Bande-Annonce – Trailer Death of Robin Hood | La mort de Robin des Bois : le crépuscule d’un mythe


En 2026, The Death of Robin Hood promet de transformer la légende de Robin des Bois en tragédie crépusculaire, centrée sur un hors-la-loi vieilli, blessé, hanté par ses crimes et confronté à la rédemption.

Un Robin des Bois vieilli, entre solitude, culpabilité et rédemption

Avec The Death of Robin Hood, Michael Sarnoski s’empare d’un mythe populaire pour en proposer une variation intime et sombre, loin du panache héroïque des versions classiques. Le film suit un Robin des Bois vieillissant, gravement blessé après une bataille, qui échoue entre les mains d’une femme mystérieuse lui offrant une ultime chance de salut, autant physique que moral. Cette proposition rompt avec l’imaginaire de l’archer joyeux chef de bande pour explorer un corps usé, un esprit fatigué et un homme rattrapé par la violence de son propre parcours. La légende du justicier des forêts de Sherwood devient ainsi le terrain d’un examen de conscience : derrière le héros populaire, le film interroge la part de crime, de meurtre et de renoncement qu’impliquent des années de guérilla contre les puissants.​

Hugh Jackman, annoncé dans le rôle de Robin de Locksley, incarne cette figure au crépuscule, mélange de charisme brisé et de culpabilité persistante, tandis que Jodie Comer et Bill Skarsgård complètent une distribution qui confirme l’ambition dramatique du projet. Le choix d’un ton de thriller dramatique, porté par une production indépendante et distribué par A24 aux États‑Unis, signale un film qui privilégie la tension psychologique, les zones d’ombre et la solitude d’un homme autrefois porté par un idéal collectif. Loin de la fresque historique et guerrière incarnée en 2010 par Ridley Scott, ce nouveau chapitre s’annonce comme un huis clos émotionnel où la forêt n’est plus un terrain de jeu héroïque, mais un espace de survie, de douleur et de confession. En revenant à la ballade médiévale de la mort de Robin des Bois, la mise en scène semble vouloir renouer avec la dimension funèbre du folklore, où le héros ne triomphe pas, mais accepte sa fin comme l’ultime conséquence d’une vie passée à défier rois, shérifs et seigneurs.​

Une relecture sombre d’une figure populaire, du mythe médiéval au cinéma contemporain

Historiquement, Robin des Bois a souvent été filmé comme un champion de justice sociale, du film d’aventures classique à l’animation Disney, où triomphe la ruse joyeuse et l’esprit de révolte populaire. The Death of Robin Hood s’inscrit à rebours de cette tradition en tirant le personnage vers une méditation sur la fin de vie, la responsabilité morale et le coût humain de la rébellion. Là où d’autres récits se concentraient sur la naissance de la légende, comme le film de Ridley Scott qui racontait comment un simple archer devient Robin des Bois, Sarnoski choisit le moment où la légende s’effrite, quand il ne reste plus qu’un homme fatigué, loin des chants et des ballades héroïques. Cette perspective offre un contrechamp bienvenu dans un paysage saturé de reboots spectaculaires : plutôt qu’un nouvel origin story, le film explore ce qui subsiste d’un symbole quand les corps, les alliances et les certitudes se délitent.​

Le choix d’un cadre plus resserré, d’une tonalité dramatique et d’une mise en scène annoncée comme plus rugueuse s’inscrit dans une tendance contemporaine à revisiter les grandes figures populaires sous un angle désenchanté, à l’image des relectures sombres de super‑héros ou de mythes fondateurs. En plaçant Robin entre la mort possible, la tentation du renoncement et l’hypothèse d’une rédemption tardive, le film questionne aussi la façon dont nos sociétés relisent leurs héros : non plus comme des modèles intouchables, mais comme des figures faillibles, travaillées par la honte, le remords et la fatigue. La présence d’A24, connu pour ses choix audacieux en matière de cinéma de genre et de drame psychologique, laisse imaginer une œuvre moins soucieuse de reproduire les codes du blockbuster que de creuser la matière existentielle d’un mythe médiéval confronté à la finitude. Cette « mort de Robin des Bois » apparaît alors autant comme un événement narratif que comme un geste symbolique : celui de clore, au moins provisoirement, le cycle des glorifications faciles pour revenir à ce que la légende dit de la violence, de la justice et du prix à payer pour les défendre.​

En annonçant la fin de Robin des Bois sous la forme d’un thriller dramatique, The Death of Robin Hood transforme un héros de folklore en figure tragique, fragile et contemporaine, où la légende se mesure enfin aux blessures du réel.​

La bande-annonce ne montre rien de très glorieux, si ce n’est que le côté sombre du héros. Côté musique elle est malaisante et presque énervante !


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