harmonie.
Il n’y a pas de mort, il n’y a que la Force.

—Le code Jedi (basé sur des méditations d’Odan-Urr)

Il y a cependant un code plus ancien, très similaire :

Émotion, néanmoins paix.
Ignorance, néanmoins connaissance.
Passion, néanmoins sérénité.
Chaos, néanmoins harmonie.
Mort, néanmoins la Force.

Trois trilogies, trois buts:

null

Aussi terribles que soient les préquelles, ces films ont également un objectif: montrer aux gens comment Anakin est devenu Dark Vador. George Lucas était en charge de l’histoire dans chacun de ces 6 films et Disney aurait dû faire de même avec cette nouvelle trilogie. Embaucher un scénariste et un producteur exécutif pour être en charge de l’histoire avec un seul objectif ou message à transmettre, mais à la place, ces trois films ont été construits avec des tonnes d’intervenant qui ont tous voulu placer leur propre version de l’histoire. «Quand il y a trop de cuisiniers dans la cuisine, la nourriture n’a pas bon goût!» nous expliquent certains critiques!

Il est intéressant que nous ayons chacun un épisode favori dans cette nouvelle trilogie… Le notre  est définitivement The Force Awakens. Nous avons quand même apprécié ce que Rian Johnson a fait avec les nouveaux personnages en créant  un arc émotionnel, qui permet d’aller en profondeur dans certaines relations. Mais il faut comprendre une chose, personne ne peut plaire à tout le monde, ni même Abrams et ni même Johnson ne le peuvent.

En fait, nous ne détestons pas les préquelles, il y a des scènes intéressantes et mémorables et dans l’ensemble l’écriture est plutôt correcte si on prend chacun des films indépendamment et hors d’un contexte de saga. Mais oui, les préquelles (EP 1,2 et 3) avaient un objectif clair celui d’introduire Dark Vador, et montrer comme un homme va progressivement basculer dans le côté obscure. Les 15 dernières minutes quand nous avons vu Anakin devenir Vador étaient extrêmement mémorables et très émouvant. Bien sûr, le problème «trop de cuisiniers gâchent le goût» a toujours affligé de nombreuses franchises à succès. C’est pourquoi c’est incroyable et respectable ce que Kevin Feige a fait avec les films Marvel en les liant tous si bien ensemble. (Kevin Feige est un producteur de cinéma américain. Actuellement président de Marvel Studios, ndlr)

Starwars

Verdict:

Nous voici donc… quarante-deux ans après la projection du tout premier film Star Wars en 1977, le dernier chapitre de la saga Skywalker est sorti. Il y avait une énorme attente pour Star Wars: The Rise of Skywalker, naturellement, étant donné sa place dans l’histoire de la franchise comme conclusion finale.

La plus grande faiblesse de ce dernier épisode est son  manque de suspense tout au long du film. Oui, il y a des moments amusants, mais les grands moments sont à peu près prévisibles. La phrase clé «personne n’est jamais vraiment parti» prononcée par Luke Skywalker à la fin de The Last Jedi est revenue dans ce film. La bien-aimée Carrie Fisher revient en tant que général Leia Organa (via l’utilisation de séquences non utilisées), mais elle n’est pas la seule.

null

En fait, le film entier est essentiellement un road trip  pour trouver un empereur Palpatine (Ian McDiarmid) supposé mort qui réside désormais sur la planète Exegol. Apparemment, il n’est PAS mort et nous découvrons qu’il a été le maître de sa marionnette « Snoke », le chef suprême du Premier Ordre. Mais avant que Rey, Poe et Fin ne puissent se rendre à Exegol, ils devaient trouver un appareil appelé Sith Wayfinder. Nous avons l’impression que cette intrigue est essentiellement un moyen de réunir Rey & co. avec encore un autre personnage de retour Lando Calrissian. L’équipe avait l’air presque étourdie de rencontrer Billy Dee Williams dans cette scène, et vice versa. C’est ce que fait la nostalgie… même si on aime revoir certains acteurs dans une certaine franchise, cela nous stoppe pendant quelques minutes dans l’histoire qui se déroule…

screen-shot-2019-12-20-at-12.19.12-pm
Sith Wayfinder

En parlant de l’histoire… il y a beaucoup de de redite dans The Rise of the Skywalker. Il est intéressant de noter qu’il y a eu des rumeurs sur le web que JJ Abrams disséminait subtilement The Last Jedi de Rian Johnson, disant que c’était « une histoire qui, je pense, avait besoin d’un pendule dans une direction pour se balancer dans l’autre« , que JJ Abrams tente de faire de l’ombre à Johnson ou non, il est un fait qui se valide en visionnant les deux films : ces deux cinéastes ne semblaient pas être d’accord. Les fans les plus occasionnels de Star Wars ont vraiment aimé le fait que Rian ait eu le courage de faire quelque chose de différent et veuille renverser la franchise. Malheureusement, ces fans représentent une minorité et parce que de nombreux fans inconditionnels détestent ce que Rian a fait, il n’est donc pas invité à réaliser l’épisode 9 et il a fallu que quelqu’un sauve les meubles.

L’identité de Rey…. (Attention Spoilers)

Ce film finalement est celui de Rey, tout tourne autour de ce nouveau personnage, on aurait pu appeler ce film « La revanche d’une orpheline« . Et  le plus grand «rebondissement» de ce film concerne l’identité de Rey (Daisy Ridley).

«Les gens continuent de me dire qu’ils me connaissent. Personne ne sait », a-t-elle ironisé de frustration. Mais son «ennemi juré» réticent, Kylo Ren, le prétend, puis il a simplement dit ouvertement qui étaient vraiment ses parents. C’est censé être un moment à couper le souffle, mais pour une raison quelconque, c’était juste  un «meh» qui se produit dans la salle. En fait, la lignée similaire de Rey qui ressemble étrangement à celle de Luke et Kylo semble commode et permet de créer une boucle. Le plus intéressant de ces films est sans doute l’introduction du personnage de Rey dans The Force Awakens. On va faire endurer pendant toute la trilogie l’idée qu’elle n’est qu’une charognarde sans sang Jedi et que ses parents sont des pauvres. D’ailleurs durant tout le film elle se prénomme Rey, «juste Rey».

Dans The Last Jedi, Kylo lui-même lui a dit: «Tu viens de rien. Tu n’es rien», ce qui l’a indéniablement rendu encore plus furieuse et lui a été surpris assez rapidement des pouvoirs qu’elle arrive à exercer, alors qu’elle n’a jamais reçu aucun entrainement. D’ailleurs il a été dit qu’il arrivait que des êtres sans lignées importantes puissent utiliser la Force.

En réalité, l’ajout de cette dimension dans la SAGA permet de casser l’idée de prédestination et permettre à tout à chacun d’être maitre de son destin. Les gens sont plus que ce qu’ils sont par naissance ou par origine mais possèdent en eux un pouvoir, celui devenir l’être qu’il désire être, mais la conclusion du dernier film prend plusieurs pistes philosophiques possibles, Rey est une Palpatine, et donc n’est pas un être dénué de sang noble…Elle va simplement choisir ce qu’elle veut être un Jedi et non l’impératrice des Sith.

star-wars-9-adam-driver-parle-des-parents-fanatiques-de-kylo-ren

Ce film va surement détruire un personnage celui de Kylo. Même si cinématographiquement parlant Adam Driver est bon, dans ce final il est réduit à un rôle de petit-enfant adulte. Cet aspirant Dark dès le début, aspirant à être un puissant chef Sith comme son grand-père, mais ce volet met fin à son personnage au point où nous sommes partagés entre deux lectures possibles celle de la rédemption d’un dark knight ou celle d’un sacrifice sur l’autel de la Force afin de laver le nom de sa lignée. L’image du sacrifice permet de reprendre la connotation de tragédie moderne qui induit la notion de destinée/prédestination et de fatalisme.

Pourtant le personnage de Rey représente la modernité et ouvre une lecture plus romantique de Star Wars, oui, c’est une héroïne tragique et romantique moderne, qui fait le choix  de s’opposer aux des faux dieux et de choisir sa destinée. À un moment clé du film, Han Solo est soudainement revenu… C’était un rêve? Une hallucination? Kylo était-il délirant? Est-ce que ça importe quelque chose au récit? ou simplement d’ajouter une couche supplémentaire au pathos? Dans une autre scène nostalgique, Harrison Ford revient et donne la voie à un autre personnage…

Kylo symbole du machisme vs Rey féministe moderne

Pourtant, Driver a une résolution digne et permet progressivement de se détourner du personnage toxique avide que représentait Kylo Ren au tout début. Il a une «mort» honorifique en tant que Jedi. Mais où est Rose Tico ?? La frénétique mécanicienne au grand cœur, qui avait un grand rôle dans The Last Jedi… Kelly Marie Tran était un excellent ajout à l’équipe de la Résistance. Mais ici, elle est extrêmement marginalisée pour la plupart du film pendant que Fin est en train de faire son devoir héroïque avec un nouveau compatriote, Jannah, une sympathisante de la Résistance. Maintenant, Naomi Ackie est très bien dans le rôle, mais on ne peut pas s’empêcher de se poser des questions sur la disparitions à l’écran de Rose… Les scénaristes et l’équipe artistique se sont expliqués à ce sujet… Et nous n’allons point développer le sujet.

star-wars-9-on-en-sait-plus-sur-labsence-de-rose-grande

La seconde surprise est ce baiser entre les deux protagonistes du film Rey et Kylo à un moment où on n’y croyait plus. Leur relation assez étrange et toxique se conclue sur un sacrifice. Pourtant on dirait que ce sentiment puissant est sorti de nulle part. C’est-à-dire que toute l’attraction mutuelle entre le côté clair et le côté obscur qui hante ces deux pauvres âmes est tellement massive, qu’à part le regard comme hypnotisé de Rey et la fascination malsaine de Kylo, rien ne pousse à se dire «Ils s’aiment». En fait pendant 3 épisodes nous sommes baladés et au final on n’y croit plus trop à une éventuelle romance entre  ces deux personnages, même celles avec l’ex-stormtrooper passe à la trape et il est friendzoné subtilement à un moment de tension héroïque.

Finalement ce baiser est un cadeau du réalisateur aux fans qui ont produit une quantité inconsiderable de fan-fictions sur Reylo, ce qui rend le baiser obligatoire. Il y a eu beaucoup de motifs commun entre Star Wars et l’oeuvre de Shakespeare – nous avons déjà eu l’intrigue de Roméo et Juliette entre Anakin et Padmé, donc on suppose que leur petit-fils est lié au même sort. Rien de nouveau sous le soleil, Star Wars n’est qu’un mélange de piraterie, western et classicisme  qu’on projette dans un univers de science fiction.

Dans l’ensemble, The Rise of Skywalker est un film agréable mais aussi frustrant. Ce n’est pas un mauvais film en soi, les acteurs ont fait du bon travail dans leurs rôles, la conception de la production et les effets spéciaux sont de premier ordre, la musique de John Williams est évidemment toujours emblématique, même la direction d’Abrams est agréable… et ce film est un compromis entre le classique et le moderne. Le récit global de la franchise est si discordant et incohérent. C’est peut-être une bonne chose que ce soit le dernier opus de la saga cinématographique Skywalker, mais bien sûr, avec Disney +, aucune franchise n’est jamais vraiment finie.


Notre classement par ordre de préférence

star wars

Star Wars Episode 7 Le Réveil de la Force
Star Wars Episode 9 L’Ascension de Skywalker
Star Wars Episode 3 La Revanche des Sith
Star Wars Episode 5 L’Empire contre-attaque
Star Wars Episode 8 Les Derniers Jedi
Star Wars Episode 4 Un nouvel espoir
Star Wars Episode 6 Le Retour du Jedi
Star Wars Episode 2 L’Attaque des clones
Star Wars Episode 1 La Menace fantôme

—– NON PRIS EN COMPTE —–
Star Wars: The Clone Wars
Rogue One: A Star Wars Story
Solo: A Star Wars Story

Crédits médias : Copyright The Walt Disney Company France

2 réflexions sur “STAR WARS une trilogie clôturée, une nouvelle en route

Tu es libre de ne pas commenter!

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.