Dans son nouveau clip THIEVES &Tilly s’empare des labyrinthes des métros de Washington DC.
Peut-être comme une plume qui s’envole au vent, qu’on ne pourra jamais saisir sans devoir la briser, THIEVES est aussi beau que la mélancolie est dangereuse à l’âme. Les paroles expriment des sentiments de regret et de remords, avec une atmosphère mélancolique et introspective.
Dans ce blackout émotionnel, on se reproche des erreurs passées, ressentant une forte culpabilité personnelle. Quant à la répétition du thème de la faute renforce ce sentiment de responsabilité et de souffrance intérieure.
Quand on souffre, on cherche à retrouver les causes, on cherche à lier la douleur à des fracturations psychiques. Une quête de rédemption où l’on aime à croire en la possibilité d’un avenir meilleur et à trouver une intégrité personnelle. Tous ces gens qui défilent et se frôlent dans les transports rappellent un peu Dans Ma chair de Kyo, où malgré nos pêchers, nos peines, on souhaite toujours retourner un moment ou l’autre à la maison. Car c’est là que nous sommes, c’est que nous devenons notre intégralité et notre propre sauveur et bourreau !
Ici, &Tilly ajoute également l’idée que vieillir et changer revient à une image de perte et de deuil. Cette perte de l’innoncence a une dimension tragique. L’Humain ne peut donc vivre sans perdre quelque chose. Il est perdu entre illusion et désillusion, espoir et désespoir.

Esthétique de la chanson :
Selon l’artiste, Thieves est une composition qui se situe entre la bande sonore d’un film de James Bond et un style de dream pop plus incisif. Elle explore les erreurs de la vie et la prise de conscience que nous sommes responsables de nos propres échecs. La chanson évoque la vieillesse, la déception et la frustration, révélant que nous devenons souvent ce que nous reprochions aux autres, les voleurs de notre propre bonheur.
Le clip utilise des images du métro de Washington, D.C., symbolisant la lutte pour « prendre le bon train » dans la vie. Il illustre l’hésitation à embarquer et les doutes qui nous privent de la vie que nous pourrions avoir. La fin montre un lâcher-prise, un voyage et une sortie de l’obscurité, suggérant un nouveau départ. Le message reste ouvert à l’interprétation, reflétant la nature subjective de la vie.
On a beaucoup pensé à 2046, qui utilisait cette image des trains que l’on prend et quitte pour fuir et revenir en 2046…. Mais rien ne sert de courir, car tous les chemins mènent à Rome, c’est-à-dire que le Passé a beau être enterré, il reste et nous marque à jamais.
À voir : Le court métrage Filme ton quartier En transition.
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