Matt Matteo est de retour avec son nouveau single J’aime à penser.


Une ballade douce-amère où Matt Matteo confronte le doute, la maladresse amoureuse et la peur de ne plus plaire, avec des images tendres et crues, sans fard ni faux-semblants.

Avec J’aime à penser, Matt Matteo signe une chanson intime et pudique qui évoque les failles du lien amoureux. Porté par une mélodie douce et désabusée, ce morceau dessine les contours d’une relation où l’on s’accroche plus à l’idée d’être deux qu’à une harmonie réelle.


Matt Matteo est un chanteur franco-espagnol dont l’univers navigue entre l’alt-pop et le rock introspectif. Né artistiquement entre les scènes indépendantes de France et les studios californiens, il bâtit un répertoire où la sincérité est reine. Ce nouveau titre s’inscrit dans la continuité de ses morceaux précédents, mêlant la mélancolie à une forme d’espoir fragile.

Musicalement, J’aime à penser évoque une passerelle entre la tendresse brute d’Eels et la mélancolie planante d’Archive, avec une touche très personnelle, propre à la chanson d’auteur francophone. Cette ballade reflète une écriture en clair-obscur, où chaque mot cherche à dire sans en faire trop, où la lumière ne vient que si on accepte l’ombre. Une fois encore, Matt Matteo ne cherche ni le spectaculaire ni la démonstration, mais la justesse.

Une chanson qui fait le choix de la vulnérabilité

Dès les premières paroles, l’artiste place la relation sous le signe du flou et de l’incompréhension mutuelle. Mais plutôt que d’en faire une complainte, il choisit d’en rire doucement. L’aveu de confusion devient presque un geste tendre, une main tendue à l’autre pour dire « moi aussi, je ne sais pas faire ». L’image de « la ballade chantée par un fou » est à la fois poétique et cruellement lucide, elle installe un climat où l’amour n’est plus idéalisé, mais accepté dans sa forme bancale.

Ce n’est pas tant la peur de perdre l’autre qui guide les paroles, mais la peur de ne plus être capable de séduire, de surprendre, de plaire. Cette lucidité désarmante donne toute sa singularité à la chanson. Elle ne cherche pas à réparer, plutôt à nommer ce qui est là : le passage du temps, la lassitude, le désir de rester touchant malgré la fatigue émotionnelle.

Une prise de conscience douce, mais irréversible

Dans J’aime à penser, les émotions sont traitées comme des compagnons de route, qu’il ne faut ni fuir ni enjoliver. Le refrain, récurrent, installe une forme de pacte : être deux à se sentir perdus, unis dans la maladresse. Cette répétition donne au morceau une structure circulaire, comme si le narrateur tournait en rond dans ses sentiments, mais sans se perdre. Il y a quelque chose de profondément humain dans cette acceptation de la bêtise passagère, de l’imperfection chronique.

Passer d’ami à peut-être plus

Ce qui pèse dans cette ballade, c’est cette peur sourde de perdre un lien précieux en osant aimer autrement. Derrière la tendresse des paroles, on sent le vertige de celui qui regarde un ami, une amie, avec des yeux nouveaux. Le flou évoqué d’entrée n’est pas seulement émotionnel, il est aussi moral, identitaire. Où finit l’amitié, où commence le désir ? Le trouble est assumé, mais jamais agressif. L’artiste n’impose rien, il se confie, maladroitement, comme quelqu’un qui sait qu’il risque gros à dire ce qu’il ressent. Cette crainte d’être trop vieux pour plaire, ce sentiment d’avoir raté le bon moment, résonnent avec force. Il y a dans cette ballade une élégance touchante, celle de préférer l’humour doux à la plainte, d’oser rester sincère même dans le doute. Le refrain devient alors un refuge, un espoir fragile, celui que l’on soit deux à ressentir la même chose, sans oser franchir la ligne.

Si la chanson peut séduire autant qu’elle peut laisser indifférent, c’est qu’elle parle du temps qui passe et qui modifie le rapport à soi et à l’autre. La révélation n’est pas spectaculaire, elle s’insinue à mesure que la voix se fragilise, que les mots deviennent plus simples. Il ne s’agit pas de se reconstruire, mais d’assumer ce qu’on est, même quand l’amour ne ressemble plus à ce qu’on imaginait. Cette lucidité mène à une forme de paix, précaire mais réelle, où le ridicule devient beau parce qu’il est partagé.


Cette chanson est telle une ROMCOM (Comédie Romantique en anglais, ndlr), mais en musique. Pas un conte de fées, pas une tragédie, juste une parenthèse lucide où l’on rit un peu de soi, sans amertume. Matt Matteo ne cherche pas à enjoliver, il accepte de dire les choses telles qu’elles sont, avec une douceur sans concession. La production a un effet cocon, un effet câlin, comme pour nous rassurer malgré le désenchantement. On entend une voix qui semble nous murmurer « t’as pas gagné cette fois… et la prochaine fois, qui sait ? ». J’aime à penser devient alors un refuge pour tous ceux qui avancent avec leurs failles, leurs questions, et leur besoin d’aimer même quand tout est flou. Une chanson qui n’a pas peur de dire l’échec, et qui pourtant, apaise. Parce qu’on y est deux, au moins dans la chanson.

Bref, une belle RomSong à partager ! Retrouvez également l’Instagram de MATT MATTEO


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