Bong Joon-ho, le réalisateur sud-coréen acclamé pour ses films Parasite et The Host, était récemment en séance de questions-réponses avec le club Allociné à l’occasion de la promotion de son nouveau film « Mickey 17 », prévu pour le 5 mars 2025. Le réalisateur a partagé des anecdotes fascinantes sur son parcours et sa vision cinématographique.
Une enfance stricte
Le cinéaste a évoqué son enfance et ses années d’études dans un établissement dirigé par un ancien militaire, une expérience qui a sans doute influencé sa perspective unique sur la société. Cette formation stricte contraste avec sa passion débordante pour le cinéma sous toutes ses formes. Il a confié son amour de cinéphile pour la diversité du septième art, citant des influences allant du cinéma hollywoodien classique aux œuvres d’auteurs asiatiques comme Edward Yang et Hou Hsiao Hsien.
Son rapport au cinéma international s’est forgé dès son plus jeune âge. Il mentionne avoir été profondément marqué par des films comme Le Salaire de la peur d’Henri-Georges Clouzot, La Grande évasion de John Sturges et Papillon de Franklin J. Schaffner. Ces références occidentales se mêlent à sa sensibilité coréenne pour créer un style unique qui transcende les frontières culturelles.
Un cinéaste à la colorimétrie très particulière
L’un des aspects les plus intrigants révélés lors de cette séance est le rapport particulier du cinéaste aux couleurs. Le réalisateur a avoué souffrir de daltonisme, ce qui explique en partie la colorimétrie si distinctive de ses films. Cette particularité visuelle l’a poussé à explorer des versions en noir et blanc de ses œuvres, offrant une nouvelle perspective sur ses créations. Cette approche singulière de la couleur et du contraste contribue à l’esthétique unique qui caractérise ses films, de Memories of Murder à Parasite.
Bong Joon-ho avait parlé de son parcours académique lors d’une autre masterclass, qui l’a mené de la sociologie à l’Université Yonsei au cinéma à la Korean Academy of Film Arts. Cette formation interdisciplinaire se reflète dans ses œuvres, qui mêlent habilement critique sociale et narration captivante. Son premier court-métrage, White Man, réalisé en 16 mm, lui a valu un prix au Shin-young Youth Movie Festival en 1995, marquant le début d’une carrière exceptionnelle.
Avec Mickey 17, Bong Joon-ho revient à la science-fiction, un genre qu’il avait déjà exploré avec Snowpiercer. Le film, adapté d’un roman d’anticipation, promet de poursuivre la tradition du réalisateur de mêler satire sociale et narration innovante. Alors que le monde attend avec impatience cette nouvelle œuvre, Bong Joon-ho continue de repousser les limites du cinéma, prouvant que sa vision unique et son talent transcendent les barrières linguistiques et culturelles.
Mickey 17 – Un casting haut en couleurs
Robert Pattinson dans le rôle de Mickey Barnes
Steven Yeun dans le rôle de Berto
Naomi Ackie dans le rôle de Nasha
Toni Collette dans le rôle de Gwen
Mark Ruffalo dans le rôle de Hieronymous Marshall
Holliday Grainger
Anamaria Vartolomei dans le rôle de Kai Katz
Daniel Henshall,
Chelsea Li, un détective
Stuart Whelan, un détective
Spike White dans le rôle de Committee Chairperson
Liam Edwards dans le rôle de Police Officer
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Une réflexion sur “Mickey 17 – Retour en images de l’AVP du film avec l’équipe du film | Club Allocine”