Avec Funny Sort of Starlight, Blue Goose livre une ballade poétique enregistrée dans le mythique studio Moles. Entre imagerie cosmique et détails intimes, le trio explore l’amour avec recul, offrant une atmosphère contemplative et mystérieuse qui invite à accueillir chaque émotion.
Formé par Mark Lewis Heavenor, Toby Carswell et Rhys Thomas Davies, Blue Goose signe avec Funny Sort of Starlight un titre où l’amour et les sentiments se déclinent sous un prisme poétique et contemplatif. Enregistrée dans le mythique studio Moles, alors que celui-ci fermait ses portes, cette chanson auto-produite capture l’essence d’un moment suspendu. Entre imagerie cosmique et détails du quotidien, Blue Goose brouille les frontières entre l’intime et l’universel, invitant à accueillir les émotions avec recul et curiosité. On y navigue sur des mers d’indigo, on croise un soleil marin et des satellites en baie, comme dans un théâtre lunaire où chaque note est un fragment de mémoire et chaque image, une porte vers l’évasion.
Dans Funny Sort of Starlight, Blue Goose tisse une chanson qui parle d’amour et de sentiments, mais avec un ton contemplatif et une invitation implicite à prendre du recul. L’artiste ne cherche pas la déclaration frontale : il installe un univers sensoriel où les émotions sont filtrées par des images poétiques. Les paroles mêlent souvenirs intimes (« Rosemary’s remembrance », « Lavender’s serenity ») et symboles plus vastes, presque mythologiques, comme le soleil et la lune devenus marins, ou les satellites traversant une baie. Cette imagerie transforme le vécu amoureux en un théâtre cosmique, où l’on accepte la beauté et l’étrangeté des émotions, même sans les comprendre totalement. L’effet est à la fois apaisant et mystérieux, rappelant que l’amour n’est pas seulement une histoire à raconter, mais un climat dans lequel on se laisse porter.
Ce qui rend ce traitement singulier, c’est la façon dont Blue Goose brouille les frontières entre l’intime et l’universel. Les scènes décrites pourraient appartenir autant à un souvenir personnel qu’à une pièce de théâtre sous un « funny sort of starlight ». L’artiste joue sur le décalage : des objets quotidiens (« Those Jesus Christs hanging from the mirror ») côtoient des images de voyages et de marées stellaires, donnant une texture à la fois réaliste et onirique au récit. L’amour est moins un état passionnel qu’un itinéraire fluide — naviguer vers le Mexique, descendre une rivière, traverser des mers d’indigo — où l’on apprend à accueillir l’émotion, à vivre avec son mystère. C’est cette alternance entre ancrage concret et évasion poétique qui confère au morceau sa voix unique, presque cinématographique.
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