Jovi Skyler, découvrez son nouvel EP Call It A Day


Après l’avoir présenté sur notre site pour sa précédente sortie très grunge. L’artiste est de retour avec un son électrique et légèrement dirty.

Dans son premier titre ouvrant l’EP CALL IT A DAY, nous avons le titre Asshole ouvrant le bal. On a tout l’ADN de nos années lycées, collèges (université si tu étais des années 80….!). On a vraiment aimé l’esthétique du clip, l’univers barré et très Rock. Les couleurs rappellent beaucoup certains clips de MTV dans les années 80. On n’avait peur de rien, on faisait de la musique pour la musique !

Dans cette chanson, l’artiste explore la thématique de confusion et de désorientation, exprimée à travers des images émotionnelles fortes. Les mots tels que « upside down » ou « round and round » évoquent un sentiment de chaos et d’instabilité. Les répétitions, comme « it’s all pretty mental » et « I’m the asshole« , renforcent cette idée d’un état mental perturbé et déroutant. Et le clip arrive à bien mettre en évidence cette sensation d’affolement et de désordre.

La métaphore des dents perdues et retrouvées symbolise peut-être une quête de sens ou de stabilité dans un monde qui semble échapper au contrôle. Les lignes « Why don’t you go home? » et « Don’t you want to go home? » suggèrent un désir de retour à un état de sécurité ou de familiarité.

Le titre est une obsession accompagnée d’un sentiment d’auto-dépréciation ou de culpabilité persistante. La suite de l’EP permet de découvrir Lil Bo Weep.

À travers cette chanson, on explore la thématique de la douleur émotionnelle et de la lutte intérieure à travers des images évocatrices. On a beaucoup aimé la production très grunge, elle rappelle certains titres de Pagoda et aussi la scène Punk qui illustrait le second film de THE CROW avec Vincent Perez.

Dans cette chanson, on a la répétition du mot « heartache » et la référence à « scratching old heels, candles of blood », ce qui évoquent une souffrance profonde et persistante.

Tout comme dans le premier titre, on a une forme de fatalité et la sensation d’impuissance et de peur exprimée. Le motif de l’éloignement est présent, suggérant une fuite ou un désir d’évasion face à la douleur.

De plus, l’idée d’un amour conditionnel est abordée avec « You gave me a conditional love« , soulignant les attentes déçues et les conséquences émotionnelles. Il est donc difficile de trouver la paix et l’épanouissement personnel. Pourtant, il y a cette voie bien éclairée, en acceptant de faire la paix avec soi-même et de ne plus dépendre des attentes des autres.

Le troisième titre est Frankenstein.

On a le même sujet, celui de la perte et de la solitude, mais également de la désillusion. Le champ lexical employé crée une atmosphère de désespoir et de détresse. Le motif récurrent de Frankenstein évoque le sentiment d’être recousu, réparé, mais jamais pleinement guéri.

Le désir de ne pas vivre est exprimé de manière répétitive, soulignant l’agonie intérieure du narrateur. Le contraste entre le passé et le présent (« look back » vs « look forward« ) met en lumière une perspective sombre sur la vie et la foi religieuse (« now I’m an atheist« ). On a comme une fin de tout espoir et de croyance, on perd la confiance en ces Dieux, dans les autres et comment retrouver un peu d’estime pour soi-même ?

Le titre ajoute aussi, l’image de la mort omniprésente (« tombstone« , « life is so cruel« , « heart stops beating« ) renforce le thème de la fatalité et de l’impuissance face à la destinée.

Un dernier titre explosif !

L’EP se clôture sur RUMBLE. Un son Rock très mature et qui étrangement nous a beaucoup pensé au groupe japonais SADS ou encore à Marilyn Manson dans la production et le traitement de la voix.

La chanson explore la thématique de la libération personnelle à travers une lutte contre l’auto-dépréciation et la tromperie. Les mots « horrible » répétés dénotent un fort sentiment d’auto-dépréciation et de désespoir. L’expression « jip away your fails, set yourself free » encourage à se libérer des échecs et des mensonges, symbolisant un désir de renouveau et de transformation.

Les références aux « deux murs minutes » et au « vide de la mode » pourraient représenter la superficialité et l’étroitesse d’esprit, soulignant ainsi la nécessité de briser les barrières mentales. Le plus violent dans cette chanson, c’est la répétition insistante de « it’s a lie », évoquant une prise de conscience des faussetés, peut-être même de l’auto-illusion. La mention de « scrubber mes épaules » et « talkin’ to you, a little bit older » suggère une progression vers la maturité et la sagesse, offrant un espoir de guérison et de croissance personnelle.

Edited with Afterlight

N’hésitez pas à suivre JOVI sur les réseaux. / EP disponible depuis le 5 avril 2024.

Jovi Skyler incarne le punk alternatif avec une touche de psychédélisme des années 90. Son énergie grunge et son esprit rebelle défient les normes musicales, selon Yack Magazine. Autodidacte, il est un chanteur-compositeur punk-rock végétarien de Sydney, a forgé son style en jouant dans des cafés et des bars à travers l’Europe. Son EP éponyme, sorti pendant la pandémie, explore des thèmes post-grunge et attire l’attention avec le single « We Went to the Zoo« .

Ses récents morceaux, « Danger Land » et « Tattoos« , accompagnés de vidéos DIY, abordent des sujets réels. Son premier album « Nothing to Do » a été acclamé pour son authenticité, avec des chansons soutenues par des radios internationales. Jovi, véritable touche-à-tout, prépare un nouvel EP et un clip officiel pour le single « Asshole« , promettant une expérience punk-psychédélique audacieuse.

 This review was made possible by SubmitHub


En savoir plus sur Direct-Actu.fr le blogzine de la culture pop et alternative

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Un commentaire ça aide toujours !

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.