Brian Walker dévoile une pop énergique aux influences rock et électro. I Like This Me Better séduit par sa sincérité brute et une voix rappelant Mika.
Une pop moderne, traversée d’influences rock et de nappes électro, voilà la recette que Brian Walker décline dans I Like This Me Better. Sa voix, singulière et agile, évoque par moments l’univers de Mika, oscillant entre légèreté pop et intensité dramatique. Le morceau propose un récit intime, celui d’un amour toxique qui se transforme en énergie nouvelle. Derrière ses refrains entêtants, l’artiste raconte une renaissance paradoxale : apprendre à aimer une version de soi plus dure, plus affirmée, née de la douleur.
Brian Walker, avec I Like This Me Better, propose une chanson qui joue sur l’ambivalence des sentiments : aimer, être aimé, puis se perdre dans un cycle d’attente et de rejet. L’artiste convoque des images simples mais percutantes — « She loves me, she loves me not » — rappelant le jeu enfantin des pétales d’une marguerite, détourné ici vers une expérience amoureuse plus toxique. L’amour, presque maladif, devient une dépendance où mensonges, faux-semblants et jeux de pouvoir rythment la relation. Les paroles traduisent le glissement d’un romantisme naïf à une forme de dureté émotionnelle : le narrateur n’est plus un rêveur, mais un « savage », une carapace forgée dans la douleur. L’originalité réside dans ce paradoxe : trouver une force, voire une identité nouvelle, au cœur même du chaos sentimental. La répétition hypnotique du refrain martèle cette idée : accepter cette transformation, c’est aussi apprendre à aimer une version plus affirmée de soi.
Le morceau met en avant une singularité dans la manière d’assumer les blessures : loin de s’apitoyer, Brian Walker érige l’échec amoureux en moteur de réinvention. L’utilisation d’images comme « put me in the clouds » ou « eyes follow me like I’m the baddest » crée un contraste entre l’élévation illusoire et la dure réalité de l’ego reconstruit. Derrière la légèreté apparente de la pop, la chanson explore la toxicité des relations où l’on s’habitue à la douleur, jusqu’à la normaliser : « got used to how it feels to live in pain ». Pourtant, au lieu d’un constat amer, le refrain libère une énergie presque euphorique. L’artiste transforme la faille en force, donne un visage à la résilience émotionnelle et illustre la capacité à trouver un équilibre, même bancal, entre souffrance et affirmation. I Like This Me Better devient ainsi une ode paradoxale : célébrer une version plus dure de soi, née d’un amour destructeur, mais aussi salvateur.
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