Conleth McGeary signe une ballade sensible entre souvenirs partagés et lucidité émotionnelle. Just Like Old Times explore l’instant suspendu où l’on prend conscience que le passé ne revient pas, mais qu’il peut encore guérir. Un morceau simple, vrai, et profondément humain.
À travers Just Like Old Times, Conleth McGeary livre une chanson introspective qui résonne comme une lettre qu’on n’aurait jamais envoyée. Portée par une voix douce et une instrumentation feutrée, cette ballade ne cherche ni effet de style ni mise en scène mélodramatique. Elle s’adresse à ce moment si fragile où les émotions se bousculent, sans éclater. Loin d’idéaliser le passé, elle l’accueille comme un miroir : imparfait, flou, mais révélateur. Le titre invite à ralentir, ressentir, et simplement rester présent à ce qui a compté.
Originaire de Tyrone, Conleth McGeary cultive un rapport intime à la musique. Son univers, influencé par Christy Moore, Foy Vance ou Dermot Kennedy, privilégie l’authenticité à l’apparat. Sa démarche se nourrit des instants de vie, d’une narration sincère et d’un amour évident pour les chansons à texte. Enregistré avec Ruadhri Cushnan et Ryan Keen, Just Like Old Times fait partie de l’EP Voice Notes, projet qui tisse des liens entre passé et présent via des enregistrements vocaux personnels. Une œuvre artisanale et chaleureuse, entre folk moderne et confidence universelle.
Un regard original sur les émotions
Là où beaucoup sombreraient dans la nostalgie pure, Conleth McGeary opte pour une forme d’introspection tendre, sans jamais idéaliser ce qui fut. Il joue avec l’idée du souvenir non comme refuge, mais comme point d’équilibre. Les paroles évoquent des scènes ordinaires, des instants presque suspendus, rendus précieux par leur simplicité même. On retrouve des formules brèves, presque murmurées, comme si l’artiste acceptait que tout ne doive pas être compris, mais simplement vécu. Ce flou volontaire entre souvenirs réels et sensations persistantes donne au morceau une texture singulière, entre le passé et ce qui, au fond, ne passe jamais tout à fait.
L’intelligence de Just Like Old Times tient dans cette instance émotionnelle que l’artiste rend palpable. Les émotions ne sont jamais plaquées, elles affleurent par touches : une hésitation dans la voix, une montée d’accords inattendue, un silence laissé entre deux vers. L’artiste ne cherche pas à forcer une conclusion, il suggère. Et dans cette retenue, il offre une forme de révélation : celle que la douleur et la joie peuvent coexister, et que l’acceptation passe par cette coexistence. Le titre devient alors moins un retour en arrière qu’un pont, une manière d’habiter le présent en paix avec ce qui fut. Un équilibre rare, et bouleversant par sa justesse.
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