La Vérité et la Réalité chez Godard

Godard est souvent décrit comme un cinéaste misogyne. Où la femme n’est jamais belle, la femme n’est jamais sublimée. Pourtant ses icônes sont belles, elles sont mises en scène dans une société où la femme se libère progressivement. Continuer de lire « La Vérité et la Réalité chez Godard »

Des héroïnes tragiques

Et si les héroïnes de la Nouvelle Vague étaient les héritières de la tragédie? Les héroïnes de la Nouvelle Vague sont certes modernes, mais elles réactivent les différentes caractéristiques héritées de la Tragédie et du drame romantique. On a une transposition d’éléments qui autrefois étaient courants, comme par exemple la volonté de s’élever contre la société pour défendre ses valeurs. Cela permet d’apporter une dimension héroïque aux femmes et aux personnages masculins de la Nouvelle Vague.

Les oeuvres citées :

Antigone / La Rupture / Le mépris / Pierrot le fou / Violette Nozière

Continuer de lire « Des héroïnes tragiques »

I walk with a zombie: Tourneur le cinéma intellectuel

Carrefour se comporte comme un zombie. Nous sommes ici à un moment charnière, on aura des réponses surnaturelles et scientifiques.

I WALKED WITH A ZOMBIE

Si Tourneur ne cherche pas à montrer ces monstres, c’est par ce qu’il va toujours chercher à montrer l’ambiguïté dans notre réel, dans la normalité. Si on prend l’exemple d’un film comme Vaudou. On est tout comme dans King Kong on part du monde occidental vers une population des Antilles. On voit simplement des croyances autres que les nôtres. On a à cette époque une tendance à légitimer la colonisation. Ces populations étaient désignées comme inquiétante, dangereuses. Continuer de lire « I walk with a zombie: Tourneur le cinéma intellectuel »

Faire du spectacle en 40 Mins chrono

La dictature audiovisuelle est la suivante : On doit tout faire pour que le spectateur ne zape pas, ne change pas de chaine et va revenir régulièrement voir un programme. Ce qui explique la guerre de l’audimat pour les séries télé. Les séries télé subissent de longs processus avant de devenir ce qu’on appelle un RDV hebdomadaire. Une fois programmé, il n’est pas rare de … Continuer de lire Faire du spectacle en 40 Mins chrono

L’univers des séries Partie IV

Les USA : Du milieu des années 1940 au milieu des années 1950, la télévision joue surtout sur l’image et les trouvailles visuelles, et cherche à fidéliser le public avec des rendez-vous réguliers de variété ou de divertissement, voire culturels. L’arrivée de grands sponsors permet de produire des dramatiques, des histoires indépendantes, diffusées hebdomadairement sous un générique commun portant le nom du sponsor. On a … Continuer de lire L’univers des séries Partie IV

Le monde de la série Partie II

La genèse de l’adaptation : Ce projet est un cas à part dans le monde du cinéma, car c’est un scénariste et réalisateur qui a été à l’initiative, habituellement ce sont les studios qui font des commandes et des appels d’offre. Dans le décors scénaristique, beaucoup de gens disaient impossible à réaliser ce roman, par sa diversité et son univers, un projet trop complexe et d’ailleurs … Continuer de lire Le monde de la série Partie II

l’univers des séries télé partie III

Les combats de masse :

Dans les films à gros budget on constate que plus il y a d’ennemis plus c’est impressionnant,  en réalité tout est créé par ordinateur; Tout cela par des procédés numériques de démultiplication et de standardisation. Si les plans ne durent pas plus de 2 secondes, c’est pour éviter qu’on  ne s’aperçoive que ce sont des duplicatas.

Selon Fréderic Sabouraud, tous les plans réels ou virtuels ont quasiment la même durée dans les grandes scènes d’action. L’effet visuel éphémère  l’emporte sur la dramaturgie… Dans le seigneur des anneaux on a des plans de combats tournés sur fond vert puis des scènes en décors naturels. 50% sur 50%.

Vers le rythme 24 comme 24h chrono

Une série cela se vit, c’est un point crucial dans le quotidien des spectateurs. Certains disent que c’est un rendez-vous à ne pas manquer. On a les feuilletons comme « Plus belle la vie », ces soap opéra qui sont souvent les soupes des ménagères. Ces soap opéra sont indénombrables Santa barbara, Dallas, Les feux de l’amour…

Six Feet Under

Le paysage des séries télés s’est transformé en une dizaine d’années, alors qu’il y a 15 ans, les séries étaient pauvres. On avait juste quelques grandes séries comme X Files, ou encore Buffy contre les vampires dans les années 90.

Les séries sont devenues un phénomène de masse, ont gagné en maturité, en puissance narrative à un tel point que certains romanciers  disent comment faire pour faire mieux que les séries télés. Certains scénaristes délaissent le cinéma pour la série télé.

Chaque année 50 séries se créent, dont 100 séries sont en production dont celles qui sont reconduite. Internet a favorisé l’émergence des séries. Les séries US se vendent un peu partout. Continuer de lire « l’univers des séries télé partie III »

Le monde de la série Partie I & II

Qui aurait cru que la série télé a d’abord eu son heure de gloire en France, puis s’est diffusée dans le reste du monde. Qui aurait cru que les séries formats longs se sont peu à peu divisés en format court pour permettre aux pubs et aux chaines de créés une rode médiatique.      Le cinéma n’a jamais été totalement muet,  le cinéma parlant va … Continuer de lire Le monde de la série Partie I & II

Le western crépusculaire

Aux États-Unis, depuis les années 1970, des réalisateurs comme Clint Eastwood ou Sam Peckinpah ont réalisé des westerns dits « crépusculaires ». Tout comme dans le western italien, l’héroïsme manichéen des cow-boys classiques a cédé la place à des personnages ambivalents, qui s’affranchissent sans difficulté de la frontière ténue entre le bien et le mal (L’Homme des Hautes Plaines, 1973). Tous les protagonistes sont aussi mauvais les uns que les autres. Le cow-boy des années 1940 est devenu un antihéros qui erre au gré des évènements dans un monde où il ne trouve plus sa place, où la brutalité est sa seule issue. Les personnages féminins sont essentiellement des prostituées, elles fument et boivent, comme dans Pendez-les haut et court(1968). Les valeurs morales de la période classique sont littéralement bafouées.

Continuer de lire « Le western crépusculaire »

D.W. Griffith

David Wark Griffith est un réalisateur américain, né le 22 janvier 1875 au Manoir de La Grange à Crestwood (Kentucky) et mort le 23 juillet 1948 d’une hémorragie cérébrale à Hollywood (Californie). Réalisateur prolifique, il a tourné environ 400 courts métrages en 5 ans, de 1908 à 1913 et réalisé, dès 1915, les premières super-productions américaines. Il a grandement fait évoluer le montage cinématographique. Il … Continuer de lire D.W. Griffith