LÉO et son EP éponyme – Notre petite douceur Folk de ce lundi


Entre nostalgie feutrée et acceptation lumineuse, LÉO déploie avec LEO une pop soul-folk sincère, délicate et habitée. Un premier EP qui saisit par sa douceur organique, sa force émotionnelle et cette capacité rare à suspendre le temps, comme un dimanche matin qui apaise l’âme.

À la lisière de la mer, là où le vent façonne les silences et les horizons, LÉO inscrit sa voix comme une confidence douce et sincère. Sa musique respire la lenteur, la chaleur, et cette nostalgie élégante qui rappelle les étés que l’on voudrait retenir un peu plus longtemps. Sans posture ni artifice, elle tisse un écrin soul-folk délicat, organique, porté par une sensibilité vraie, presque tactile. Ici, tout parle d’intimité, d’émotions simples, mais justes, et d’un regard humble sur le monde.


Derrière le nom de scène LÉO se cache un parcours guidé par la famille, la mer et une transmission sensible. Elle grandit dans un environnement nourri de musique et de culture, sans que l’art ne soit une évidence immédiate. Très tôt, elle explore plusieurs instruments avant que sa voix ne s’impose comme une révélation. Formée au chœur de l’Opéra de Paris, elle apprend rigueur et précision, mais doute encore de sa légitimité. La rencontre avec Riatto en Normandie agit alors comme un déclencheur. Elle ose, elle se dévoile, et donne naissance à son premier univers, sincère, brut, habité.


LEO, le nouvel EP de l’artiste

Avec LEO, l’artiste livre un nouveau chapitre empreint de douceur et de lumière tamisée. Cet EP prolonge l’âme de son premier travail, tout en affirmant une maturité artistique plus posée, plus assumée. Pensé comme une prolongation de l’été, il enveloppe l’auditeur dans une atmosphère soyeuse, entre ballade soul-folk et vintage pop délicat. Chaque titre respire une chaleur presque charnelle, portée par des arrangements organiques, sobres et élégants. Ici, rien n’est forcé, tout semble couler avec justesse. La voix, à la fois nue et habitée, impose une présence rare, sincère, sans chercher à séduire à tout prix. Cet opus s’écoute comme un refuge, un moment suspendu, une parenthèse où le temps ralentit, et où l’émotion retrouve sa place naturelle.

On est surpris par la subtilité des notes, que ce soit la voix ou la production de la guitare et de son habillage. Famer’s Daughter est notre gros coup de cœur, on a un côté Pink dans la voix de l’artiste. Éraillée, mais pleine de sensibilité. La chanson dégage une nostalgie poignante, celle de quelqu’un prisonnier de ses choix, entre regrets sourds et espoirs trop tardifs. Le regard posé sur ce destin brisé mêle tendresse et impuissance, comme une prière murmurée face à l’absence. La force du propos réside dans cette lutte intérieure, fragile, où l’amour cherche encore à réparer ce qui s’est déjà fissuré. On a encore ce côté presque suspendu de l’instant, très contemplatif dans Warm l’un des titres phares de l’EP. C

ontrairement au titre précédent, où la nostalgie s’enracinait dans la culpabilité et le regret, Warm transforme cette mélancolie en une forme d’apaisement lucide. La mémoire n’y est plus un poids, mais une douceur qui accompagne. Le texte laisse transparaître une acceptation tranquille, presque solaire, comme si le passé était enfin regardé sans colère. La force émotionnelle ne vient plus de la fracture, mais d’un consentement paisible à ce qui est, et à ce qui ne sera plus.

Le titre possède également une production plus feel good. Comme le sentiment étrange que l’on ressent quand on se lève un dimanche matin : il fait beau, il y a encore un peu de brume, mais on a comme l’envie de profiter de l’instant, car il nous fait du bien ! Sans transition, l’Ep enchaine avec Sunday Morning, tout comme l’avait offert Mayam Delem (Aurélie Saada, Le Brigitte) dans son premier album avec Le jour se lève, on a cette sublimation du moment où la vie reprend le pas sur les songes. La douceur de Sunday Morning se glisse dans une lenteur apaisée, presque cotonneuse. Tout y respire le calme fragile d’un matin suspendu, où le tumulte s’efface sans bruit. Une sérénité mélancolique enveloppe l’écoute, comme une caresse discrète qui rassure sans jamais forcer.

Avec LEO, LÉO signe un premier EP d’une cohérence troublante, où chaque titre joue avec la mémoire, le doute et cette tendresse presque fragile qui traverse ses compositions. De l’intensité sensible de Farmer’s Daughter à la chaleur contemplative de Warm, jusqu’à la quiétude enveloppante de Sunday Morning, l’artiste installe une atmosphère où la nostalgie ne pèse plus, mais accompagne. Formée à l’exigence du chant académique et nourrie par une sensibilité profondément intuitive, elle parvient à conjuguer justesse technique et vérité émotionnelle. Ce disque n’est pas une démonstration, c’est une respiration, un moment choisi, une confidence murmurée entre lucidité et abandon. Une œuvre qui ne cherche pas à suivre une mode, mais à laisser une empreinte douce et durable. Cet EP est notre coup de cœur de ce début de semaine !

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