Quel plaisir de revoir Emily Bett Rickards au cinéma, et ce, dans un film d’aventure familiale réalisé par Gilles de Maistre à qui l’on doit Le loup et le lion ou encore Mia et le lion blanc.

Lumi Pollack est la révélation de ce film. Le réalisateur révèle le long travail de préparation avec l’animal pour permettre cette complicité à l’écran. Si le film est époustouflant et offre un moment d’évasion, il porte un message crucial, rappelant l’importance de prendre part au changement vital de notre génération et des choix capitaux pour notre avenir commun et collectif. Le film ouvre les yeux sur trois trafics : Drogue, Animaux et Arme. Si chacun d’eux cause des drames humains, celui des Animaux menace plusieurs espèces en voies d’extinction !
Arrêtons de scier la branche sur laquelle nous sommes assis.
Peut-être que Le dernier Jaguar ne révolutionne pas le cinéma par ses procédés narratifs déjà très connus ; mais il offre un moment d’évasion, de magie et d’insouciance, qui n’est possible encore que si nous essayons de protéger les espèces menacées par les trafics d’animaux.
Les activités illégales telles que le braconnage et le commerce illicite d’animaux exotiques ont des conséquences dévastatrices. Chaque espèce joue un rôle vital dans l’équilibre de l’écosystème, contribuant à la pollinisation, à la régulation des populations, et à la diversité génétique. En s’opposant à ces pratiques, nous protégeons non seulement la vie sauvage, mais également notre propre environnement.
Les organismes internationaux, les gouvernements et la société civile doivent collaborer pour renforcer les mesures de prévention, les sanctions et l’éducation, afin de dissuader le trafic illégal. La sensibilisation du public est essentielle pour stimuler la prise de conscience et encourager des comportements éthiques. En agissant ensemble, nous pouvons inverser la tendance alarmante de la disparition des espèces et préserver la richesse biologique qui définit notre planète.
Anja (Emily Bett Rickards) dépasse sa phobie en quelques dizaines de minutes, est-ce réellement possible ?
Beaucoup des spectateurs ayant déjà vu le film trouvent cela étrange. Pourtant, c’est possible. En effet, face à un danger imminent, certaines personnes dépassent leurs phobies grâce au potentiel d’action activé par l’instinct de survie. L’urgence crée un puissant activateur de l’action, contournant les inhibiteurs normaux. L’instinct de survie libère une énergie vitale qui peut dépasser les peurs profondes, permettant des réponses courageuses et rapides.

Cela révèle la force humaine sous pression, où la survie prévaut sur les barrières psychologiques. Le potentiel d’action, déclenché par la nécessité, offre un exemple fascinant de la capacité humaine à surmonter des phobies par une réponse instinctive et déterminée face à la menace imminente. Cependant, certaines autres personnes vont faire l’autruche ou ne pas pouvoir bouger, car tétanisée. Il faut également rappeler qu’en surcompensant pour effectuer cette action, l’individu se sentira fatigué et épuisé, cela s’appelle la décompensation. Cette surcharge peut épuiser les mécanismes de défense naturels, entraînant la décompensation. Des symptômes tels que l’épuisement physique, des troubles émotionnels et une baisse de la fonction cognitive peuvent se manifester
Une suite à un premier film à succès
Le projet du film a émergé indirectement du succès de Mia et le lion blanc. Les spectateurs réclamaient une suite, mais la relation entre l’héroïne et le lion s’était terminée avec le premier film. Ainsi, le réalisateur Gilles de Maistre a eu l’idée de créer un nouveau film mettant en lumière la destruction de la forêt amazonienne et le trafic d’animaux, en utilisant une relation exceptionnelle entre une jeune fille et un jaguar.
Le film aborde la déforestation et le trafic d’animaux en utilisant de vrais jaguars, provenant du Mexique, où le tournage a eu lieu. Les jaguars, espèce menacée, ont été pris en charge par des coordinateurs animaliers et ont grandi dans des conditions contrôlées. Le réalisateur a utilisé des faux décors pour des raisons pratiques tout en offrant une authenticité à la relation entre l’enfant et l’animal. Un imprégnateur d’animaux a été impliqué dès le début pour assurer le bien-être des jaguars et garantir une collaboration réussie entre les acteurs et les animaux lors du tournage.
Le tournage s’est déroulé en janvier 2022, puis de septembre à décembre 2022, à Playa del Carmen au Mexique et à Montréal au Canada. Le choix de Lumi Pollack pour le rôle principal s’est basé sur sa personnalité, sa volonté (et celle de ses parents), et sa capacité à interagir avec les animaux. Cependant, son syndicat initial a refusé son implication, craignant les risques liés à la présence d’un jaguar.
Note : La seconde actrice qui joue Ella enfant se prénomme Airam Camacho
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7 février 2024 en salle | 1h 40min | Aventure, Famille
De Gilles de Maistre |
Par Gilles de Maistre, Prune de Maistre
Avec Lumi Pollack, Emily Bett Rickards, Wayne Charles Baker
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2 réflexions sur “Le dernier Jaguar, un film qui rappelle la réalité de l’écosystème.”