Un Monde Merveilleux : Une comédie touchante et dystopique avec Blanche Gardin et Laly Mercier


Dans un monde où les machines prennent de plus en plus de place, Un Monde Merveilleux, réalisé par Giulio Callegari, nous plonge dans une comédie aussi émouvante qu’intrigante. Portée par des performances saisissantes de Blanche Gardin, Laly Mercier et Angélique Flaugère, cette œuvre aborde des thèmes profonds comme l’isolement, la projection de nos blessures humaines et la manière dont nous rejetons l’autre, même lorsqu’il pourrait nous sauver. À travers le personnage d’un robot presque rejeté, car défaillant et obsolète, le film nous invite à réfléchir sur la nature de l’humanité et la manière dont nos propres failles façonnent nos relations avec autrui.

Giulio Callegari donne vit à une comédie touchante et sinistrement vraie. Avec Blanche Gardin (Max), Laly Mercier (Paula) et Angélique Flaugère (Robot T-O)

Un monde Merveilleux | © TS Productions - Marianne Productions - 2025
Un monde Merveilleux | © TS Productions – Marianne Productions – 2025

Des hommes et des robots – Un monde merveilleux

Il y a l’idée d’un Robot sauvage (Chris Sanders), un être mécanique, rejeté, presque maudit, qui pourtant sauve l’humain envers et contre tout… alors même qu’il est méprisé pendant les deux tiers de l’histoire.
Cela résonne comme un miroir de notre tendance à rejeter certains êtres, non pas pour ce qu’ils sont, mais parce qu’un autre nous a blessés. Et, par un étrange glissement, on projette sur eux nos propres douleurs, nos rancunes. On devient parfois injuste, en punissant l’innocent à la place du coupable.

En somme : ne déteste pas celui que tu ne connais pas. Il pourrait être celui qui te tendra la main quand tout s’effondrera. Derrière cette figure du robot, se cache aussi une dystopie plus large : celle d’un monde où les machines finissent par remplacer l’humain dans les tâches les plus simples… jusqu’à lui voler, peut-être, son humanité. On ne visite plus les anciens, des robots se chargent de les surveiller et font acte de présence.

Nous sommes la somme de nos blessures

L’héroïne ne déteste pas gratuitement les robots, elle projette son mal et ses failles. Elle se déteste autant qu’elle déteste l’autre. Au fond, chacun porte en lui la trace de ses blessures, et c’est souvent à travers elles que l’on juge. Dans notre société où les neurones miroirs sont mis à mal, ces robots pourraient devenir la solution pour vaincre la solitude de certains abandonnés et sans famille. Est-ce mal de penser, que le vrai problème est l’isolement et l’égoïsme ? Ce robot finit par apprendre des humains et nous, pouvons nous recoder notre manière d’être avec les autres ? Si les robots nous volent notre travail, n’est-ce pas la faute de ceux qui ne veulent plus investir dans l’Humanité ?

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Note : 5 sur 5.

7 mai 2025 en salle | 1h 18min | Comédie dramatique
De Giulio Callegari | 
Par Giulio Callegari
Avec Blanche Gardin, Angélique Flaugère, Laly Mercier


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