Film d’action indépendant français, Red Bird raconte une traque intime et violente née d’un mensonge d’État. Porté par une énergie artisanale et une vraie foi dans le cinéma de genre, le film s’impose comme un manifeste de passion, de rage et de liberté créative.
Maximilien Abadie apprend la mort brutale de son père Alex, officiellement victime d’un accident de voiture. Ancien policier réputé pour sa rigueur, Alex menait en réalité une double vie sous le nom de « Red Bird », traquant les affaires les plus sensibles. Convaincu que la version officielle dissimule une vérité bien plus sombre, Max décide d’enquêter. Il se tourne vers Franck, chef de la police, puis vers Julien, qui lui remet un dossier incomplet révélant l’existence du mystérieux « Projet Stardust », un vaste réseau visant à contrôler le trafic de drogue de la ville.
Aidée par son ami Sam, Max s’engage alors dans une traque méthodique et dangereuse. À mesure que les indices s’assemblent, la quête de justice se transforme en descente vertigineuse dans un système de manipulations, de trahisons et de silences organisés. Ce qui devait être une vengeance devient une épreuve morale, où la vérité menace de tout emporter. Le film suit cette bascule intime, entre héritage paternel, loyauté et perte de repères, jusqu’à faire de son héros un homme obligé de choisir entre survivre ou affronter ce que le mensonge a détruit.
Red Bird, 100% cinéma indépendant
Red Bird s’impose d’abord par son geste de cinéma indépendant assumé. Réalisé hors des circuits traditionnels, avec un budget volontairement contraint, le film revendique une liberté rare et une énergie brute. Tourné en seulement dix-neuf jours à Marseille, il transforme chaque contrainte en moteur créatif, donnant naissance à un thriller tendu, physique et sincère.
Le film rend hommage au cinéma d’action et aux arts martiaux, en plaçant les cascadeurs et le mouvement au cœur du récit. Les combats et poursuites ne sont jamais gratuits : ils traduisent un état intérieur, une urgence morale, une rage contenue. Cette approche rappelle l’héritage de Jackie Chan, où la chorégraphie devient un langage narratif à part entière.
Visuellement, Red Bird s’appuie sur une photographie ambitieuse, tournée en 4K et 6K, au format Cinémascope 2.39:1. La lumière, les cadres et le travail sur les contrastes offrent une identité forte, renforcée par un design sonore immersif en 5.1. Le film revendique une vraie expérience de salle, pensée pour le grand écran.
Mais au-delà de la technique, c’est l’engagement humain qui marque. Le projet repose sur une équipe soudée, animée par la même foi dans le cinéma. Réalisé à plusieurs voix, le film assume une narration collective, où chaque regard enrichit le récit. Cette dynamique donne à Red Bird une énergie singulière, presque militante, celle d’un cinéma qui refuse le renoncement.
Enfin, le film touche par son propos : la quête de vérité, la transmission, la loyauté et le prix à payer lorsque l’on refuse de détourner les yeux. Un thriller nerveux, mais aussi un récit profondément humain, porté par une sincérité rare dans le paysage du cinéma d’action français.
Avant-première Grand Rex
À l’occasion de sa sortie nationale, Red Bird sera présenté lors d’une avant-première exceptionnelle au Grand Rex à Paris, le mardi 6 janvier 2026 à 20h30. Cette projection événement permettra au public de découvrir le film dans des conditions optimales, sur grand écran, et de célébrer le travail d’une équipe indépendante portée par la passion du cinéma d’action. Une soirée unique pour rencontrer un film né hors des sentiers battus et pensé avant tout pour la salle. | Réservation conseillée
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