Avec Same Old War, la jeune artiste Goldilocks livre un morceau viscéral, sombre et incandescent, où chaque vers semble se battre contre lui-même. Entre rock alternatif et échos emo, cette chanson n’est pas qu’un simple cri : c’est une mise à nu, un face-à-face avec soi dans le miroir brisé des émotions. On y entend les tremblements d’une âme en guerre, comme un vieux combat qui recommence à chaque réveil. Loin d’un exutoire générique, Same Old War affirme une plume personnelle, presque thérapeutique, où la mythologie côtoie l’intime, et où l’on se perd pour mieux se retrouver.
À propos de Goldilocks
Derrière ce nom aux consonances de conte se cache une artiste polonaise, révélée ces derniers mois par une série de titres à fleur de peau, dont Same Old War, qui a su séduire plusieurs médias indépendants à travers l’Europe.
Une plongée rock et mythologique dans les méandres de l’émotion brute
Goldilocks nous entraîne ici dans une spirale intime où l’errance psychique prend les contours d’un mythe ancien. Le labyrinthe du Minotaure devient le miroir d’un esprit piégé dans ses propres recoins, incapable de trouver la sortie malgré les apparences. C’est dans cette boucle intérieure que l’artiste inscrit son combat : une guerre sans fin, menée contre soi-même, où chaque espoir de guérison se heurte à la répétition du même. Ce n’est pas tant la douleur qui domine que son usure — l’épuisement d’un cœur trop plein, désormais vidé. Et c’est là toute la force du morceau : dire la saturation émotionnelle sans jamais tomber dans l’emphase, en convoquant des images cosmiques et mythologiques pour dire ce que le langage seul ne parvient plus à exprimer.
La chanson devient alors une allégorie du traumatisme chronique, de ces blessures anciennes qui, au lieu de se refermer, s’ouvrent encore davantage à chaque tentative de rémission. Le labyrinthe, le froid spatial, les échos d’une guerre intérieure : tout cela compose une carte mentale dans laquelle on se perd autant qu’on apprend à se reconnaître. Ce n’est pas une complainte, c’est un aveu lucide, presque clinique, de l’état dans lequel l’hypersensibilité peut conduire lorsqu’elle n’est plus contenue. Goldilocks ne cherche pas à expliquer la douleur ; elle la transfigure, la déploie en symbole, et nous offre une rare prise de conscience : que parfois, ce n’est pas dans la victoire qu’on guérit, mais dans le fait d’admettre que la guerre continue.
Notre avis : On a aimé la puissance musicale et la voix, qui sur une mélodie digne des grands tubes des années 80-90 nous entraîne dans un combat contre ses démons intérieurs. Cette chanson est un véritable hymne pour la prise de conscience de nos victoires même invisibles. Elles comptent tout autant. Même silencieuse, elles existent — et c’est déjà une révolution.
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