Découvrez Fomies, un projet Surf Punk jouant sur les incompréhensions de notre époque


Fomies, groupe originaire de la Riviera vaudoise, explore depuis 2017 un univers oscillant entre surf-punk et garage. Porté par cinq musiciens passionnés, il s’est rapidement forgé une identité marquée par des compositions intenses et immersives. Après plusieurs albums et une reconnaissance grandissante en Suisse et à l’étranger, le groupe revient avec The Onion Man, un titre puissant où riffs percutants et atmosphères sombres s’entrelacent.

Ce morceau annonce Liminality, un nouvel album audacieux attendu le 11 avril 2025, qui promet déjà une expérience musicale riche en contrastes et en émotions. Rien que le clip est audacieux, jouant sur les oppositions pour montrer un homme en total décalage, dans un monde dénaturé.

Le clip de The Onion Man interroge notre perception de la normalité à travers le regard d’un homme en marge de la société. Errant sur une plage, il observe un paysage dénaturé, où des éoliennes s’élèvent comme des totems industriels, brisant l’harmonie originelle du lieu. Face à cette vision, la question surgit : qui est vraiment l’étranger dans ce décor ? Est-ce cet homme, perçu comme un marginal, ou le citadin qui accepte sans sourciller la transformation du monde naturel au nom du progrès ? À travers ces images saisissantes, le clip met en lumière un paradoxe troublant : la norme moderne intègre la destruction progressive des paysages, tandis que ceux qui s’en indignent deviennent des anomalies.

Ce paradoxe s’explique par une dissonance cognitive : pour éviter l’inconfort lié à nos contradictions, nous adaptons notre perception de la réalité. Accepter la dénaturation de la nature tout en rejetant ceux qui vivent en harmonie avec elle permet de préserver une illusion de cohérence. Le citadin, bien qu’attaché aux idéaux écologiques, justifie inconsciemment l’industrialisation des paysages pour ne pas remettre en question son mode de vie. En pointant du doigt le marginal, il se rassure : c’est l’autre qui est en décalage, pas lui. Ainsi, plutôt que d’admettre la rupture entre ses valeurs et ses actes, il réaffirme une norme qui le conforte dans son propre récit.

Finalement, la normalisation et le conformisme conduisent parfois à exclure ce qui est juste au profit de ce qui est majoritaire. Plutôt que de questionner un modèle destructeur, la société façonne une réalité où l’industrialisation de la nature devient acceptable, tandis que ceux qui la respectent sont marginalisés. Accepter ce déséquilibre évite de confronter nos contradictions : il est plus simple de considérer le progrès comme inévitable que d’admettre que nos choix collectifs nuisent à l’environnement. En érigeant la majorité en norme absolue, on réduit au silence les voix dissidentes, même lorsqu’elles portent un message essentiel sur l’harmonie avec le monde qui nous entoure.

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