Une belle surprise musicale que ce titre porté par une voix féminine, à la fois classique et avec tellement d’émotion. On imagine le film de cette chanson : l’ambiance jazzy des clubs comme on peut le voir dans les films, quand la chanteuse dans une tenue type robe de soirée commence à chanter et que toutes les attentions se portent sur elle.
La voix feutrée d’Aniah Alves, explore avec finesse ce moment de flottement où l’on ne sait plus à quoi se fier. Quand les mots hésitent, quand les gestes dérapent, quand même les baisers deviennent incertains, que reste-t-il ? Le regard. Seul refuge, seul point fixe dans la confusion des signes. En s’ancrant sur cette idée — celle des yeux comme ultime vérité — le morceau évoque une quête de sincérité dans un monde saturé d’ambiguïtés. Un amour suspendu, entre élan et retenue, entre espoir et méfiance. Car quand la parole se trouble, les liens deviennent fragiles.
Et pourtant, malgré la tension sourde, une douceur se glisse, presque à contre-courant. La voix d’Aniah, fragile sans être brisée, glisse sur chaque mot avec une justesse retenue. Elle n’apaise pas la douleur, mais elle l’enveloppe. Comme si la musique elle-même servait d’écrin, de manteau doux sur une plaie vive. Le morceau réussit à représenter l’émotion sans l’exhiber, en laissant affleurer ce qui se dit sans bruit. Il y a dans cette chanson une tendresse lucide, une acceptation du flou. Quelque chose qui refuse le pathos, et préfère lire la vérité non pas dans les mots, mais dans ce qu’il y a autour : les silences, les regards, les creux.
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