Au cinéma le 21 juin prochain sortira le nouveau film de Virginie Sauveur avec KARIN VIARD. Un film troublant qui remet en question la même et éternelle problématique de la place de la femme dans la théologie catholique. Le film Marie-Madeleine a également relancé des réflexions sur l’interprétation de l’histoire.
Dans Magnificat, il ne s’agit pas uniquement du rôle des femmes. Il est aussi question de savoir si on peut refuser l’appel de Dieu ?
La doctrine de l’Église catholique a muté au fil de l’histoire, dont la question du statut du célibat des prêtres, qui autrefois pouvaient se marier et fonder une famille, mais en 1139, le concile de Latran II interdit le mariage. Ce n’est pas pour des raisons religieuses, mais économiques, pour éviter la lapidation des biens de l’église.

Les femmes sont omniprésentes dans l’Église.
Mais qu’en est-il des femmes ? Elles peuvent devenir abbesse ou exercer des responsabilités pastorales, mais ne peuvent point devenir prêtre. Elles enseignent et peuvent diriger les prières, mais ne peuvent pas être prêtres. Il a régulièrement été envisagé une évolution de son rôle, mais cela reste un sujet épineux, où 1994, Jean-Paul a déclaré un « non éternel » à l’ordination des femmes prêtres.
Dans Magnificat, la notion de genre pose un problème. Si on désire changer de sexe et nous sentons homme au plus profond de notre chair, peut-on répondre à un appel ou est-ce qu’il faut ignorer ce message, cette demande ? On dit souvent que l’âme n’a pas de genre et si nous sommes tout à chacun responsable de notre âme, comment évoluer dans ce paradoxe des genres ?
La réalisatrice révèle en interview que si la situation reste fictive, elle a du vrai en réfléchissant : « Mais après tout, les femmes se sont, au fil des siècles, grimées en homme pour être médecin, avocat, professeur, donc il est fort probable qu’un tel cas se soit présenté dans la réalité », confie Virginie Sauveur.
La femme nécessaire dans une église moderne
Dans une perspective progressiste, l’avenir de la femme dans l’Église pourrait être marqué par une évolution significative de sa place et de ses responsabilités. Comme l’histoire l’a montré, la doctrine de l’Église catholique n’est pas figée et a déjà connu des changements, tels que l’interdiction du mariage des prêtres. Il est donc possible d’envisager une révision des enseignements concernant le sacerdoce féminin. En remettant en question les notions traditionnelles de genre et en reconnaissant que l’âme n’a pas de genre, l’Église pourrait envisager d’ouvrir les portes du ministère sacerdotal aux femmes. Cette ouverture permettrait une plus grande diversité de voix et de perspectives au sein de l’institution religieuse, favorisant ainsi une véritable égalité entre hommes et femmes. Cependant, le chemin vers cette transformation pourrait être complexe et susciter des débats au sein de l’Église. Les croyants et les théologiens devront réfléchir attentivement aux interprétations des textes sacrés et aux valeurs fondamentales de l’Église afin de prendre des décisions éclairées. L’avenir de la femme dans l’Église dépendra de la volonté de la communauté catholique de s’engager dans une démarche d’inclusion et de reconnaissance de l’égalité des sexes, tout en respectant les convictions et les traditions profondément ancrées.
Quoi qu’il en soit, les voies de Dieu sont impénétrables.
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