Archives pour la catégorie Histoire du cinéma

La Vérité et la Réalité chez Godard

Godard est souvent décrit comme un cinéaste misogyne. Où la femme n’est jamais belle, la femme n’est jamais sublimée. Pourtant ses icônes sont belles, elles sont mises en scène dans une société où la femme se libère progressivement. Lire la suite La Vérité et la Réalité chez Godard

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Des héroïnes tragiques

Et si les héroïnes de la Nouvelle Vague étaient les héritières de la tragédie? Les héroïnes de la Nouvelle Vague sont certes modernes, mais elles réactivent les différentes caractéristiques héritées de la Tragédie et du drame romantique. On a une transposition d’éléments qui autrefois étaient courants, comme par exemple la volonté de s’élever contre la société pour défendre ses valeurs. Cela permet d’apporter une dimension héroïque aux femmes et aux personnages masculins de la Nouvelle Vague.

Les oeuvres citées :

Antigone / La Rupture / Le mépris / Pierrot le fou / Violette Nozière

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I walk with a zombie: Tourneur le cinéma intellectuel

Carrefour se comporte comme un zombie. Nous sommes ici à un moment charnière, on aura des réponses surnaturelles et scientifiques.

I WALKED WITH A ZOMBIE

Si Tourneur ne cherche pas à montrer ces monstres, c’est par ce qu’il va toujours chercher à montrer l’ambiguïté dans notre réel, dans la normalité. Si on prend l’exemple d’un film comme Vaudou. On est tout comme dans King Kong on part du monde occidental vers une population des Antilles. On voit simplement des croyances autres que les nôtres. On a à cette époque une tendance à légitimer la colonisation. Ces populations étaient désignées comme inquiétante, dangereuses. Lire la suite I walk with a zombie: Tourneur le cinéma intellectuel

Faire du spectacle en 40 Mins chrono

La dictature audiovisuelle est la suivante : On doit tout faire pour que le spectateur ne zape pas, ne change pas de chaine et va revenir régulièrement voir un programme. Ce qui explique la guerre de l’audimat pour les séries télé.

Les séries télé subissent de longs processus avant de devenir ce qu’on appelle un RDV hebdomadaire. Une fois programmé, il n’est pas rare de voir un programme décalé pour manque d’audience. On a eu le cas de John Doe, qui était en prime time puis s’est retrouvé en 3e partie de soirée. Si on prend les différentes données actuelles, la série à avoir gardé la meilleure position sur la durée est Urgence. Pourquoi et comment? on va vous l’expliquer.

Urgence a bénéficié d’une chose, être diffusé en première partie de soirée, un jour de la semaine correcte où le spectateur n’avait aucune crainte à avoir sur son  éventuel réveil difficile. Et pour finir c’était une chaine publique qui diffusait la série.

Combien d’épisodes?

Il n’y a pas de règle, mais des constats, les sitcom c’est 21-23 épisodes par saison, d’autres séries comme teen wolf tournent avec 13 épisodes par saisons.  En générale on débute par un pilote et si cela marche 10 épisodes supplémentaires sont  tournés.

Season finale or Season premiere

Le ou les dernier(s) épisode(s) d’une saison, épisode d’une importance certaine pour la trame de la série, sans pour autant marquer la fin définitive de celle-ci, qui reprendra normalement la saison suivante (à moins qu’il s’agisse d’un series finale, voir ce mot). Un season finale peut se terminer en général sur un cliffhanger.

Le ou les premier(s) épisode(s) d’une saison. En plus de résoudre le cliffhanger du season finale précédent, le season premiere est l’occasion de marquer un nouveau départ pour une série, d’introduire de nouveaux personnages, ou placer les personnages dans une nouvelle situation en modifiant par exemple les relations qu’ils pouvaient entretenir. Un season premiere peut constituer un nouveau point d’entrée dans une série, permettant à de nouveaux téléspectateurs de prendre la série en cours de route. Le concept de celle-ci peut alors être brièvement rappelé.

L’univers des séries Partie IV

Les USA :

Du milieu des années 1940 au milieu des années 1950, la télévision joue surtout sur l’image et les trouvailles visuelles, et cherche à fidéliser le public avec des rendez-vous réguliers de variété ou de divertissement, voire culturels. L’arrivée de grands sponsors permet de produire des dramatiques, des histoires indépendantes, diffusées hebdomadairement sous un générique commun portant le nom du sponsor. On a appelé ceci des anthologies. Elles regroupaient les épisodes sous un même thème, parfois avec un présentateur commun, étaient la plupart du temps diffusées en direct depuis New York, étant tournées dans des conditions plus proches du théâtre que du cinéma.

En 1951, Desi Arnaz et Lucille Ball créent la sitcom I Love Lucy. Ils tournent la série dans des conditions proches de celles du cinéma : à Hollywood, sur 35 mm, permettant la mise en scène et le montage. Cette nouvelle technique permet la rediffusion, auparavant difficilement possible, et donc l’amortissement des coûts de production ainsi que l’augmentation des budgets. Ceci entraine une délocalisation de la production de New York vers Hollywood, possédant de meilleures ressources techniques (studios, matériel…) et artistiques (vedettes, techniciens…)..

Les premières séries télévisées américaines ont puisé leur inspiration dans des constantes de la culture américaine : le policier et le western. La télévision étant un media nouveau, il a été nécessaire de tout inventer et essayer, mais dans un contexte ou les impératifs économiques et moraux (l’Amérique puritaine et le code Hays) bridaient les possibilités. Cela, combiné aux influences de la radiophonie, du théâtre et du cinéma, a exacerbé la créativité des auteurs. Très vite sont apparus le fantastique et une manifestation précoce de space opera à savoir Star Trek, l’espace étant un élément grandissant de la culture américaine avec la conquête spatiale. Le genre espionnage se développe aussi, en corrélation avec la guerre froide. La créativité des auteurs produit alors des séries hybrides : Les Mystères de l’Ouest, qui mêle fantastique, espionnage, science-fiction et western, ou Des agents très spéciaux, qui mêle science-fiction futuriste et espionnage.

Dans les années 2000, les séries américaines connaissent un nouvel âge d’or (après celui des années 1950) qui, d’après Alexis Pichard, se caractérise par: « une amélioration qualitative,une homogénéisation de la production et un immense succès public » et une conscience sociale accrue . D’après l’auteur, cet âge d’or est l’aboutissement d’une révolution entamée dans les années 1980 par les networks et dans les années 1990 par les chaînes du câble. Les années 2000 correspondent donc à une période charnière dans l’histoire des séries télévisées américaines et, par extension, mondiale.